Chapitre xvu
Ëû vain le général Brayer cherclià à ràrrêter par le jeu de ses douze pièces, en moins de trois quarts d'heure ils arrivèrent au-dessus^ de Yillars; Tînstant favorable de les repousser avait été perdu; car il aurait fallu les charger à la baïonnette ) quand ils étaient embarrassés dans les barricades»
Les chances du combat, n'étaient pas plus favorables à la gauche* Le comte de Fresnel , resté en présence sur une hauteur avantageuse de la rive droite , ayant réussi après vingt ten^ tatives , à forcer les batteries françaises à quel« ques déplacemens pour se mettre à l'abri du feu de son in&nterie, profita de c^t incident et fit glisser des tirailleurs dans La Ferté, en chassa le bataillon qui le gardait, et rétablit^ le pont sur lequel ses troupes ne tardèrent pas à défiler.
Malgré le désavantage actuel de leur situation, les Français paraissaient déterminés à disputer le champ de bataille, lorsque le comte Milhaud convaincu qu'une plus longue résistance le com* promettrait , ordonna la retraite qui s'exécuta dans le meilleur ordre sur la route de Bar-sur^ Seine , à travers la forêt de Clairvaux. Le duc de Tarente dont la bonne contenance av^it arrêté la cavalerie wurtenibergeoise devant Fontette, le recueillit ; et le Prince royal qui n'avait gagné Saint-Usage et Fontette que par un long
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détour 9 n'âjdnt pn mqaiëter l'amère - garde , elle ne fut potirsûivie que par les cosaques du général Sesiatin qui lui enlerèrent une centaine d'hontmes.
La perte des Pran^^is a été év^aluée & Ôoo hom^ mes hors dtf combat; celle de Tennemi ne fut pas moindre , mais il fit environ 1 5o prisonniers.
Au moiâenu même où le contte Milhaud rejoi« gitaît si beureudeinent le duc de Tarente, les officiers qu^ ce maréchal arait expédiés au duo de Rêggio revinrent de Yandœuvres , et lui ap^ prirent la triste issue du combat de Bar^ur- Aube« Dès loi*9f plus d'espoir de se maintenir sur la rive gauche, et le ii* corps, malgré la fatigue des troupes, fut obligé de marcher toute la nuit pour gagner Bar ^ sur- Seine avant Fen- £remL L^ prîhce de Wurtemberg le suivit jusqu'à Noê, Viviers et Eguilljr, poussant des avantpostes à Gié et à Celtes ; le comte Giulay se ReconiwM- plaça à Loches, Essoye et Lattdre ville. Cepen* Sr;*^'''" dfti/t le pritice de SchmrzeDberg toujottr» in^ quiet de la nouvelle reçue la veille , voulut ataut de rien entreprendre , savoir ce qu'il avait devant lui , et ordotina , k i'^'' mers fiu^ comtes de Wrède et de iVittgensteiu , de pousser une forte reconnaissance sur Yanddôuwes. La cavalerie et l'artillerie légère des deux corps fitrem mises' pour cette opération sou» les Ordres du baroi!^ de Frimoût , qui les par-
Itigea en deux colonnes. La première , sons 4e comte Pahlen, se porta par Amanze, sur Val- Suzenay et Vauchonvillierâ contre le flanc gauche du duc de Reggio; la seconde, conduite par le général Frimout / s avapça par Spoy ; leur réserve consistant en une brigade d'infanterie russe et deux escadrons de hussards, tenait la grande route*
Le èomte Gérard qui était encore en avant de Vandœuvres , fit occuper la bois de Val-Suzenay par de Finfanterie, et poussa en avant la cavalerie du géuéral St.-Gerniain. Une forte canonnade s'engagea, et n'aurait pas eu de résultat, si le comte de Pahlen laissaiiit son infanterie à Vauchonvilliers ., n'eût fait mine de ^ passer la Barce près de Villeneuve - Mesgrigny. Cette manoeuvre doana de l'inquiétude au duc de Reg^o, et le décida à se retirer; Tarrière-garde , disputant le terrain pied à pied, vint bivouaquer à Mputier^-Amey ; le général Frimoat occupa Vandœuvres; le comte de Pahlen Villeneuve -Mesgrigny; le corps de Wrèderjc&ta à Bar^^sur- Aube ; celui de Wittgenstein descendit cette rji?ière jusqu'à Dienville , et les réserves du comte Barclay de Tolly s'avancèrent de Langres k Chaumfont.
Rassuré par cette reconnaissance , et t^an* quîUisé d'ailleurs sur les op/érations de Napo-*léon , le prince de Schwai^zenberg se détesv-
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termina enfin à marcher le 2 mars contre Troyés.
Le duc de Reggio s'était retiré avant le jour ; son arrière - garde formée parle comte Gérard renforcé de la division Rothembourg , avait pris position au pont de la Guillotière; le comte Pahlen qui formait Tavant-garde , n'étant point en force pour attaquer ce passage qu'il supposait être bien gardé, rabattit par Mesgnil-St.- Père et Gérodot sur Doches , où il s'établit fort avant dans la nuit. D'ici il poussa des postes à Mesgnil-Sellière et Assencières; il avait ausai de Gérodot, dirigé un détachement contre Laubressel ; mais il fut repoussé. L'infanterie du comte de Wrède arriva à Vandœuvres ; celle du comte Wittgenstein coucha à Piney.
Quoique poursuivi avec plus de vigueur par le prince de Wurtemberg, le duc de Tareute n'ayant pas entendu de combat à sa gauche , présuma que son collègue n'étant pas encore acculé à Troyes , rien ne s'opposerait à leur jonction , et se disposa à disputer le terrain avec ses faibles moyens. 11 fit dans cette vue gâter les gués et détruire les ponts de FOurce et de la Seine jusqu'à Fouchères, plaça dès batteries de gros calibre le long du fleuve et derrière la Barce , établit la division Brayer et une partie de la cavalerie sur les hauteurs de Tancienne corn* manderie du Yoleur, et échelonna le reste de ses