‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 86 sur 109 · CHAPITRE XXlIt. igî · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXlIt. igî

tacte : révénement trompa en ce poîntled calculs du Maréchal français ; mais ils n^en étaient pas moins basés sur les vrais principes.

Quoique détermine à quitter les tords de l' Alîour , ne voulant pas perdre les âpprovisîdntïémens considérables de riz et de farine qu'il avait à Aire et à Baroellonne , il prît dans les envîrbiii de ces villes Une position depassage pour eà favoriser l'évacuation^ Le' comte d^Erlôia . r^tfforcé de la brigade dé cavàrerîe du génét*àï Bèï^ton, formait rarrièré-^ardé à Cazèrés.; tè ëôixitê Reille occupait Barceltonne^ et le bàrbn'Clàusel la ville d'Aire avec les divisions Villa tte ëtttaiispe : la première occupait lès hâùiëurs en aidant à droite , dont le pied est îiàignej^a'r la Grave ; / la secondé couvrait ïa route de Pau , en se prolongeant béaùcbup trop a gàùclie pour sa ibï*ce.

Arrivé à Saint -Sever, lord Wellington trouva l'Adour extrêmement "gonflé pair les pluies , et le pont roînpUé Dans rincértitùdë de la direction prise jpar son adversaire Vil fit courir' après lui sur toutes les rontesVSîrflîU remonta la rWe gauche de célté "rivrère , le lieutenant - général Cottonla rive droite, se dirigeant tous deux à Aire , tandis que Je màrecnàl Bérésford se porta sur Mont-de-Marsan, ^n vue, dit*on, d'enlever un magasin de subsistances. Cette marche divergente fit peut-être perdre à lord Wellington let plu$ beaux fruits de la bataille d-Orthez , au

d*Aire.

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moins est-il certain qu'en poursuivant les Fran<- .fais avec tous ses moyens, il ne les eût mis daus un grand embvras.

Combat . Le lieutenant-géuéral Hill s'apercevant qu^on .pouvait aisément tourner la gauche de la position d'Aire, là fit attaquer de ce côté par la brigade Lacuesta, du général Lecor, soutenue de la division Stewart. Les Portugais s'avancèrent .d'abord avec résolution, et gagnèrent du ter- .rain ; mais arrêtés par un feu bien dirigé , ils rçommençèrent à flotter et à perdre contenance* Les Français s'en étant aperçus , marchent à eux .au pas de charge, et les rejettent sur les Anglais, derrière lesquels on parvint, quoique difficilement, k les rallier.

Le général Stewart dont la droite ne s'était

Jusque-là que faiblement engagée, vit le moment

.favorable de tomber iivec elle sur les Français

dispersés par la chaleur qu'ils mettaient dans la

, poursuite ; et les ramena , en eflCet , jusque sur le

bras gauche de l'Adourqui traverse la ville. Ce

retour de chances prenait un caractère d'autant

plus alarmant , que la division Yillatte , la mieux

postée , après avoir été mal engagée, avait repassé

la rivière sans ordre. Heureusement que le comte

.Reille attiré par le bruit du canon , fit arriver au

.pas de course un bataillon de son corps d'armée ^

qui se jeta dans la ville, et en défendit lentrée

aux tiraJUeups ennemjs« Ce petit renfort i suivi

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