CHAPITRE XVI
troupes sur la rive gauche de la Seine , jusqu'à Fouchères.
Le prince royal de Wurtemberg vint le 2 au ^^Z-sline. matin , attaquer la gauche du maréchal , pendant que le comte de Giulaj qui avait rétabli la nuit le pont de l'Ource , fit filer la division Fresnel par Celle sur la papeterie, pour attaquer Bar de front , tandis que la brigade Weiss gagnait par Polizot les hauteurs qui le dominent.
Le général Brayer opposa suivant ses instructions , un feu d'artillerie soutenu à la marche des colonnes ennemies , et ne se retira dans la ville qu'au moment où le pont de la papeterie fut forcé par l'infanterie autrichienne.
Bar enveloppé d'une chemise de maçonnerie , est susceptible d'arrêter quelques heures. Aussitôt que ses derniers bataillons furent rentrés, le général Brayer en barricada les portes, et attendit Tennemî de pied ferme. Dès que les différentes colonnes d'attaque furent réunies devant celle de Ghàtillon , elles l'enfoncèrent à coups de canon. Le général Brayer , dans le désir d'épargner à la ville lea calamités d'une place prise de vive force, se retira sur Virey qu'occupait une brigade de la division Albert, repassa avec elle la Barce, et init fin par la destruction du pont , à la poursuite de la cavalerie vsrurtembergeoîse.
Le combat coûta près de 5oo hommes aux^
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Alliés, et k peine une centaine aux Français. Le 11* corps se retira à nuit close, à St.-Parre-les- Vaudes , où le maréchal plaça son quartier-général; la division Brayer alla s'établir en 2® ligne aux Maisons - Blanches , où le général Fouchcr avait déjà mis ses réserves en batterie; la cavalerie du comte Milhaud cantonna à Vaux , Fouchères et Romilly, en mesure de recueillir la brigade d^infanterie restée en observation derrière la Barce.
L*armée française avait atteint son but principal. Toutes ses divisions étaient en contact, et le duc de Tarente qui jouissait à juste titre de sa confiance , allait en prendre le commandement. On regrettait seulement que la situation critique où s'était trouvé le 11* corps par suite du combat de Bar-sur- Aube, puis le mauvais état de santé du tiaaréchal, Teussent successivepient empêché de s'en charger plus tôt, et de régler le dispositif de défense des ponts de la Barce.
ÀT^de^^îa ^^ prince de Schwarzenberg espérant accar>.rce. Jjjer les maréchaux, arrêta pour le 3 mars le
plan d'une attaque combinée de cette position. Le comte de Wrède devait attaquer de front par la grande route de Vandœuvres sur La Rivour , occupant le bois de Courtèi^anges. Le comte de Wittgenstein partant de Piney , devait chercher à s'établir avec toutes ses forces ,
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/entre Rouilly et Mesgnil-Sellières, afin d'opérer m jonction avec les Bavaroû$, par liaubre^seL Enfin, pour favoriser cette doubla attaque, le prince royal de Wurtemberg aînysi qw le comte de Giu^ lay, avaient ordre de s'arancier mv Troyes par la route de Bar^-sur-Seiiiie ; en sorte qiie l'jannée française eui été asaaiUie >ur trob points^ , vers nue beure après midi»
La position da la Barce ifuoÂque ûiaccessible de front et sur son jdanc droit par les eaux et les marais qui Tenvironoeiiit, mt néanmoins peu sure, attendu que le plateau de jUiubressel qui en est la clef , peut être tourné par 1^ vaUon de Bou-^ ranton , qui de Ja plaine d^ Dle$gnil-&eUières^ .s'ouvre dans celle des maraîs d'ArgentoLle , pratiqu£â>le à toutes les ,armes dans les fortes^elées comme dans la sécheresse.
Le général Gérai^d diargéparJe âubC de lleggio de défendre cette po^iion., fffi^ îp^sté ia divi* sion Dufaesrae £»tra la igr^ve ^ ia chaude « en il vaut de la Folie; la division Jjarry à sa gauche, se liant au plateau de Laub^nessel^ où ia dirision Rothembourg avait établi ses bivouacs. Toutes trois n'excédaient pas 5 mille baïonnettes , k cause des détachemens envoyés sur les derrières ; elles devaient être jso.utenues par la cavalerie du comte de St.«Germain campée à Saint- Parre-aux-Tertres. Le ^^ corps d'infanterie et la cavalerie du comte de Yalmy furent placés en
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avant de Pont-St.-Hubert , sur la rive ganche êe ja Seine; le corps du général Molitor(i) et la cavalerie du comte Milhaud ne changèrent pas de position. Le comte Sebastiani (2) tenait la ville de Troyes, avec la division Amey.
Le 2 au soir , le général Gérard observa au duc de Reggio que la position n^était sûre qu'en cas de dégel. Une dépêche de l'Empereur parvenue dans la nuit, contenait le même avis, sans que le duc Reggio' renonçât à la défendre ; il se pro* posa il est vrai de faire occuper Bouranton par un ou deux bataillons du 7® corps , pour lier ce poste à Laubressel; mais malheureusement il ne donna pas de suite à ce projet.
L'attaque commença le 3 mars dès le matin.
Le comte de Pahlen s'étant mis en marche au point du jour, fut le premier aux prises avec la division Rothembourg qui couvrait ce village. 'L'infanterie russe , les uhlans de Tschuïugev^ et les hussards d'Olviopol se bornèrent à l'observer, tandis que 4 pièces légères soutenues par un régiment de cuira$siei:s canonnèrent son flanc.
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(i) Le général Molitor prît le com mandement du ii*, en rem^ placement du duc de Tarente , général en chef,
(a) Après la dissolution de la première armée du duc de Tarente à Meaux, le xo féyrier, il- suivit le quartier impérial jusqu'à U . reprise de Troyes , dont Napoléon le nomma gouverneur»