CHAPITRE XXII
surlesEchelles et Montmeillaa. La colonne qui se retira sur cette dernière route , serrée de près par la cavalerie autrichienne , ne put conserver le pont de llsère , et ne s'arrêta qu'à Pontcharra sous la protection du fort Barraux. L'ennemi prit possession de Chambéry lé 20 ; et de là leur général , nroins habile à connaître les intérêts et les affections des habitans de celte contrée , que jalou:^:^ de les avoir pour auxiliaires , s'empressa d'adresser une proclamation aux Savoisiens , en vue de les exciter à s'armer contre les Français, et à rappeler les Princesd'une Maison qui n'avait jamais rien fait pour leur bonheur. ,
Ainsi, les succès se balançaient, et Lyon toujours menacé de front , l'était encore sur se^ derrières. Cependant , au bruit de la marche de l'en- DisposU» j© nemi , le comte de Saint-Vallier , Commissaire f^^Mont-BU^ extraordinaire de l'Empereur dans la 7* division militaire , attribuant peut-être ses succès rapides au manque d'activité du général de Laroche, alors malade , charge le comte Marchand , occupé à Grenoble de l'organisation des gardes nationales , du, commandement de toutes les troupes , et invite, au nom de lapatrie en danger, le comte Dessaix qui s'y était retiré dans l'impossibilité de remplir pareille commission à Chambéry , de venir le seconder. En même temps , appel est fait aux gardes nationales des contrées menacées; l'on organise deux compagnies franches d'anciens
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soldats et de chasseurs réputés bons tireurs ; une troisième compagnie se forme des douaniers de toute la ligne; le département monte et équipe à ses jfraîs cent rieux caraliei'S qui sont extrarts de leurs dépôts , et fournît^ Tattelage complet de 6 bouches à feu.
En arrivant à Barraux , le général Marchand ttouya une poignée de conscrits presque nus et démoralisés parles besoins auxquels ils étaient ea proie depuis un mois. Son premier soin , après les avoir repus et retirés jdç bivouacs aussi meurtriers qu inutiles , fut de les porter à la Chavanne , position à gauche de FIsère qui domine le pont de Monlmélian , où bientôt le comte Dessaix vint placer son quartier-général. Rassuré ainsi sur sa droite et son centre que défendait Barraux , le général Marchand dirigea en toute hâte sur les Echelles le peu de troupes disponibles qui lui restait, et parvint à j rassembler ert" viron i,5oo hommes, dont le vicomte de Barrai , maréchal-de-camp, en retraite depuis 20 ans, vint malgré ses infirmités et son grand âge, pre»are volontairement le commandement
Le général Zechmeister pouvait , en profitant de la terreur de la petites troupe qui fuyait devant lui , se rendre maître de Grenoble , mais imitant son général en chef, il délibéra huit jours s'il tenterait ce coup de main; puis ayant appris qu'on était déterminé à ne phis lui^ cé^kw