‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 23 sur 109 · CHAPITRE XTIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XTIII

gauche les efforts réitérés et sanglans des Austro- Bavarois. Le village de Torcy était devenu le point de mire de toutes leurs attaques. Le gé* néral Yolkman ayant échoué dans la première avec un bataillon du régiment de l'archiduc Rodolphe , en renouvela bientôt une seconde à la tête des trois bataillons de ce régiment, qui le ren* dit maître du village ; cependant le général Boyer étant arrivé au secours de la brigade Housseau , et son mouvement ayant été protégé par une vive canonnade, les Autrichiens en furent presqu aussitôt chassés. La possession de ce poste pou* vant seule ouvrir au comte de Wrède la route d'Arcis , il fit en vain et successivement relever les Autrichiens rebutés , par le 2* bataillon du 1^' régiment de ligne bavarpis , par la totalité de la division Rechberg et par la brigade Habermann de la division Lamotte , sans que le prince de la Moskowa eut à lui opposier d'autres troupes fraîches que deux bataillons de gendarmerie détachés de la division Friant. Le feu. continuait et exerçait ses ravages- de part et d'autre;"^ en peu d'instans le général français Janssens , et le général bàvaix)is Habermann tombèrent blessés mortellement. Toutefois notre artillerie conservait une grande supériorité sur ' celle des Bavarois. Ceux-ci accablés commençaient à se décourager, lorsque le prince de Schwarzenberg envoya à leur soutien le corps de grenadiers du

^O CAMPAG^E DE l8l4 9

gënérdl Tschoglikow, appuyé Im-tnéme par la 2^ division dé cuirassiers russes, )a cavalerie de la garde prussientie et rartillerie légère de la garde ra$sè. Uu si puissant renfort n'ébranla pas les Français : le feu doubla d'intensité malgré la nuit , et bientôt Torcy , ainsi que la ville d'Arcis , devinrent la proie des flammes.

Tandis que Tinfanterie défendait avec tant d'opiniâtreté ce poste important, la cavalerie» déployée dans la plaine entre les routes de Plancy* et de Troy es , échangeait avec des ftuccès variés plusieurs charges contre celle du corps aui^tro* bavarois.

Arrivëe du A. la chutc du lOUr, Une colonne débouchant

corps de mar- ^ ^ t 1 •

çiiedngéii«rai mopinémcut de là route dé Plancy à Arcis , cau^a d^abord quelqu'inquiétude ; mais on reconnut bientôt en elle le corps de marche du général Desnoéttes , attendu depuis la veille et composé d'environ 2,000 chevaux et 49S00 fantassins de jeune garde : ceux-ci fatigués prirent position à Plancy , sous les ordres du général Henrion ; la cavalerie vint former la deuxième ligne, k droite d'Arcis,

Vers 9 heures, le général Sebastiani voulant tirer parti de ce renfort , exécuta une charge générale sur le plateau , écharpa les cosaques de Kaisarow, et culbuta la gauche de l'ennemi. Cette charge prenait une tournure inquiétante pour les Alliés , lorsqu'eufin les a* et 7® régimens de

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