CHAPITRE XVÏ. l
duc de Tarente à sa hauteur, il se borna à le renforcer f en attendant la confirmation du rapport qui devait changer ses dispositions. Cet inci* dent permit au maréchal de prendre ses mesures pour retarder la poursuite.
Pendant que les alliés remportaient cet avan* tage à Bar , l'Empereur craignant que le défaut d'ensemble dans les opérations des maréchaux ne nuisit à son plan , avait avant son départ de Troy es « déféré au duc de Tarente le commandement des forces dirigées vers l'Aube , avec ordre de s'emparer de La Ferté et de rejeter entièrement l'ennemi sur la rive droite de cette rivière. En conformité de ces instructions , le maréchal dirigea aussitôt sur Fontette le comte Milhaud avec les divisions Pire et Briche, soutenues de la brigade d'infanterie Sim« mer ; les divisions Brayer et Amey devaient s'y rendre également d'Essoye et de Landreville. Le général l'Héritier , après avoir poussé de Mussyl'Evéque des reconnaissances sur les routes de Langres et de Chàtillon , prit aussi la même direc* tion , précédé de la division Albert dont il avait été appuyé dans cette opération..
De son côté , le prince royal de Wurtemberg , avec son corps et celui de Giulay , s'étant avancé de Clairvaux sur La Ferté , s'en était emparé , et avait déjà fait passer la rivière à -son avant-gaJi^de , en sorte que le comte Milhaud rencontra la cavalerie légère autrichienne à la hauteur du village
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de Villars, Une canonnade s'engagea suiviechamp, et les espadi*ons fronçais se déployèrent sur le plateau qui commande La Ferlé. La cavalerie Wurtembergeoise , soutenue de la division autrichienne de Klenau, fît mine.de les aborder; mais vivement saluée par l'artillerie, elle se reploya sur son infanterie sans oser fournir la charge. Les divisions Drayer et Amey ôrrivant sur les entrefaites , le prince royal jugea prudent de repasser la rivière, et de rompre le pont de Là Ferté; en sorte que les deux armées passèrent la nuit sur les rives opposées.
La position qu'occupait le duc de Tarente était fort avantageuse , eu égard au petit nombre de ses troupes; c'est un plateau renfermé entre La Ferté , Clairvaux et l'Aube : inattaquable de front , il commande la ville de La Ferté , ainsi que la partît du cours de l'Aube qui est à sa portée. Poui^ assurer entièrement son fixant, il aurait sufli de détruire le pont d^e Sîlvarouvre, et achever la démolition de celui de La Ferlé; mais quoique le maréchal ne f(it pas sans inquiétude sur le compte du duc de Reggîo, ignorant sa défaite, il ne put prévoir qu'il serait attaqué le lendetnàiti , et jugeant ces deux ponts nécessaires à ses opératïoûs ultérieures , il les laissa dans l'état où ils se trouvaient, faisant seulement barricader "céîtii 3e Sîlvarouvre.
JîLe 28 au jour, la division Amey et 5oo che-
. CHAPITRE XVU iS
vaux du 5* corps y rappelés à Troy es par un prdre de rEmpereur , pour y gardei^ les* parcs , se mirent' ea mouTement. Le duc de Tarente^ aflàibli par leur départ.^ n'en sentit que plus^ vivement la. nécessité d'ouvrir sa oommuoica'' tion avec le duc de Reggio; à cet eilet^ il laissa 4é]ixdiirisionsdecàralèrie*so%tôlecDmte.Mflhaud^ et lé géiiérai Brayer devant La Fert^ > et réunif; à Eoiitette les divisions rHéritier 'et Albert, avec lesquelles U; se .proposait de percer jusqu'à Bar., pour prendra le i^ommandement.de l'armée et préparer les moyens de défense de l'Aube* Afin d'ouvrir la àiiiiicbe de son.infanterie ^ il fi t. pousser par sés.^ dragons, ^s reconnaissances sbr Bar etCIairvaux; L'enneâau. rencbuti^ë aur. tous Jes points^ sndiqueoit Tévacaation de Bar. ^ il se àérf cidsL alors! à 'marcher sur YitrjrUé^Groi^e ^ dans l'espoir dfi joindre son coliègneà Vandteuvres; mak.deux mille cl^evaux amriirtemjiergeois l'ayant prévenu àpet endroit , et>débbucbânt snrFonliil^ et les Foçseis\. il rétrograda snri£ontette entouré d'equemisf toutes les. sollicitudes dum^Véchal se toumè|*ên|; sûr le comte Milhaud ,' aventarë à Là Ferté aan^sancune réserve; il sentait qu[îl allait être attaqnépar des forces snpéri^res , et le ci*ut perdui Ën':efiel , le pnnce^de Wuttemberg qui occupait; :8uri les, hauteurs dé. la rivé dj(tnté de TAubè: enlne; Glairvaux et La^Ferié>» une boni^ position où il s'attendait a recevoir les Français^,
iÔ caMpàcnf. dë i8i4t
voyant qu'ils ne faisaient aucun préparatif pour passer ]a rivière, et présumant, d'après les bar« ricades du pont de SHvak'OUvre ^ qu'ils voulaient ^e tenir sui^ la défensive ,: hésitait à prendre Fini* tiativ^e de rattaquêy lorsqu'il en reçut l'ordre du géD!^dIis3ime« .-
Il otiâdmiaau comte Giulay de canonnerla ville die La Ferlé , e t de cbei^cher à passer l'Aube à Silva* roavrôy siii^leâàiic droit du général Brayer , pen* dant que lui^méme)a|ias^erait à Clairvaux pour se porter, par St/«-Usag€ et Fontette, sur ses dei> rières*. ' ■ '*• - '• \ . V - ..
Vers buît heures :dti.matfn, la division Fresnel ouvrit la canonnade contre les généraux Milhaud et Briayer , qui y répondirent avec avantage* Pendant cette fausse attaque, le coïnte de Ginlay, avec trois btigadei^ dTin&nteme'et sa cavalerie*, se prolongeait; Vers SUvarouvre ^ et com^mençait àéchan-^ ger des «boulets ven attendant qiie Ià.cavalei*ie: du générsIiSesJdyinVmisîe sdusi âès ondrespour. cette opérationv ^gn&t le poai4|:de <se'!villa^^^ar/uki déCotir»/Au bout d'une. honte\y :^l3â:octantét voyant l'impossibilité d'éteiddré «doe^batterû» qutprenaitt d'ecbatrpe>l€is;aJ7c»rd8 du- pont, j^tridésespécant^dd voir arriver Je. général Seslavin, ordomia>JB}ia fari^ gade Çsiààtifh.àe X'eoX&ferd^e^Viytlîaaccei Lé^ba-f 4a^llaitqùi le gendait Jacoueillii pai^ un^eu voulant ^t n^ J'empêcha-pas de franobir.lesliarrictides ^' deii s'en ireridre mattife, '.
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