‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 88 sur 109 · CHAPITRE xxiii. agg · texte numérisé non relu

CHAPITRE xxiii. agg

Wellington se conduisait d'après les règles de la

prudence ; et pourtant ses craintes n'ëtaien[t

pas fondées. Bordeam ^ frustré des richesses que BorSaw? ^

le commerce faisait naguère refluer dans son

port ^ renfei'mait une foule de mécontens , sur

lesquelr le retour du député Laine produisit le

même effet que celui des conventionnels après

les journées du 3i mai, i^' et 2 juin 1793; mais

cette fois, toute tentative pour secouer le joug

du gouvernement devait être facile par Torgani-

sation même de son système administratif. Plus

* d'autorités rivales, divisées d'intérêts, délibérant dans le tumulte. Napoléon n'avait à Bordeaux que 4 fonctionnaires: le général commandant la division territoriale , le commissaire extraordinaire ^ le préfet , et le maire. La puissance du premier était tout-à-fait nulle par le défaut de trou-

' pes, l'influence des deux autres peu de chose ' isùr l'opinicMMl'une ville dont toutes les ressources ' se trouvaient entre les mains du dernier. Or, le maire était à la tête du parti qui travaillait en secret à favoriser le rappel de la famille des Bourbons.

Jusque-là cependant , le comité royaliste avait comité rojadiscuté plus de projets qu'il ne s'était occupé

• d'en préparer les moyens d'exécution. Tantôt les conjurés se faisant illusion sur le véritable état des choses , la nature de leurs ressources , l'étendue de leurs moyens , sur les principes et

3oô càmpàcne de i'8i4f

les vues des mécontens j croyaient voir tout Te midi se disputer Thonneur de les prérenir , et ▼otdaient sans autre préliminaire, proclamer Louis Xyin, et fdouger les fonctionnaires du gouvernement impérial dans les cachots. Mais le commissaire -général ,de police montrait -il' un front plus sévère , arrivait ^ il un bataillon de conscrits au^fort de Ham, soudain chacun s'exagérant les dangers de sa propre position , changeait de ton et de langage. A l'exceptiiHi d\ine correspondance assez active avec quelques nobles de l'Anjou et du Poitou , qui rêvaient une résurrection de la Tendée , rien n'eût fait soup' çonner les desseins du comité : aussi échàppa-t-il sans peine aux regards et aux investigations de la police impériale. Toutefois , le bruit de l'arrivée du duc d'Angbuléme au quartier-général de lord ' Wellington , et des derniers avantages réimportés par les Anglais dans les Pyrénées , l'avait déterminé à envoyer le marquis de Larocne-Jacqueleiii n raToi« de- ^ St.-Jean-de-Luz , supplier le général anglais . au

mander pro- -iTfcii- »f

tecttott à lord nom des Bordelais » 4e disposer pour le soutien de leur cause j d'ens^iron 3 mille hommes^ dont mille Sfiulementferaient leur entrée à Bordeaux ( i )•

Le ridicule de ce projet tenait lord Wellington dans une sage méfiance , en lui démontrant tout à

iAhmimm*»

^i) F'o/ez Beaaclianip» tom. II, liy. ZII, pag. Sy.

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