CHAPITRE XX
squ , après avoir réuni ses troupes à Menîn , n'eut pas de peine à le chasser.
Sur ces entrefaites , le duc de Weîmar , reûforcé par la brigade d'Anhalt-Thuringe, et attendant sous peu de jours la brigade prussienne de Zielenski, à laquelle Gorcum venait de se rendre, ordonna aux généraux Lecocq et Ryssel de faire une reconnaissance des places de Gondé et de Maubeuge, qui gênaient singulièrement ses communications avec l'armée de Silésie , et sur lesquelles il avait des vues..
Or, dans le même moment, le. général Maison, qui projetait de se réunir à Gand à la division Roguet, devenue inutile à Anvers tant que les Anglais seraient hors d'état d'en commencer le siège , voulant donner le change sur ses véritables intentions, avait ordonné au général Gastex de culbuter tous les postes prussiens qui obser* yaient la rive droite de la Marque, et au général Carra-Saint-Gyr , commandant supérieur de Valenciennes , Bouchain et Gondé , de se porter avec leurs garnisons, formant environ 1800 hommes et trois pièces de campagne , sur la route de Tournay*
La colonne du général Lecocq rencontra inopinément le général Saint-Gyr , qui le repoussa de Vieux-Gondé au-delà de Peruvels, et lui mit une centaine d'hommes hors de combat ; le général Ryssel , inquiet de la canonnade qui gron- 2. 10
l4^ CAMPAGNE DE l8l4t
dait â sa droite , ne vint pas à portée de canon de Maubeuge , et rapporta hardiment qu'il fallait un siège régulier pour réduire cette place délabrée et presque sans garnison.
Le duc de Weimar étonné de l'accueil fait à ses reconnaissances, et de lattilude que gardait le petit corps établi à Tournay , devina l'intention du général Maison, et détacha alors la brigade de Thuringe sur Alost et Termonde , ce qui décida ce dernier à laisser les divisions Barroîs çt Ledru à Courtray.et à retourner derrière la Marque avec le reste de ses troupes. Mais bientôt ayant attiré de. Valencîénnes le 12® régiment de voltigeurs et une cèntaiiie de chevaux , il la repassa à Bouvines et culbuta de nouveau tous les avant-postes ennemis.
Le général Borstell stimulé par le duc , eut un moment Tespoir de prendre sa revanche en surprenant la position de Courtray ; mais la tentative du colonel Hobe fut sans succès.
Quoique cette petite guerre fût toute à Tavahtage des Français , elle ne remplissait qu'à demi les vues de leur général. 11 s'agissait de retirer la division Roguet d'Anvers , et les ordres du prince de Neuchâtel.et du Ministre étaient pressans. Le comté Maison réunit donc ses troupes à Courtray , et en partit le 5 mars pour Oudenarde, avec environ 6,000 hommes d'infanterie et 1,000 chevaux. Eu même.tepips, le général