CHAPITRE XXII. 22i
de terrain sans combat, il se tourna le 3i jan^ vier contre le poste des Echelles qui fermé la route àe Chambéry à Lyon ; et afin de détourner lattention des Français , ordonna de £iire le même jour des démonstrations sur Barraux et laCbavanne.
Le fi;énéral Barrai n'avait pas assez de monde P"»e àe$
*^ * Echelles yêÉ
pour empêcher qu on ne tournât son poste. Les rninean. conscrits et les gardes nationaux attaqués sur plusieurs points à la fois , après une courte résistance , se retirèrent sur Voiron et Sûint^Laurent-du-Pont , où le comte Marchand les établit en attendant les renforts qui lui étaient annoncés.
La fausse attaque contre la montagne qui do*^ mine le fort Barraux ofirit Texem^^e d'un dé* vouement peut -être unique dans les fiistes de l'histoire. La compagnie du 8® léger qui défendait cet avant-poste ^ ayant bientôt hrûlé toutes ses cartouches , des en&ns du village de Ban^aux , ^és de 10 à la ans se disputèrent l'honneur de lui porter des munitions ^ les distribuèrent eux-» mêmes au milieu du feu , et continuèrent ces périlleux voyages jusqu'à ce que l'ennemi eût^enonce à son entreprise. Le feu de l'artillerie suffit pour contenir la démonstration contre la Ghavanne.
Pendant que ceci se passait dans le Mont-Blanc^ le comte de Bubna , qui n'avait osé prendre Lyon, crut pouvoir occuper sans risque • tout le pays
^^4 CÀMPACNfi DE 18149
compris entre la Saône et l'Ain, s'il parvenait âr s'emparer de Ghâlons.
Le général Legrand gardait depuis quinze jours le pont de la Saône avec environ 200 hommes ; fort de l'assistance de la garde nationale séden* taire, il se mit en devoir de le défendre; maî^ la partie était trop inégale : l'artillerie autrî- Priw de chienne renversa bientôt les faibles barricades
ChAlous par . /» i • i
i*eiin«mL qui Ic couvraieut , et força la petite troupe du général français à se retirer sur Gharolles.
Après cette courte et facile expédition , le comte Bubna fit désarmer les habitans des départemens de l'Ain et de'Saône-et-Loire, cantonna la brigade Scheither dans Villefranche , Mâcon , Tournus et Châlbns ; ne conserva entre la Saône et l'Ain que les brigades Klopfstein et Longueville, et laissa au général Zechmeister le soin de garder la Savoie. Le duc de Castiglione mit à profit cette faute de son adversaire, poUr hâter l'organisation de l'armée. Les conscrits destinés à recruter les 16 bataillons de ligne qui devaient la former n'arrivant pas à temps, il encouragea la levée du corps franc de Damas , composé d'anciens militaires et de gens de bonne volonté, dont il attendait de grands services.
Quelques anciens officiers Originaires du pays , désiraient qu'il multipliât ces corps irréguliers dans la partie du département de l'Ain , dépendant autrefois du Haut-Bugey , en leur assignant à