CHAPITRE XXIU > dlaS
teïiacnn la défense des principales vallées, C0mm)9 , celles de Saint - Martin , d'Oyonnax, de la Mi* chaille , du Yalromey , etc^ ^ dont les habitans vigoureux , hardis , prompts à la main , eussent beaucoup mieux valu pour la guerre de chicane que des conscrits in^iguerris. Ils proposaient même d'étendre ce système de levée dans les montagnes opposées du Bugey , faisant partie de l'arrondissement de Nantua , dont les communes eussent fpurni une foule d'hommes ihtelligens » lestes, déterminés et avides de butin; ils prér tendaient, avec quelque raison, que ces corps en s'entr'aidant , suffiraient pour chasser Fen-^ nemi du pays entre la Saône et l'Ain , supposé qu'il conservât Genève; car, sans interrompre leurs travaux journaliers , ils auraient pu , à point nommé , descendre des montagnes sur foutes les grandes routes , enlever les convois et battre les détachemens , de manière à le forcer de retirer ses garnisons. Mais cette organisation militaire » l'unique praticable dans une telle circonstance, et qui eût procuré l'avantage de communiquer par la vallée de Ghezery et les combes d'Ëvuaz et de 'Pelex avec le Léman et le Doubs , n'obtint malheureusement pas l'approbation du Maréchal, prévenu contre les corps francs , regardés par lui comme indisciplinés et peu sûrs.
Un des services qui excita le plus vivement la sollicitude, fot celui de l'artillerie. U leva
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4 compagnies du train , requit les cheraux ne^ cessaires, enfin forma les approvisionnemens de subsistanees et d'autres objets indispensables pour entrer en campagne.
Tel était Tétat des choses lorsque 6 bataillons de la réserre de Piismes , forts d'environ 49OOO hommes y arrivèrent à Vienne. Le Maréchal sentant ià nécessité de couvrir la route de Valence , et de pouvoir proléger au besoin celle de Grenoble , les mit en garnison dans cette place, et chargea le général Bardet d'achever leur organisation* Quelques jours après , le 2® régiment de Toulon et un batai)k>n^ du i45® ayant rejoint , le général Pouchelon fut envoyé avec eux , 80 chevaux et 2 pièces de canon, garder le col de .Tarare; enfin le 149 parut la tête de colonne de la division de Catalogne , et alors l'armée du * Rhône fut fermée comme on le voit au tableau no XX; Orsanuafîôn , Elle se composait dé deux corps bien distincts^
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Mônc. savoir : les quatre divisions sous la main du Mareehal 9 et le corps du général Marchand qui opérait sur la rive droite du fl^euve.
Par l'arrivée* de ces renforts , la position des deux partis changea entièrement, et la supério- Fité du nombre déjà du côté des Français , allais devenir bien plus sensible par la prochaine arrivée àLyou de9 gardes nationales des huit départemens circonvoisins , formant ensemble plus de
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4,ODO kommes. Il est vrai qu'à rexception des troupes venant de Catalogne, le reste laissait beaucoup à désirer , tant pour l'esprit que pour l'instruction; mais enfin le Maréchal comptait 17 mille combattans , tandis que le comte de ' . Bubna n'avait pas au-delà de 12 mille hommes^ toutes armes comprises.
Le duc de Castiglione se voyant donc en mesure de prendre l'ofFenMve , résolut de balayer le Ub Françaîi pays entre la Saône et rÂin. A cet effet, le général fénsîT^. Pannetier reçut l'ordre de se porter par Ville>» franche sur Mâcon ; le général Musnier parMonl^ luel sur Meximieux , et de là sur Pont^d'Ain et Bourg , où le premier devait se mettre en com-^ munication avec lui* Le général Marchand eut avis de ce mouvement , et fut invité à le favoriser, par une diversion sur Chambéry ou tout autre, point. En même temps, on appela à Lyon la didivision Bardet ainsi que le général Pouchelon^ lequel fut rem^dacé au col de Tarare par les par^tisans de Damas.
Ce plan ne visait qu'à gagner du terrain > et de toutes les combinaisons qui s'offraient au duc de Castiglione , celle-ci parut la moiiïs favorable. On eût désiré qu'il débouchât avec ïes divisions Pannetier et Musnier, par Meximieux et Nantua sur Genève. Cette place étant alors entièrement dégarnie > il est probable qu'il
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y serait rentré sans coup fërir , ou tout au moins qu^il eût opéré sous ses murs sa jonction avec le général Marchand , sans que le comte Bul>na pût songer à autre chose qu'à regagner la Suisse par * Lons-Ie-Saulnier. Si décidé à attaquer corps à corps son adversaire , il eût voulu diriger de préférence sa marche par Bourg sur Lons-le-Saulnier, c'est encore par masse qu'il devait déboucher , sans s'inquiéter des troupes cantonnées sur la rive droite de la Saône, certain de les écraser après avoir battu et mis en fuite les deux brigades qu'il avait en tête. i
L'exécution du plan adopté commença le 17 février , et pour surcroît de malheur , le Maréchal jugeant sa présence à Lyon indispensable, ne put lui imprimer la vigueur susceptible d'eu pallier le vice radical.
Les Autrichiens disséminés n'opposèrent nulle part de résistance. Le général Pannetier culbuta les avant-postes à Villefranche , leur fit une centaine de prisonniers, et enleva le lendemain Maçon au général Scheither, après un engagement assez chaud. Le général Musùier délogea de Reprise de McximieûX Ics postcs du général Rlopfstein , et Français. Ics poursuivit jusqu au Village de Loye dont ils furent chassés avec perte , malgré l'arrivée d'un renfort , à l'aide duquel ils espéraient rétablir le combat;.
Le Maréchal jugeant bientôt que la direction