‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 4 sur 109 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

ea face du pont de Dolencourt, où elle reçut et rep0u$sa un hurra qui termina la jouruée.

Quelque grande qu'ait été la perte des Fran^» nais , ou ne peut l'évaluer à plus de 2,600 hommes tués et. blessés , et 460 prisonniers. Le généra] Pinoteau fut mis hors de combat. Les alliés ont avoué une perte de 2,400 hommes ;. le généralissime , prince d,e Schwarzenberg , et le comte de Wittgeostein furent tous deo:^ bles^ ses, maïs le premier très-légèrement*

Telle fut rissue de cette action , où 4^ mille alliés ne gagnèrent que le champ de bataille sur ^ 1 5 mille Frauçais mal engagés et sans artillerie, avec une rivière, à dos. Elle fut honorable , surtout pour les troupes venues de Tarmée des Py-^ rénées. Leduc de Beggio fut surpris ; mais une fois sur le champ de bataille , il aperçut fort bien le point décisif de l'attaque, et en: enlevant les dernières sommités de Vernonfait, il saisit la clef des belles positions de Colombe , regar^ dées, par le prince de Schwarzenberg, comme inattaquables. Mais il est à regretter que Tar^ tillerie du 7® corps soit |:*estée sur les derrières, ce qui empêcha de profiter des succès obte-^ nus dès le début par la brigade Montfort ; que la division Rothembourg et la cavalerie St-Geiv main, soient restées en seconde ligne, qua^d çlles auraient pu soutenir les trois' brigades du

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général* Levai ; enfin, que la division Pacthod, soit demeurée spectatrice du combat , sur la rive gauche de l'Aube.

Quelques officiers ont prétendu que le maréchal se croyait assez fort pour résister au choc des alliés, avec 4 faibles divisions d'infanterie; d'autres, qu'il craignit de mettre en ligne les gardes nationaux. Sa longue expérience repousse la première supposition ; l'autre est inadmissible : caria mort à laquelle cesbraves gens se dévouèrent peu de temps après, prouve ce qu'on était en droit d'attendre d'eux dans cette journée.

On assure qu'un rapport adressé à l'Empereur , attribua le fâcheux résultat de cette action au manque de fermeté de quelques régimens ; l'histoire leur doit plus de justice.

Le 28 février, l'armée s'établit à Yandœuvres , l'arrière-garde à Magny-le-Fouchard , ayant des postes sur la grande route de Bar, et sur celle de Spoy. Elle ne fut suivie que par les coureurs russes. Le généralissime ajoutant trop de foi à un rapport controuvé , qui annonçait la marche précipitée de Napoléon et du duc de Castiglione sur Dijon , suspendit tout-à*coup son mouvement offensif. Craignant déjà de se voir coupé de sa ligne de retraite, et jugeant d'ailleurs imprudent de s'avancer contre le duc de Reggio, tant que le prince de Wurtemberg n'aurait pas repoussé le

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