CHAPITRE XXIV
« jet I réponse pleine dé modération et d'égards , •)> et qu'il était d'autant plus nécessaire de discu- M ter , que ce n'est qu'après être demeuré d'ac- » cordsur lés principes , qu'on peut s'accorder » sur les conséquences.
:o Que la note verbale du même jour touchait » si bien au fond des arrangement^ des. Alliés » » qu'eUe était un conseutemeht à plus des | des » sacrifices qu'ils demandaient.
» Que la déclaration de ce jour dit et répète » que l'Angleterre rend, à la France ses colonies , » mais que par le projet du 17 février , l'Angle- I) terre ^rde ou ne rend point les seules qui » aient quelque valeur.
» Qu'en affirmant que la France veut garder » une étendue de territoire plus grande que ne » le comporte 1 équilibre de r£urope,on'pose en » fait ce qui est en question > et l'on affirme sans » preuve le contraire de ce que les observations » du 10 mars établissent et prouvent par des faits » et dès^raisonnemens qu'on a refusé de discuter, » et le contraire die ce que les Souverains alliés )> pensaient , proposaient et déclaraient au mois » de novembre dernier. ! '
' » Que si l'Angleterre prouve sa modération par » les restitutions qu'elle promet à la Hollande , » la France ne prouve pas moins son désir sincère )> de la paix , en promettant aussi pour la Hol- > lande un accroissement de territoire.
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i> Qu'on a sûrement oublié que la renonciation )> de rEinpereur au royaume dltalie en fiivenr » du Vice-Roi , est en faveur d'un prince €pn » appartient autant à TAllemagae par ses liens n de famille , qu'à la France.
9f Que le grand-duché de Berg appartient tout M entier au système fédéra tif de T Allemagne pro- » posé par les Alliés ; et que quant à Lucques et )> Piombino , on peut à peine leur donner le nom 9 d*Êtats«
)3 Qu'ainsi loin d'être essentiellement opposé à » l'esprit du projet des Cours alliées , le contre- » projet français est plus conforme à cet esprit 3> qull n était peut-être même naturel de Tat- » tendre , lorsqu'il ne s'agissait encore que d^un y> premier pas vers le bot de la négociation.
» Qu'en effet , le projet des Cours alliées et )) le contre-projet français n'ont pu être consi- » dérés autrement que comme établissant , dé part » et d'autre, des points dé départ pour arriver » de là au but qu'on se propose réciproquement » d'atteindre , par une gradation de demandes et 3» de concessions alternatires et mutuelles , sou- >} mises à une discussion amiable sans laquelle il » n*existe point de véritable négociation ; qu'une 3> preuve du désir bien sincère que la France a » d'arriver à la paix , c'est que par le contre-pro- 9 jet du 1 5 mars, elle s'est d'elle-même placée , du D premier mot , bien en*deçà de ce que les bases
ClfAfUTRE XXtY. 367
>>. pi*op0sées,par }ed Goui^ alliées il. y a quatre d9 mob^ ^^ qu'elles déclaraient alors être celles x> qui )C(ïE|$tituçnt TéqUilibre de l'Europe , lau- » tori^^i^l^t ^ d^ûatander ; qu'il n'a cessé d'offrir » et» de :réci^nier ,et( qu'au lieu de cela on lui .}> annopceune rupture, jçomme pour prévenir » t(^^te,di^tiS8ion.
j i) 11 fiMwe eutcoilséquenee que bien loin que » la. rupture ^puisse être imputée à son gouver^ ^ i|^Qin,ent , il nepei^f considérer encore^.sa mis«- », sion.de, pali^ comme terminée^ qu'il; doit at^- }) tendre le^ .ordres de* sa Cour, et qu'ilest, }} oomme il. Ta préi^édemm^nt déclaré , prêt à I3r discuter ds^qs un esprit de conciliation toute » modification des pi^jets ré^ectifs proposée j> Qy démodée par INIM. les Plénipotentiaires des » C0VIV& £|lliée$ ;'qual espère qu'ils voudront bien 3>.Qn rendre iQompte. h leurs cabinets^, et que , » pour donnfr un témoignage de leurs idisposi- » tionspersonnelles-^pour arriver à la paix qui est » le vœa du monde , ils attendront les réponses D de leurs Cours.
» Il déclare en outre que son gouverpement » est toujours. prêt à continuer la négociation ou » à la reprendre ., de la manière et sous la forme » qui pouiTa amener le plus promptement pos- )> sible la cessation de la guerre.
» Se résumant enfin , il regrette que la conduite » de MM« les Plénipotentiaires alliés en refiisant
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9 constamment, malgré ses mslances râferees»
» d'entrer en discussion avec Ini j tant sur leur » propre projet que sur le sien , ait eié jusqu'à » ce moment même si complètement en oppo- » sition arec la déclaration qu'ils r^atent , et à » r^ard de ce qui est- dit relativement k la dé* » marche confidentielle fiite par lui le 9 février -» que l'Europe jugera qai de son gouvernement » ou des Souverains alliés l'on peut à juste titre # accuser d'avoir manqué de modération. En sns^ » pendant sans cause avouée la négociation , c^ 3> rejetant avec la condition qui y était mise sa 9 proposition , les Puissances alliées ont prouvé » que dans celte circonstance , comme dans tout » ce qui a précédé , elles ont constamment placé 3> leurs vues sous l'influence illimitée des événe- 2> mens , loin de tendre comme elles le disent » y> avec justice et modération , au rétablissement x> du véritable équilibre de l'Europe. »
Ainsi fut rompu , après l'échange de ces notes » le congrès de Chàtillbn , ouvert seulement pour la forme , et où il était impossible de s'entendre jamais, puisqu'on y arrivait de part et d'autre avec des prétentions si opposées et une volonté si prononcée d'en rien rabattre.
Traité «imoié- Au moment même où les négociations pour la arec IêP»^ paix générale se poursuivaient à Chàtillon , l'Empereur préférant encore rendre le patrimoine de Saint-Pierre à son légitime successeur que de le