‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 50 sur 109 · CHAPITRE XXé |6i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXé |6i

Tândîs que cela se passait sur la droite, le gé* Diwsion néral Thielman voyant que le comte Maison ne TUeiman. bougeait pas de devant Lille, le crut attéré , et s'imagina faireimpunémentunfourrageauxportes de Lille. U partit donc le 2^ de Toumay sur ti^ois colonne^ : les deux premières , fortes chacune d un bataillon y d'un escadron et 2 pièces^ de canon, passèrent la Marque à Chornaing et Bou^* vines, pendant qu'avec la 3* de six bataillons et demi , 3oo chevaux et9 pièces de canon , il sedirii gea avec vivacité sur Orchies,

Les deux premières colonnes reployèrent les avant-postes jusqu'à Helemmes ; mais bientôt la générale se fit entendre dans tous les cantonnemens, ainsi que dans Lille. Les canonniers bour^ g)3ois couiairent aux pièces, la garde nationale sédentaire prit les armes, et le comte Maison lui ayant remis la garde des portes, sortit avec les troupes disponibles de la garnison , pour se joindre à Sanghien à son noyau d'armée. Alors on aperçut le petit nombre de troupes qui avait donné l'alarme. Le général Gastex 1^ ramena battant jusqu'à Tressin et Bouvines, leur prit une soixantaine d'hommes et en mit une centaine hors de combat.

Cependant le général Thielman ayant appris que le comte Maison se portait sur la Marque , comprit tout le danger de sa position, et retourna en hâte d'Orchie&à Toumay, afin d'éviter a. 11

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d'être pris à dos. Il n'y serait pas arrive sain et sauf si son adversaire eut eu plutôt connais-^ sauce de son mouvement.

Tel était l'état des choses en Belgique au ^5 du mois de mars. Cette province était sans doute perdue; mais il avait fallu deux mois .pour en chasser une poignée de soldats qui ne se tenant point encore pour évincée , s'apprêtait à en dîs^ puter la paisible possession aux vainqueurs.

On ne sait si l'on doit plus blâmer les Alliés de l'emploi fautif de leurs forces , que louer le général français de son énergie. et de son activité. £n effet, moins de 8,000 hommes inaguerris les réduisirent à une guerre de poste sur une fron-^ tière entièrement découverte , et qui n'était gar« dée que par son ancienne réputation.

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