‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 54 sur 109 · CHAPITRE XXÎé XJ'J · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXÎé XJ'J

med au château vieux , point important pour re* couvrer la place en cas d'offensive ; Legnago muni d'une bonne garnison, fut livré à ses propres forces. Le 4 9 l'arrière-garde aux ordres du général Bonnemain fut atteinte à Yilla-Franca par 6bataillons et 800 chevaux autrichiens^ mais elle fit si benne contenance qu'elle leur ôta l'envie de troubler la retraite.

Les Français s'établirent le jour suivant , la gauche à Monzambano et Peschiera , la droite à Mantoue , 4 bataillons à Gobernolo et Borgoforte , la division Marcogi^et en réserve à Bozzolo et Marcaria*

Oansi le même moment , le Vice«roi porta la division Gratien d'Alexandrie sur Plaisance, et le général Severoli, avec trois bataillons italiens arrivés d'Espagne en poste , de cette dernière ville sur l'Enza. Le général Frezia fut chargé de rassembler les troupes éparses dans la rivière de Gènes , et de veiller principalement à la défense de la place.

L'armée autrichienne qui avait suivi les Fran- pos^onaes

* * .* '. 1 •• Àutrichiciu»

çais avec cu*conspection , vmt prendre position: le général Sommariva à Rivoli , son avant-garde àPastrengo, le général Wlasitsch devant Peschiera , la division Badîwojewitsch à Yilla-Franca , poussant ses avant-postes à Valeggio et Pozzolo ; celle de Mayer en tàce de Mantoue. Une brigade avait ordre d'investir L^nago.

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La ligne des Français était excellente : ap»

puyée à gauche à Peschiera et aa lac de Garda , dont ils maîtrisaient les rives par une flottille d'une douzaine de chaloupes canonnières ; protégée à sa droite par la place de Mantoue dont on pouvait déboucher en même temps que de Goito , Monzambano et Peschiera , Tennemi n'eût osé tourner sans danger avec le gros de ses forces, si sans doute le Yice^roi n'avait eu à contenir que les Autrichiens , il s'y serait main* tenu indéfiniment ; en effet, malgré que le comte *de Bellegarde eut annoncé hautement le dessein de pousser la guerre avec vigueur , on s'était déjà aperçu que le cabinet de Vienne , Motifs ç[u*a fidèle à son système de temporisation , comp* iwrer^atàiiie tait plus sur les efforts de ses alliés que sur ' les siens propres , et n avait pomt enjoint au maréchal de forcer le passage du Mincio ; mais la position actuelle du roi de Naples inspirait de plus vives inquiétudes au prince Eugène. Bien qu'après la prise de possession de Rome , il n'eût pas rompu toute relation avec lui , et qu'il l'entretint même encore dans l'espoir de réunir son armée à la sienne , il était naturel de penser qu'il cherchait à saisir le moment d'ouvrir la campagne par un coup d'éclat , et l'on ne se dissimulait pas que la faiblesse et l'isolement des divi- '^ sions Gratien et Severoli ne lui offrissent un succès facile , à moins de secours prompts et rapides.

d'attaqae.

Peaétre cle la né<;essité de se mettre en mesure de ce côté, et d'enlever. au maréchal de Belle** garde roûcasion de ce mouvement pour attaquer la ligne , le prince Eugène résolut de le rejeter de l'autre côté de FAdige. Sur la nouvelle apportée par ses émissaires, que les Autrichiens se con* çentraientit Villa-Franca et Yaleggio , il prit pour les assaillir à Fimproviste , le 8 février, les dis* j^psitions suivantes» ^

Le comte Verdier , avec Ia division Fressinet , Wan soutenue du 4^ régiment de chasseurs italiens , devait se porter de Monzambano par Yaleggio et Rosigaferro sur Yilla-Franca , tandis que le Prince, avec Favant-garde et la division Quesael, se dirigerait de Goito sur Roverbella, où le lieutenant • général Grenier avait également Fordre de se rendre de Mantoue à la tête de la garde royale , des divisions Rouyer et Marco* gnet et de la cavalerie du général Pereymond» La division Palombini , à Fextrême gauche , de- 'Vait déboucher de Peschiera et se porter sur les hauteurs de Salionze et de Cavalcaselle pour attaquer la division Sommariva et la pousser sur Yilla - Franca , direction naturelle de sa re* traite.

La garnison de Mantoue , aux ordres du général Zucchi , appuyée dé la cavalerie du général Aambourgy avait pour instruction de ihareher ^ans la direction dlsola*<le}la'»S'cala pour cou-

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Tiir le mouTement du général Grenier et inquiéter la division Mayer sur le Tartaro.

Ce plan d'attaque bien combiné, tendait k réunir sur le flanc gauche du maréchal de Bellegarde la majeure partie de l'armée firançaise , tandis que ses deux plus faibles divisions tiendraient en échec les deux plus fortes de l'ennemi; cependant si le comte Grenier, au lien dé partir de Mantoue , eût remonté la rive droite du liincio pendant la nuit jusqu'à Goito , et débouché de ce point , il est probable que les dispositions d'attaque eussent été beaucoup plus faciles de la part du prince Eugène , lorsqu'il rencontra les colonnes autrichiennes.

XmAmitnch. Lcs prcsseutimens du Prince se vérifièrent, ^ireatmiM car au momcut où il rédigeait son projet, le ^ "^^ ^*^ maréchal de Bellegarde s'entretenait avec le roi de Naples, à Bologne, sur les moyens de chasser les Français de la Lombardie ; et il venait d'être signé une convention militaire en vertu de laquelle les deux armées alliées , après a'étre mises en communication sur le Pô , pour* suivraient leur marche offensive. De retour à iVérone, le vieux maréchal informé du mouvement général de l'armée française , et qu'il ne restait plus qu'un cordon sur la droite du Mincio , crut que le Yice-roi, intimidé par rapproche des Napolitains , se disposait à effectuer sa retraite. Ne voulant pas perdre le fruit de la

moment..

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