‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 9 sur 109 · CHAPITRE XVr · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVr

qui borde la droite de la Bai*ce , et vinrent donner la main aux Russes, dont les progrès sur la gauche, n'étaient arrêtes que par une vingtaine d'escadrons déjà fatigués par les charges continuelles de leur nombreuse cavalerie.

Dans cet état de choses , le comte Gérard craignant detre tourné, donna Tordre de la retraite. Laubressel i|it évacué dans le meilleur ordre : la division Jarry appuya celle du géné« rai Rothembourg, et toutes deux s'établirent à S.-Parre, sous la protection de la cavalerie et de l'artillerie.

Cependant le comte de Wrède qui jusqu'alors n^avait pris part au combat que par une canonnade, se détermina à Êiire emporter de vive force les ponts de la Barce. Si le général Dmhesme eût reçu à temps Tordre de retraite , on lui en eut <^ai^é la peine ; mais ce général croyant encore le reste de Tannée en ijgne , opposa baïonnette à baïonnette. Néanmoins le comte Gérard inquiet de ne pas le voir revenir , assembla les traîneurs et les blessés légèrement , en forma de petits groupes qu'il poussa par échelons à sa rencontre , et lui envoya une seconde fois Tordre de se retirer. Il se mit alors en route ; mais assailli bientôt par toute Tarmée bavaroise, et ne pouvant continuer sa retraite sur la chaussée , il se jeta vers la Barce inférieure , et parvint à gagner S.-Parre-aux-Tertres sans

autre perte après ce brillant fait d'armes, que 400 hommes et deux pièces de cauon.

L'infanterie envoyée à sa rencontre sur la grande route , le croyant enlevé , se retira de son côté vivement serrée par l'ennemi. Toutefois son apparition en imposa assez au comte de Wittgenstein pour qu'il n'osât se porter avant la nuit sur la chaussée , d'où il aurait pu lui couper la retraite.

Sur la gauche de la Seine j le prince royal de Wurtemberg fit peu d'efforts , et la retraite du 11® corps d'infanterie et du 5® de cavalerie s'opéra sans obstacles. Une division d'infanterie garda les Maisons - Blanches , échelonnée par la cavalerie jusqu'à la tête des faubourgs de Troyes.

A Textrême gauche, le 7* corps d'infanterie contint la fausse attaque de la cavalerie ennemie pendant toute la jjDurnée.

La perte des Français fut de 7 pièees d'artillerie et de 1 5oo hommes , dont 600 blessés et autant de prisonniers. On a évalué celle des Alliés à 1000 hommes hors de combat.

L'ennemi occupa Creney , Tennelière et Boura.nton , sur la rive droite de la Seine. Les cosaques de rhetman Platow poussèrent jusqu'à Arcis-sur-Aube et Sezanne , dont ils enlevèrent les petites garnisons. Les avant-postes du prince royal de Wurtemberg âirent placés

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