‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 17 sur 109 · CÀaiPÀCNÊ DE i8i · texte numérisé non relu

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partagés en deux colonnes, devaient en portai* les têtes devant Yillegruie et YiUenoxe à midi. En cas de résistance , les Russes devaient attaquer à la même heure , sur 3 colonnes , la principale par Saint-Martin-de-Chennetron , la 3* par Saint-Féréol , et l'intermédiaire par Pouchères. Les Wur^ tembergeois n'étaient chargés de faire que des démonstrations en faveur des attaqués du général Rayefski.'

En exécution de ces ordres , le prince Eugène de Wurtemberg avec son corps, une brigade de cuirassiers, les uhlans de Tschuïugev^ et les cosaques de Rebrikow , attaqua la division Levai bivouaquée dans la plaine en arrière de TEchelle^ pendant que le prince Schachafskoy , marchait sur la forêt de Sordun, défendue par une division du 2® corps.

Vers huit heures , le prince Eugène fit tourner le parc de Houssaie par les uhlans de Tschuïugew et les cosaques de Rebrikow devant la cavalerie du comte Milhaud , qui laissa échapper l'occasion de charger dans ce mouvement de flanc» Le Prince dirigea son infanterie, soutenue delà brigade de cuirassiers de Leontiew, entre le bois et le village de l'Echelle qu'elle occupa. Celui de Cormeron ayant été enlevé aux tirailleurs fran- . oais ,. le général Levai le fit sur-le-champ attaquer en échelons, par le i3o® régiment, appuyé à droite du 3^ de ligne, dont les tirailleurs se

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taillis, pour disputer le passage du ravin de Richebourg. Le village fut repris, et le i3o® s'y maintint une heure, protégé par le feu du 3®, qui se déploya en arrière du ravin ; mais le prince de Wurtemberg ayant fait un nouvel effort, ce régiment, après avoir épuisé toutes ses munitions, en fut chassé , et obligé de se retirer sur le 6® ba^ taillon du i o^ léger , placé à gauche du taillis qui commande la plaine ; le feu nourri de ce bataillon et la mitraille de 6 pièces ,. arrêtèrent la poursuite des Russes.

Tandis que ceci se passait , la division Schaschafskoy , soutenue des hussard3 de Grodno et de la brigade de cuirassiers du général Stahl^ attaquait la forêt de Sordun , dont elle était vivement repoussée par le général Duhesme.

Jusqu'alors le comte Levai n'avait engagé que la brigade Maulmont : il fit former à sa gauche celles des généraux Montfort et Chassé. Le prince Eugène de Wurtemberg , contre son attente , ne se voyant pas soutenu par le comte de Wrède, que la. difficulté des chemins avait retardé , n'osa s'avancer contre la division ainsi réunie , et la laissa paisible dans sa position. A l'extrême gauche des Alliés , le prince royal de Wurtemberg , pour faire diversion , jeta à la faveur de l'obscurité, 6 à ôoo grenadiers sur la rive droite de Combat dt la Seine , au-dessus de Nogent. La brigade du général Matère qui gardait le faubourg, mar- 2. A.

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cha tout aussitôt à leur rencontre , et les força de se rembarquer dans le plus grand désordre , après leur avoir tué une centaine d'hommes , noyé faon nombre d'autres, et brûlé cinq embarcations.

Malgré cet avantage, le duc de Tarente menacé sur sa gauche , ne pouvait couvrir sa droite. Dans cette extrémité , il lui parut pressant de se concentrer, au hasard de voir sa droite inquiétée par l'ennemi ; et il ordonna au général Gérard de quitter Nogent au plutôt, pour se replier sur Provins. Le prince royal de Wurtemberg, libre par sa retraite, commença la construction d'un pont, et le prince de SchaschafsLoy n'ayant plus personne devant lui , pénétra dans la foret de Sordun, poussant ses cosaques jusqu'au village de même nom.

Les Alliés occupèrent durant la nuit les positions suivantes : le prince royal de Wurtemberg Nogent ; le comte Rayefsly Montle- Potier; les Bavarois Hancy et VîUenoxe; le comte Barclay de Toîly Arcis - sur - Aube ; quant au comte Oiulây, il fut rappelé de Sens à Troyes.

EvacnaUon ^^^ ccttc positiou dc l'eunemi , le duc de Ta- UtTrl^u**' ^^^^^ voyait son front et ses flancs menacés: sans communication directe avec l'Empereur, et ignorant son mouvement sur l'Aube , il devait supposer toute la grande armée encore devant

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iuî , et ars^nàrfi ^e cojav^^^ve une impmàencQ en s'opini4|;f ant ^ rester à fr(^yi^^. I| ^e décif^^ donc à l'évacuer le 17 mars entre deu^: ^t f^rpiâ ):ieures du n^Atiij , jef ^lia prçt^^xp posil;iç>n à hauteur de là }/lsL}^pL - I|<i>uge » la df pi^ ^ ponmpr marie , la g^iu^çhe ^ Çl^jch^ip^ç^^ ; ^,oate la p^y^lerie se ré,upi^ ^ M^}y ? J?P»r }\^p.^f:^bfir d'êivff déjbordé p^nci^t Iji rptrj^^tip. he ppjoipjiç J^^^^^rd formait re^treiii,e amère^^^fjp, vi^f MvpUàgpgLe^ en arrière de Prpyips , a^n <J^ c;9jr^J:rarîer le débouché de l'ennpmi , spi.t pj^f l^. jillfs ji^ute f jsoit par la jurande route. Çjptt^ pQSJition' .daps un pcjiys de plaift^ ^* dénué d'obstacles patu-* rels , eût offert jp^eiji de paoyens de résister ^ux forces 3uppr.ieures et £1 la cayajerie nonabreusp^e ^ l'ennemi : m^is d'un côté, l'Empereur marcbait

