CHAPITRE XIX
la campagne entre la fot^de ce nom et celle -de Villers-CottereUu
Avec une cfiDttaissance plos exacte des tronpes Yeuilntvl^lL ëpars^ &ms la contrée , les maréchaux auraient ^^ i^^^t^ fUL , de Montmirail comme centre , se renforcer [°^** ^* ^^^ À'bu moins. 10 mille hommes, en retardant leur marche de 24 heures. En effet, les derniers échecs de TËmpereur sur TAube, avaient changé la ligne de communication, et il s'était accu* mule au^ environs de Sézanne plusieurs gros détachemens qui ne cherchaient que Toccasion . de rejoindre avec sûreté.
Ces détachemens étaient:
1^ Les deux premières brigades de la division Pacthod , fortes d^environ 4^000 hommes , laissées par le duc de Tarente le 18, à la garde des trois ponts de la Seine , et dirigées le sa de Yillenoxe sur Sézanne, où eOes étaient arrivées ÏB lendemain ;
2^ La division du général Amey, d'environ 1,800 hommes , que nous avons vu se porter malheureusement de St.-Satumin sur Sézanne , au lieu d'escorter le parc qui fut pris à Sommepuis ;
3® Une eolonne d'enviroji 800 hommes de troupes de ligne ou gai^des nationales , une demibatterie et 100 chevaux du i3® de hussards; partie et Meaux le 19^, sous les ordres de radfudantçoaamividaiit Noizet ^ avec un convoi de 80 roir
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tures portant loo mille rations de. pain , de Teat»de-vie et des effets militaires; laquelle rendi;ie le le 21 à Sëzanne, avait reçu l'ordre du Majorgénéral d'y séjoixrner provisoirement;
4^ Les 8® et 9® régimens de marche de cavale^ rie formant ensemble près de 800 sabres, le pre*mier parti de Versailles le 1 7 , et se trouvant à La Ferté-Gaucher ; Vautre le 19, et couchant àCoulommiers;
5^ La division provisoire organisée à Meaux par le général Ledru-des-Essarts , forte d'environ 1 ,5oo hommes d'infanterie et de 45o chevaux ;
6^ Le corps franc du colonel Simon, de 400 fantassins et de 4o lanciers battant la campagne aux environs de Goulommiers.
Indépendamment de ces troupes qui se trouvaient , pour ainsi dire , sous la main des maréchaux , la division Alix et le comte Souham avec le noyau de la deuxième division de la réserve de Paris , renforcé du 4® régiment de marche de cavalerie, par suite d'une disposition prescrite au Ministre de la guerre, s'étaient étendus assez, inutilement derrière l'Yonne, d'Auxerre à Montereau , et tenaient paralysés 4)^oo fantassins ,. 5oo cavaliers et 16 pièces de canon, à i5 myriamètres de la ligne d'opération.
Par une fatalité singulière , les .maréchaux n'eurent aucun avis de la position de ces déta-^ chemens qui avaient la même destination qu'eux >