CHAPITRE XX
Garnot eût Tordre de faire une grande sortie sur ]a gauche de l'Escaut dans la. direction de Gand, où devait s'opérer la jonction.
Ce mouvement avait pour objet de donner de la jalousie à Tennemi sur Bruxelles. Le général Peune qui le flanquait sur la route.de Courtray à Deynse avec 5 à 600 hommes , se serait porté de Saint-Eloyswifwe sur Gand, de. manière à y entrer par surprise au point du jour, et s'y serait maintenu jusqu'au soir que le corps de bataille l'aurait rejoint.
Oudenarde conserve encore les masses de ses fortifications et un fossé triés -profond «rempli par lés eaux de l'Escaut , qui inondait alors la campagne environnante ; quelques travaux, &its par les Alliés rendaient ce poste tenable , et il était occupé par 5 bataillons et environ 400 chevaux aux ordres du coloiiel de Hobe.
En voyant repousser sps avant-postes d'Avel- , combat ghem çt de Peteghem, cet, officier sentit bien qu'il allait être attaqué par des forces. supérieures çt demanda du renfort au général Borstéll , qui lui envoya d'abord 400 chevaux. .
Arrivés devant Oudenarde, les Français engagèrent la canonnade et firent mine de forcer la porte de l'enceiate , située sur la rive gauche de l'Escaut; mais le général Maison jugeant ne pouvoir s'emparer de la place sans des sacrifice^ disproportionnés à ses forces, informé d'ailleurs
l48 CAMPAGNE DE 1814*
par ses émissaires que les Alliés étaient en mesure de prévenir le généralPenne à Gand, ajourna son projet et se retira sur Gourtray, où il an^ya effectivement le 6 , sans avoir perdu plus d'une douzaine d'hommes.
Gependant le duc de Weîmar fatigué d'être harcelé sans cesse , résolut enfin de mettre son adversaire hors d'état de le troubler ; et croyant sans doute qu'ail s'obstinerait à prendre Oudenarde , jeta un pont à Hérine sur l'Escaut , dans l'intention de l'attaquer à dos avec le gros de ses troupes , tandis que le colonel de Hobe le tiendrait en échec sur son front avec une partie des siennes. La retraite prudente des Français fit échouer ce projet, et le colonel Schon, qui formait tête de colonne du duc avec 3 bataillons et quelque cavalerie , rencontré par leur avant-garde près de Warcoing, faillit à être écrasé.
La division Barrois occupa Gourtray. Le général Penne fut placé avec un bataillon, loo chevaux et 3 pièces de canon à Belleghem; le générel Daudenaerde avec 2 bataillons , 4^^ lanciers et une demi-batterie prit poste à Sweweghem; le reste de la cavalerie et deux bataillons à Haerlebeck , Cuerme et Heule.
Combat Le ^^Q jg Weimar exactement informé des
M Cçurtnj.
moyens du comte Maison, réunit le 7 mars à Warcoing 12 bataillons, 6 escadrons et 16 pièces de canon , décidé à le chasser de Gourtray. Il