CHAPITRE XIX
conaéîl àe guerre. 11 eut lieu en effet ^ à 3 heures , k
Pougy , chez l'empereur dé Russie, et là il fat résolu ^^ ^ ^
dans les formes , « qu'attendu qu'on avait appris B^ew ♦ ^«1»
m , ^ m . , -, lequel Ujono-
.))par des dépêches interceptées , que Napoléon tioa des 4çuz
» se dirigeait de St.-Dizier sur le flanc et la ligne est réMin«.
Dde communication de la grande armée, en vue
» de l'attirer dans une contrée défavorable , de la
» battre partiellement , et de la forcer à la retraite
» sur le Rhin , le généralissime , sans s'inquiéter de
» ce qui se passerait sur ses derrières , se porterait
» à Châlons, pour se réunir à l'armée de Silésie,
» et opérer conjointement avec elle sur les der-
» rières et le flanc 4e Farinée française ; qu'en
» conséquence , il commencerait son mouvement
» dans la nuit même , attendu que l'occupation de
» Châlons était le point essentiel à atteindre. Dans
»\e cas où l'on trouverait cette ville fortement
» occupée , et qu'on ne pût l'attaquer, sans courir;
» risque d'échouer , il fat décidé qu'on jetterait
» un pont au-dessus ou au-dessous , afin de passer
» sur la rive droite de la Marne. »
Nonobstant cette décision, et quoiqu'on eut appris dans la soirée que les Français n'étaient pas rentrés dans Yitry , et que Tavant-garde du baron Winzingerode , aux ordres des généraux Czemischew et Tettenbom , se 0it mise en conimûnication avecla cavalerie du comte de Pahlen ,. derrière les sources de la Somme^oude , les mourumens de la g;rande armée ne farent pas encprp
94 CAMPAGNE DE ldl4*
prononcés le 23; car tous ws corps occupèrent une ligne demî-circulâire autour de Yitrj, qui indiquait plutôt Tintenticm de suivre Ns^poléon vers Saint-Dizter ^ que de marcber k Ghàlons.
Telle était en ^et rarrîere-peDtée du généra^ lissime, qà^au re^te il décela bientôt en donnant l'ordre aux Bavarois de passer la Marner
Cette âétifftion k un plan dont TuAilité avait été généralement sentie dans rétat-majot nisae , fournît matière à des observataona que r£nipe« reur Alesmidre accueillit» Le *a4 *^ matin ^ il i^^ nit en consul privé k Sommepois^ le prince Wd* JLôttski y le comte Barclay de ToUj Itt tes généraux Toll et Didntscb ; et après avoir examiné attenta* vement sur la carte la position respective des ar*' mées, il demanda leur avis. Le général Dii^tsc^ démontra avec anftant de cbaieiir que de prédi« sion, la néceasitéde marcher sur Paris , et prouva que k conquête de cette ville enlem^iit mm^seu^ lement à Napoléon sa place de dépôts mais déci^ derait encore Toptaîon pnblicrue ^ que les bulletins mensongers et les ebanices trop long •* temps incertaines de hi Campagne , laissaient flottante entre lui e^ les Âliiéa Lavis des autres mend)res du conseil étant conforme au «rcD^ rEmperenr Tadopta et dbax^ea la géwral Tùû de fiâre part au généralissime de la résohution qu'il avait prise de marcher sur Paris avec les années réunies, se réservant d'^ instruire lui^néiue le roi die Prusse*