CHAPITRE .XXI
alliés n'auraient obtenu que d'une coopération effective et loyale. Les circonstances devant déterminer ses décisions: d'après le conseil d'uiï
, *• , Ses «oiiitf pour
grand Politique (1), il employa tous ses soins se créer un» à la création d'une armée, afin de mettre son alliance à plus haut prix. La guerre d'Espagne et la campagne de Moskow, ne lui avaient pas été moins funestes qu'à Napoléon ; il n'était resté au commencement de i8i3 , dans son royaume , qu'une partie des cadres de ses régimens; mais la con* scription les avait à peu près remplis d'une jeunesse vigoureuse, exercée depuis six mois au camp de Capo di Chino. Les 3^' bataillons verses dans les deux premiers portèrent ceux-ci au complet de i,5oo hommes ;.utie nouvelle classe fut appelée pour recruter ces derniers : la remonte de la cavalerie et l'achat des mulets nécessaires au transport de l'artillerie, nécessitèrent de grandis efforts et d'énormes dépenses.
Le Vice - roi n'eût sur les dispositions de Le vicc-roi
•ri* 1 ., ^ . d*Italie ignore
Joachim que de vagues soupçons : il présumait ses desseins. bien que l'orgueil de celui - ci , répugnant à venir prendre ses ordres , serait ingénieux dans les moyens de retarder la jonction de son armée; mais avec un cœur droit et généreux.
(i) Le duc d*Otrante. Voyez dans ses Mémoires , la lettre qu'il écrivit au Roi le ao janyier 1814.
170 cavpâcke de 18149
comment aurait-il supposé qae l'ambition eut ëtoufle dans ce Souverain tout sentiment de reconnaissance et d'honneur? D ailleurs, les instructions de FEmperenr, dupe lui-même des protestations mensongères de son beau-frère, prescrivaient à Eugène d'en agir avec lui , comme envers un allié prêt à donner des gages non équivoques de loyauté. Comptant donc sur la pro* chaine arrivée des Napolitains et des troupes ppMtioB italiennes rappelées d'Espagne, il occupait, de- ^ariA^^e? puis la fin dc décembre, la ligne de FÂdige, de Castagnara à Rivoli , avec environ 34^000 hommes d*infanterie , 2,800 de cavalerie et 66 bouches à feu.
Le général Bonfanti , avec un petit corps détaché , surveillait les débouchés des Alpes tyroliennes dans les plaines du Brescian. ( Voyez le Tableau N"" XV. )
Indépendamment de ces forces , les généraux <]^ratien , Fresia et Rouyer St-Victor organisaient à Alexandrie, Tarin et Gênes des réserves de conscrits appelés par le sénatus-consulte du 9 no* vembre. De petites garnisons occupaient Aucone , Civita-Vecchia , le fort St.-Ange à Rome , Pise , Livoume, ainsi que tous les forts du littoral de la Toscane et de la rivière de Gênes. L'on avait armé le château de Plaisance, et construit une tête de pont à Borgôforte.
Les troupes de cette armée différaient beau*