‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 59 sur 109 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

4'état de lui disputer sërieusement le terrain , il renforça l'avant- garde autrichienne d'un régimentd'infanterie napolitaine , et le 6 mars fit passer la Secchia au comte de Stahremberg, pour attaquer Rubiera. Les divisions Livron et Caras-^ cosa soutinrent son mouvement.

Rubiera était gardé par 3 compagnies de voltî- j^^^^^ *** geurs et un régiiçent de chasseurs italiens. Son commandant voulut tenir ferme ; mais assailli par des forces décuples , sa petite troupe fut culbutée et ramenée jusqu'à Reggio, où le général 3everoli la recueillit.

Doutant encore , malgré cet échec , que toute ^ Combat a» Farmée ennemie eut passé la Secchia, il laissa 4 bataillons sous le général Soulier à Reggio , et se porta avec la brigade Rambourg et 3 bataillons italiens sur la route de Rubiera jusqu'auprès de San-Lorenzo , où il prit position à cheval sur la route , la cavalerie en seconde ligne. Bientôt le Roi de Naples déploya successivement plus de 1 o mille hommes. Le géuéral Severpli qui en avait à peine 3 mille , n'hésita pas à accepter le combat. Les Italiens se battirent avec une bravoure audessus de tout éloge ; leur général ayant eu une jambe emportée , le baron Rambourg qui le rem* plaça , soutint encore quelques instans cette lutte honorable, mais par trop inégale, et se replia ensuite sur Reggio , dans la crainte d'événemens plus fâcheux.

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ETtevatûmaè * Celle ville ù'élant pas à l'abri d'un coup de Francau. maiu , fu'l atlaquée sur-le-champ par les ^ustro- ITapolilains , qui y trourèrent une résistance opiniâtre. Joachim , pour épargner le sang des siens , ou plutôt en vue de se ménager un re* tour auprès de Napoléon , fit proposer aux généraux français de l'évacuer. Son offre fut acceptée avec joie ; et les troupes, après avoir marché toute la nuit , rejoignirent le lendemain matin le général Gratien derrière l'Enza.

Les Autrichiens se récrièrent contre cette convention, et soutinrent que l'on aurait pu couper la retraite aux troupes engagées dans Reggio , el prendre revanche de la malheureuse affaire de Parme. On ne saurait le nier ; mais ces réclamations faites après coup, n'empêchèrent pas les Français de se tirer de ce mauvais pas.

On remarquera facilement combien la position du corps de droite était vicieuse. Une faible avantgarde sur la Secchia avait à deux myriamètres une division pour la soutenir à Reggio , et le gros du corps sur l'Enza; diposition décousue qui exposait ces trois corps à être accablés successif vement. La résolution du général Severoli d'accepter lé combat devant San-Lorenzo est sans doute une preuve de grand courage; cependant ou regrette qu'il n'ait pu en réprimer le premier élan; car malgré sa juste confiance dans la valeur des troupes , il était probable que , succom-

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