^ sur la grfude armée; de i'?i>Vf*-?? ^^ JK".?9^ ^? Schwarzenberg satisfait d'avoir atteint le but qu'il ^ç p^opps^JLt ayec d'ai;is.^i faibles effprts ^ n'avait pas l'i^te^tiou de livrer bataille ^u duc de Tarente. I)e,s militaires pçt coutç^sté l'utilité de cette manœuvre , d'^jutrjes ont pf étendu qu'elle fut trop tardive; le p.l^s grand npmbre s'accorde à dire que le généralissiine aurait dû faire suiv^^e f^u pr^ce royal de Wurtemberg le mQuvei^eipt de j^^yefeki par P.o^t ?.ur:Sçinç., au lieu de le laisser attendre deyaut Nogeut , qu'il plût au comte Çérard de lu,i céder le pasisage ; et que, ^e sop pô^té, Iç Qomte de Wi;èdepro-

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fita peu des moyens que la retraite de ce général lui donnait d'agir sur le flanc droit du maréchal.

armée ^e^^re^ L'arméc frauçaîse , déterminée à soutenir le tire sur rcis. ^j^^^ ^ ^^ (^^ quîtte pour l'attente : le prince de

Schwarzenbergqui différa tant à l'attaquer, avait à peine expédié ses dernières instructions au prince de Wurtemberg , au comte de Rayefski et au général Kaisarow , qu'il les révoqua sur l'avis de la marche de Napoléon vers l'Aube. Informé que le maréchal Blucher ne s'était pas mis à sa poursuite après les journées de Laon, il crut devoir garder une attitude offensive sur la rive droite de la Seine; et au cas que son redoutable adversaire vînt à opérer sur son flanc droit , en remontant ïa Marne, il voulut se ménager une concentration sur Trannes , qui lui rappelait les souvenirs glorieux de La Rothière , et lui faisait espérer de nouveaux succès. Il prescrivit en conséquence au comte Rayefski de n'occuper sa position que jusqu'à rentrée de la nuit , de laisser le comte Pahlen à Saint -Martin- de -Chennetron , de faire garder par le prince Eugène de Wurtemberg Méry , Pont , Nogent et la forêt de Sordun. Le prince royal de Wurtemberg reçut .ordre de revenir aux Grez, à l'exception d'une brigade qui continuerait à tenir Nogent; il fut enjoint aux Bavarois de se diriger de Villenoxe vers Arcîs - sur - Aube , et d'y prendre

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position sur la rive gauche; au comte Giulaj, d'arriver à Troyes ; au comte Barclay-de-ToUy de concentrer les gardes et réserves à Brienne ; enfin , sm' les derrières, le priuce Maurice de Liechteinstein fut préveau qu'il devait rester à Jôigny , et le général Seslavin s'arrêter à Pont-sur-Yonne* Sut le front de la grande armée , le général Tetteni^orn était à Cosle ; le général Davidow récemment arrivé d'outre-Rhin , occiipait Vitry avec les dragons de Moskow , deux régiments d infanterie et une batterie ; le général Kaisarow tenait Plancy avec ses cosaques.

Dans cet état de choses, le prince de Schwarzenberg crut n'avoir rien de mieux à faire que de tenter la conquête de Chàlons, afin de rouvrir la communication avec l'armée de Silésie. Le lieutenant-général Lambert réunit à cet effet une partie de la garnison de Vitry aux corps de Davidow et de Tettenbom , et se mit en marche ; mais il était trop tard : Napoléon s'avançait déjà, comme il sera expliqué au chapitre suivant. Ce détachement donna sur la cavalerie de la garde qui le ramena avec vigueur.

Le 18 au matin , le duc de Tarente fort étonné de la disparution subite et simultanée de tous les corps de l'ennemi , présuma qu'elle ne pou-^ vait avoir été causée que par un mouvement offensif de l'armée impériale, et fit partir sur-lechamp des recoxmaissances sur tous les points y

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tant pohr cBérblier à rèUirkr èxl comsiunicution avec elle, que pour sâyoir là dil*eelLioii pH^e pai* les Alliés.

Tel était Tétât dés choses Sûr là Sèiiie , ad inôment ou TEtilperëur arrivait sur FAtibe. La tâche dé son lieUteiidilt était rétïiplié : ài^c une arlhéè de !i5 mille hdmniés, il à¥àiï hèilrëii^ément couvert la capitale contre îme de ioo mille ^ et se trouvait prêt à agir dé toncéH avec lui. Mais avant d'aller plus loiti , il consent de jlétèr tiUi coup d'iôeil en arrière , et de rcridtè compté dès opéra-* tions qui eurent lieu depuis le dë^àrt de Tartnée impériale dé ftëikiis , jusqu'à ^on àrHvéé dans les environs d'Arcis,

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