CHAPITRE XIX
«t continuèrent seuls le 23 leur marche sur Chàlons. L'avant-garde formée par Iç général Merlin , découvrit près de Bergères un poste de cavalerie, et lui donna la chasse. C'était le piquet d'un fourrage que le général Tettenbom avait ordonné dans Vertus. La cavalerie légère le culbuta , lui prit ses trousses et environ 100 cavavaliers montés. L'armée s'établit à Bergères et Ëtoges , où le général Vincent la rejoignit heureusement après avoir chassé chemin faisant un parti russe d'Orbais.
Un officier de l'état-major du comte Bèlliard ayant trouvé dans son logement à Vertus, des lettres adressées au baron Tettenbom, qui annonçaient clairement la résolution prise par l'Empereur de Russie de marcher avec les deux grandes armées sur Paris , s'empressa de les remettre aux maréchaux; malheureusement ils crurent voir un piège dans l'oubli de ces papiers, et cette trouvaille qui pouvait leur être si utile , ne servit à rien.
Cependant le feld-maréchal Blucher désespé- Lefeid-maré*
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rant de les entpecher de rejomdre 1 Empereur , prend la résosentit la nécessité d'opérer au plus vite sa jonc- jo^dre l u tion avec le généralissime, afin de prendre *'*°*^* *"*"**' Napoléon sur son flanc gauche et ses derrières , tandis qu'il aurait à combattre en front le prince de Schwarzenberg. Laissant donc les deux corps prussiens à la poursuite des maréchaux , il or-
IIO CAMPAGNE DE l8l49
donnd au baron Winzingerode de passer FAube avec 46 pièces d'artillerie légère, 10 regimens de cavalerie, ao regimens de cosaques , formant environ 8,000 chevaux , et de frayer le chemin à l'armée dans les plaines de la Marne. Son in* fanterie, commandée par le comte Woronzow, eut l'ordre de se rendre à Ghâlons , et dut être remplacée à Reims par les corps de Langeron et Sacken. Le feld*maréchal avait le dessein de faire passer la Marne le lendemain aux comtes^ Woronzow et Langeron à Ghàlons et Epemaj, et d'envoyer le baron Sacken à Ghàlons , afin de pouvoir au besoin concentrer ces trois corps russes entre la Marne et l'Aube. Les corps d' Yorck et de Kleist devaient rester dans la direction de Montmirail , et poursuivre les maréchaux sans se compromettre, c'est-à-dire avec leur cavalerie seulement; le général Bulovy qui continuait le siège de Soissons , fut prévenu de se tenir prêt & se porter, soit sur Paris, soit sur la A^arne; et le cas échéant , de confier le blocus de la place à une seule brigade.
Tout se mit en mouvement , à l'exception du comte Woronzow , en sorte que le soir les troi» corps russes furent réunis à Reims, et toute la cavalerie du général Winzingerode sur la rive gauche de la Marne.
Ge fut dans cette circonstance que le -feldmaréchal reçut la nouvelle des avantages rem-