CHAPITRE XXIir. . 2Q
bientôt après de la division Maransin, rétablit le combat. Celle-ci vint se placer en échelon ^ gauche de la route de Pau couvr^int le pont du Lées.
Tandis que ceci se passait sur la rive gauchç co»b«t èê de TÀdour , sir StappIe|;Qn Cottoa se présentait caxèrei. devant Cazères. Le comte d'Erlon n'ayant pas Tordre d'accepter le combat , rétrograda sur Barcellonne., recommandant à sa cavalerie de se retirer avec lenteur. Conformépient à éette instruction , le général Berton ne quitta sa ligne en avant de Grenade , qu'après j avoir été forcé paf* l'artillerie. Lord Sommerset voyant que la cavalerie française avait dépassé Cazères, crut être maître du terrain , et déboucha sans précautioii de cette ville; cependant chargé rudement par le <i3® de chasseurs ,• il.çut dès -lors plus de circonspectîpn dans sa marche, et n'avança que sous ja protection de son ai^tillqrie.;
Lorsque l'arrière-garde arriva sous Barcellonne, .tout était prêt pour recevoir l'ennemi; mais attendu que le jour baissait, sir Stappleton Cotton ne jugea pas prudent d'engager la bataille. Xie duc de Dalmatie donna l'ordre au général .Berion de passer l'Adour en toute bâte , et d'aller s'établir derrière le pont du Lées.
Xa perte des Français dans le combat d'Aire fut beaucoup moindre que celle des Alliés , s'il est vrai qu'ils eujrent i»3po hommes hors de com*
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h^ CAMPAGNE DE l8l4t
bat , cbnime Tats^urent quelques rapports dignes de foi. •
ETtenatioB Durant la nuit l'on acheta Féracuatioii des
d Aîra par Iff
Frmçui. magasins ; la division Harispe revint par Gompère et Grabat passer le pont du Lées , et fut suiWe de la lieutenance du comte Reille , qui forma l'arrière - garde avec la divison Maransin et la cavalerie du général Berton sur le chemin de Vic-Bigorre. Le comte d'Erlon se porta de Barcellonne , avec la brigade de cavalerie du général Yial, directement sur Plaisance; et le 3 mars, Tàrmée occupa les positions suivantes : le comte d*ErIon et la cavalerie du général Vial à Plaisance ; le comte Reille à Madiran , ayant devant lui la cavalerie du général Berton; le baron Glausel à Maubourguet ; le quartier-général à Rabasteins. ' Gette retraite ne fut suivie sur la route de Vic-Bigorre que par la cavalerie dû général Fane , qui vint s'établir à Yiella, et placer ses avant* ' postes siir la Sage.
^ puM^e 4e Tandis que lord Wellington prenait ainsi Tasr* ADgiais^'aa^^ cendant de la victoire sur le duc de Dalmatie, jujoBne. ^ un de ses lieutenans , sir John H ope , laissé devant Bayonne, exécutait avec beaucoup de bonheur le passage de FAdour au-dessous de ctette place.
Les moyens maritimes à la disposition du général Thôuvenot pour s'opposer à cette ope- • ration hardie » consistant en une frégate, deux
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bricks et une vingtaine de chaloupes canons nières , dont les équipages venaient d'être ren« forcés par 200 marins de Rochèfort , ne suffisaient plus pour tenir tête à la flottille de Tamiral Penrose, mouillée depuis quelques jours à Tem^ bouchure de la rivière.
Le général Hope s'étant aperçu que la plage du côté de Boucault n'était défendue que par un faible poste, fit passer le 23 février sur des ra« deaux 600 hommes de la seconde brigade des gardea, lesquels s'y ^maintinrent contre une sortie de la garnison. Pendant la nuit , les radeaux dispo* ses à la rame transportèrent à marée haute la division Howard , en sorte que le 2^SLVi matin , il y eut pins de 6,000 hommes et un train d artillene considérable sur le plateau dé Boucault ; ce qui décida le ^^ouverneur de Baronne à ne tenter aucune- autre sortie.
' .Le passage ainsi assuré , les bateaux destinés i former le pont s'approchèrent dé la Barre ; six fiirent engloutis : tuais enfin iin bâtiment ayant trouvé là passe, tous les autres le suivirent ^t jetèrent Tauiire. En quarante-huit heures le pont fût construit', malgré le feu de la frégate et des chaloupes canonùièices , qui , maltraitées ellesmêmes par des batteries de gros calibre , se re* tirèrent sous le canon de la place.
Aloa*s le général Hope secondé par le corps in0iif ^dl'*^ d'armée espagnol du général Freyre , se porta 2^1 ^
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«ur Sainl'^Etienne dopt il chassa les Français , et
4iprès avoir achevé rinvestissement de la place du côté de la citadelle , renvoya à rarmée les
deux divisions anglaises qui l'avaient jus(ju'aloi*s observée entre la Nîve et TAdour.
La victoire d'Orthez et la retraite de Farmée
française sur le Haut - Adonr ouvraient aux Alliés la route de Bordeaux; cependant lord Wellington placé dans la même situation qae
J'àmiral Hood en 1793, devant Toulon, hésitait à se rendre aux soUicitalionsdu duc d'Augouléme
.qui lui peignait cette conquête comme très-facile.
. Il convenait qu'elle frapperait un grand coup sur l'opinion en procurant aux royalistes et aux mécontensdu midi un point de ralliement , mais bien qu'il se promit d'user largement des ressources qu'elle lui offrait, et d'ouvrir par la Gironde un nouveau canal d'écoulement aux marchandises coloniales , il n'ajoutait que peu de foi' aux rapports passionnés des royalistes qui accouraient chaque jour offrir leurs services au ducd'Angoulême.Ilne pouvait croire que l'exemple récent du sort funeste de Toulon fut perdu
. pour les Bordelais , et qu'au risque d'être brûlés ou saccagés ils voulussent lui livrer leur ville.
^D'ailleurs, pour en prendre possession , il fallait faire un détachement considérable, ce qui ei^t rétabli , à peu de chose près , réqujlibr^ entre son armée et celle du duc de Dalmatie. Lord