CHAPITRE XIX, lo
Cependant le général Tettenborn informé qu'un corps volant occupait encore Epernay , détacha au point du jour le colonel Pfuhl avec 3 résimens de cosaciues et 2 pièces légères, pour 'Vincent est
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len chasser. Bien que le gênerai Vincent n eut nay. sac de
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que 5oo nommes a intanterie et 120 chevaux a lui opposer sans artillerie, il ne voulut pas céder son poste à ce faible parti , et se mit en devoir de le défendre , espérant être bientôt soutenu par les ducs de Trévise et de Raguse. Secondé par la garde nationale à laquelle le maire communiquait son ardeur , il parvint à repousser une première tentative; mais vers a heures , le colonel Pfuhl ayant attaqué de nouveau dans Tinstani où les coureurs de Tavant-garde du général Winzingerode arrivaient au pont de là route de Reims ; et franchis* saient la Marne au gué de Damerie , toute résistance devint inutile : le général Vincent coupé , fut obligé de gagner Dormans par la forêt de Yancienne , et d'abandonner Epernay à son triste sort. Le vainqueur irrité de la résistance des habi* tans , livra la ville au pillage.
En arrivant à Château-Thierry , les maréchaux apprirent Téchec essuyé par le général Vincent. Jugeant dès-lors que la grande route de Chàlons était fortement occupée , ils se déterminèrent à rejoindre l'Empereur par la petite.
Les militaires qui ont blâmé cette résolution , ont prétendu qu'il aurait mieux valu prendre posi-
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tion à Château-Thîerr j , en attendant que le maréciial Blucher eût prononcé son mouvement» Si les maréchaux avaient été maîtres d'agir d'après les circonstances , personne ne s'aviserait de contester cette opinion ; mais leurs instructions étaient précisa ; et comme , en s'en écarlant , ils se seraient tacitement engagés à conserver Paris , ils préférèrent courir la chance d'être écrasés en cherchant à rejoindre l'Empereur, plutôt que de s'imposer une tâche si difficile, et 4 laquelle il semblait lui-même avoir renoncé.
Quoi qu'il en soit , après avoir détruit les ponts de Château-Thierry et donné l'ordre au général Vincent de rejoindre par Orbais, ils se portèrent sur MontmiraiL La réserve de cavalerie du général Ziethen toujours à leur poursuite , ftit arrêtée sur la rive droite de la Marne : les corps d'Yorek et de Kleist prirent position sur FOurcq à Cugny , Oulchy , Billy ; leur cavalerie légère à NeuiUy et La Ferlé-Milon. L'infanterie du baron Winzingerode resta à Reims; sa cavalerie se porta sur la Marne, dans le but d'opérer sur les derrières de Napoléon, Le comte Langeron s'avança jusqu'à Fismes, et le baron Sacken se rapprocha de sa droite, laissant le général Bulow commencer seul le siège de Soissons. Un corps volant de cavalerie eut ordre de se porter sur Yillers - Cotterets 9 pour donner la chasse aux partis de la garnison de Gompiègne qui battaieM