‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 8 sur 109 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

et que le reste de la cavalerie tourna à la dérobée les hauteurs de Laubressel pour gagner ses derrières par Bouranton et St. - Pàrre - aux- ^ Tertres

Le village de Bouranton se trouvant sans défense , cette cavalerie arriva par Tennelière qui n'était pas gardé, sur la grande route, à cinq kilomètres en arrière de la ligne, et le général Rndinger y fit un hurra sur un parc qui se rendait à Troyes avec une faible escorte. On peut juger du désordre qu'il occasionna: la plupart des soldats du train se sauvèrent avec leurs chevaux, abandonnant pièces et caissons. Le général Gé-* i^rd gisant sur la paille, malade, croyant sa gauche couverte , faillit être pris , et ne dut son salut qu'à l'intrépidité de quelques sapeurs. Le comte St. - Germain accourut bientôt avec ses cuirassiers , et après deux charges vigoureuses , rejeta le comte de Pahlen sous Bouranton; mais on, n'en perdit pas moins une partie du parc , et près de 200 hommes. Ce prélude annonçait assez que des attaques plus sérieuses allaient suivre. Vers une heure , l'infanterie du comte de Wittgenstein parut sur les hauteurs de Rouilly et de Mesgnil-Sellières ^ d'où elle ne s'ébranla pourtant qu'à 3 heures , à l'instant où les Bavarois commencèrent à canonner le front de la position. L'attaque rus^e eut lieu sur deux colonnes : celle de droite composée du corps du prince de Wur^

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temberg prit à gauche de Bouranton; et celle de gauche consistant dans le corps du prince GorrschaLow, marcha droit sur les hauteurs de Laubressel , couvrant son flanc gauche avec 6 escadrons de ûhlans; Tune et Tautre s'avancèrent par échelons, /en masse par bataillon, précédées d une nombreuse artillerie que couvrait une nuée de tirailleurs. Dès qu'elles furent à portée de la division Rothembourg , il s'eàgagea un feu très-vif d'artillerie et de mouscpieterie, qui se soutint pendant près de deux heures. La colonne du prince Gortschakow avait beaucoup de peine à gi^avir les hauteurs de Laubressel, qui sont plantées dé vignes, et appréhendait de descendre dans la plaine, où «elle* eût été chargée par la cavalerie du général Saint-Germain , rangée en bataille à gauche du village ; le prince de Wurtemberg, au contraire, déboucha facilement de Bouranton , et chercha à gagner la route par Tennelière, comme la cavalerie du comte Pahien. Ce mouvement donxia lieu dans la plaine à plusieurs charges très^vîves de la cavalerie du comte de Valmy , qui s'y porta en toute diligence de St.-Parre-auK-Tertres , otk elle était venue remplacer celle du comte St.-Germain»

Pendant que ceci se passait à la gauche de la position , le comte de Wrèdç parvîfE^ enfin à jeter près de Courteranges quatre ou cinq bataillons bavarois , lesquels se pissèrent dans le bois,

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