‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 85 sur 109 · CHAPITRE XXIII. 29 fi · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII. 29 fi

L'armée $'ëtant réunie et reposée quelques* lieures à Sault-de-NavailIes , continua pendant la nuit sa retraite sur Hagetmau , où le générale Berton se rendit par Mant, Samadet et Condure, ramenant avec lui 2 bataillons de nouvelles le^ vées , qu'il trouva au premier de ces endroit» prêts à rejoindre à Orthez , dans l'ignorance déP la perte de la bataille. Le général Darricau évacua Dax, et vint rejoindre plus tard^ à travers lef^ grandes landes , par Langon. D'Hagetmau l'armée se porta en deux marches sur Saint-Sever et Aire v où elle arriva le 28 février et le 1*^' mars ; mai» ces deux villes n'offrant point de position tenable , le duc de Dalmatie ne s'y arrêta pas long-temps. En quittant les bords de l'Adour y il avait à opter entre trois partis ; prendï'e la route qui de Mont^ de-Marsan conduit à Bordeaux ,^ou celle qui mène à Agen par Condom, ou enfin remonter l'AdotirV en se dirigeant sur Tarbes.

Dans le premier cas , i]| était obligé de traversée les Landes, pays sans ressource, où soti armée aurait vécu difficilement , tandis qu'il eût ourer^ à l'ennemi les riches département du Cers «t'de Lot-et-Garonne. * , v

En prenant la direction d'Âgeti ^ il ne reti-e contrait pas les mêmes inconvéniens ; le pslya abondait en toutes choses : une marche forcée mettait l'armée hors de portée de l'ennemi , né^ cessairement arrêté au passage de l'Adour , et in*»

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certain . dur la route qu'elle aurait suivie* Bordeaux, k la vérité, s^ trouvait à découver t ; mais c'était un mal inévitable*

Un général ordinaire eût ^ans doute adopté ce plan ; mais il eût amené F ennemi dans le cœur de la France , et Foeil exercé du duc de Dal- .malie en saisit au premier regard le désavantage, persuadé que pour avoir été battue , une armée n'est pas détruite , et que par une opération savante et hardie elle peut arracher à ses en- .oemis les fruits de la victoire, il se décida à mar^ cher sur Tarbes par les deux rives de TAdour, manœuvre à* peu -près semblable à celle du ^nd Frédéric , qui , levant le siège d'Olmutz , au lieu de se retirer sur ses Etats et d'y attirer Tennemi • les sauva en faisant un mouvenieat parallèle à leurs frontières , pour envahir la Sohémet

L'armée française, en prononçant le sien dans cette direction , s'appuyait toujours aux montagnes , et conservait les facilités de se joindre^ eA cas de besoin , à celle d'Aragon; elle obl^enit les Alliés à la suivre, et pouvait pai: CQU^équent se flatter encore de sauver 3ordeaux , sur lequel lord Wellington n'eût porté qu'un détachement; jcar il n'était pas présumable qu'il osât aventurer toutes ses forces dans les Landes , laissant sur, sa ligne de retraite une place formidable , comme Bayonne, et une armée in-

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