CHAPITRE XlXk
portés par la grande armée , et que le généralissime lui donna connaissance des projets de Napoléon et de la détermination prise de récK nir les deux armées pour marcher sur Palis.
Tout se trouvait à point pour Texécutioii , .et le feld*maréçbal n'eut qu a diriger le lendemain les trois corps russes sur Ghâlons ^ au lieu de leur faire passer la Marne près dTEperitiay.
Pendant que cette jonction de deux puissantes armées allait s'opérer pour porter le dernier coup à l'Empereur des Français , les ducs de Trévise et de Raguse hâtaient la catastrophe en marchant sans s'en douter au-devant d'elles. Décidés à se rendre à Vitry , ils avaient à choisir entre la route qui leis y conduisait par Vatry , et celle de Fère-Champeûoise ; cette question (ut vivement agitée. Le comte Belliard proposait de suivre la dernière pour plusieurs motifs. D'abord il jugeait qu'on aventurerait l'armée en lui faisant traverser une plaine immense avant de s'être assuré qu'elle était parfaitement libre. U observait en second lieu que de Fère-Champenoise on serait aussi près de Vitry qu'à Vatry, et que d'ailleurs la retraite sur Paris se trouvant assu* rée par une bonne route , on pourrait alors sans risque pousser la cavalerie jusqu'à la Somme- Soude. Cette opinion était aussi celle du duo de Trévise; mais son collègue croyant n'avoir à craindre que pour ses derrières, la combattit
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avec chaleur, et la marche sur Valry fut résolue. Toutefois avant d'aller plus loin , Ton détacha le général Vincent vers Montmirail , avec !^oo hommes de jeune garde , 5o dragons et 5o gardes d'honneur, pour observer les mouvemens des corps prussiens qui avaient suivi Tar^ mée jusqu'à Château-Thierry , comme si l'orage qui la menaçait s'amoncelait de ce côté.
Le mouvement sur Yatry s'effectua sans accident; et le 24 au soir, le duc de Trévise prit position à cheval sur les routes de Troyes à Chàlons, et de Vertus à Vitry, et le duc de Raguse aux deux Soudés , sur le chemin de Fère à Vitry. Mais le général Vincent ne fut pas plutôt rendu à sa destination, qu'il rencontra les coureurs du général Ziethen, et s'engagea avec eux.
Cependant les généraux Pacthod et Amey Détachemens info^iji^^s p£ii. deâ voics iudirectes , qu'un corps
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a rejoindre les d'armée était cu marchc sur la petite route
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de Châlôns, pour rejoindre l'Empereur, résolurent de l'atteindre et de mettre sous sa protection le convoi de subsistances arrivé à Sézanne sous l'escorte de l'adjudant-commandant Noizet. 11 ne resta dans cette ville qu'environ 1 ,000 fantassins , pourgarder la ligne de communication.
A leur arrivée à Etoges dans la soirée, ce» généraux apprirent que les ducs de Trévise et de Raguse y avaient effectivement passé la nuit précédente , et se trouvaient derrière la Somme-
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Soude. Ûès-lors ils se féUcil;èrept du parti au ils avaient pris , et se crurent sauvés ; car leur jonction ppuvoit s'opérer dans la matinée du lendemain. Tous deux en voy èrent des officiers prendre les ordres des maréchaux.
D'un autre coté , le ministre de la guerre ^ auquel rEmpei*eur avait recommandé le 33^ ayant sou départ de Sommepuis, d'avoir l'œil sur le ras-semblement de troupes qui allait se former à Sézanne^ venait d'y envoyer le comte Compans. Ce général arriva fort à propos pour calmer le «trouble causé par l'apparition de quelques coureurs prussiens sur la route de Montmirail , dans l'infanterie de l'adjudant-commandant Noizet et . les deux régimens de marche de cavalerie qui s'y^ ^ trouvaient
Ainsi, le hasard semblait encore une £c>is cou« vrir l'erreur des maréchaux et grouper autour d'eux , pour la, retraite ^ la majeure partie des troupesi dont ils auraient pu se renforcer dans leur marche offensive.
Cependant la notification de la volonté de l'empereur Alexandre , et les nouvelles impor^ tantes reçues de l'armée de Silésie ^ donnèrent lieu à un conseil de guerre qui se tint en plein air à 3 ou 3 kilomètres de Sommepuis ^ sur un monti* ticule à droite de la route. Là il fut résolu « que les 9) Alliés marcheraient sur Paris, dont les routes » leur étaient maintenant ouvertes : la grande a. 8
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Àartiiée par Vitty, Sézahtie et Goulommiers; <3èU6 de ^esie par Montmitail et La Ferté-sous- D Jouarre ; et que toUlt^s deux se rëuuiraiéut à ^Meûjïx le a%i pour arriver ensemble derani » Paris; que le général WinziogeMde, avec toute n sa éàVolerie et si^n artillerie , suirrait Pïapoléon 9 sUr Su-Dizier , et constamment en queue , en A prenant toutes les mesures imaginables pour lui 1» përstiàdek* que Ia grande armée lé poursuivait. » ' Le printe de Schwarzenberg ^ dans utie pk*ocla- Aiatiôn , infoi*ma lés armées de cette résolution , leur faisant pr<essetttir qu'elles n'auraient plus èti FVatice d'àtttrës eilnémis à combattre que la faible armée de Nàpi^léoii, et (Jàe la Nation se détachant de sa tàuse , n'attendait f^e l'occasion de se prononcer contre lui.
AVànt dé rébdré compté de rexécUtion de ce projet et des résultats décisifs qu'il obtint » il est ciMvenablë de jeter un c^up-d'Oeil rapide sur les opérations des artnéés secolldiaires) 6ur l'ouverture , la marche et la rupture du congrès de Gh&tiilon; enfib , d'éiLpdsér la situation illtérieut*e de l'Empire, pour bt*éparér jko% lecteuns au dénouement du grasid drame politique dont nous esquis->> serons ensuite les dernières iscènes.
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