‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 90 sur 109 · CHAPITRE XXlIt. 3o · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXlIt. 3o

là là tête de laquelle se met le colonel Duehastel , ils sont culbutés et sabrés jusque dans ^

M aubburgu^ , où ils trouvent à peine un refuge , malgré la protection de l'infanterie qui arrivait.

Cette charge , où ils perdirept leur chef, que le colonel Duchastel tua de sa propre main , les rendit birconspects, et retarda assez leur marche pour laisser au comte d'Erlon le temps de se mettre on mesure.

. Le géaérii Fane ayant abandonné la poursuite c<»ni>at de ide la cavalerie française qui se retirait sur Ra- ^^«-^*«•"•• Basteins, pour se jeter sur les troupes de ce dernier, fut d'abord ramené ; mais soutenu verâ trois heures par le général Picton , après un enga* gement très-chaud, il repoussa les Français jus*qu'à Pujo , à 4 kilomètres en arrière de la ville.

Le 20 , lord Wellington poursuivit sa marche combat d« sur deux colonnes : celle de gauche sous le gé- ^*^^*' néral Clinton , devait tourner 1^ droite des Français par la route de Rabasteins ; celle de droite sous le général Hill , s'avancer par la route de Vic-Bigorre, et les chasser de Tarbes.

L'armée française occupait une position de ^ passage; le comte d'Ërlon tenait le plateau en arrière de cette ville, ayant à sa droite le général Clausel à cheval sur la grande route de Tournay ; le comte Reille couvrait les approches de Tarbes que ses instructions lui pres-

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crivaient de défendre. La cavalerie, à rextréme droite , s'appuyait à la route de Trie.

Les avant-gardes des Alliés furent arrêtées par les troupes légères placées dans les faubourgs de Tarbes et a^u village d'Aureilhan ; bientôt toute leur armée se déploya sur la droite des Français , et fit jouer une nombreuse artillerie contre les ponts de Tarbes , que les avant-postes repassèrent pourtant en bon ordre.

Le lieutenant-général Hill traversa la ville à la hâte, croyant poursuivre une troupe en retraite; qu'on juge de sa surprise lorsqu'après avoir gravi les hauteurs , il se trouva en face du corps du général Clausel prêt à le recevoir ! Lord Wellington voulut alors presser la marche du général Clinton ; mais il était trop tard pour qu'il pût arriver à temps, et sa manœuvre fut en pure perte. L'armée française continuant en ordre son mouvement rétrograde, alla prendre position:

le général Clausel à Clarac derrière le Larros , les deux autres lieutenances à Toumay , cinq régimens de cavalerie à Triel Le seul avantage que produisit aux Alliés la manoeuvre de Clinton, fut de couper de l'armée un détachement de !20o chevaux , que le général Soult rallia heureur sèment le soir.

Retraite des Le lendemain l'armée française couimença son Toïïo^se. "''^ mouvement sur Toulouse par Monrejeau etSaint- Gaûdens. Le baron Clausel chargé de flanquer

Cbàpitre xxiir. ^ Sog

la droite , alla prendre position à Lossan et Fran- / queville , et le sa à Viileneuve-de-Riyière , oii il rejoignit l'arrière-garde. L'infanterie fit ces manœuvres en colonnes par divisions , an pas cadencé , prête à former les carrés , ce qui ôta à la nombreuse cavalerie des Alliés l'envie de l'in- ^

quiéter sérieusement.

De Saint-Gaudens , l'armée française continua « sa retraite sans accident pal:* la grande route sur Toulouse , où le duc de Dalmatie était décidé à tenter encore une fois le sort des armes , soit qu'il fut rejoint par le ûiaréchal d'Âlbufera , soit qu'il restât seul polir défendre la Garonne , cette dernière barrière des riches départemens du midi. Pour ne pas anticiper sur les événémens y nous allons le laisser sur ce point et rendre compte en peu de mots de ce qui se passait de lautre côté des Pyrénées entre l'armée d'Aragon et les trois corps alliés qu'elle avait en tête.

Depuis la réunion des armées de Catalogne et Positions de d'Aragon ^ le duc d'Albuferà avec 18 mille hom- ragon^ mes de pied et 2,5oq chevaux répartis dans les cadres de six divisions , dont une de cavalerie^ ( Fo/ez le Tableau nf> XXIV ) s'échelonnait?

entre Barcelonne et Girone , gardant avec deux divisions à San-Boy et San-Feliu le JLlobregat inférieur.

, Par suite de ce système qui devint si fatal à Napoléon » au-delà de cette rivière y plus de 8 mille

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vieux soldais occupaient encore. Sagonte, Penî»cola ) Tortose., Meqûinen^a , Lerida et Mouron ; dans rintérieur de là ligne, Barcelonne, Olot, Hostalricb, Girone etFiguères, renfermaient de^ garnisons formant avec la brigade de Cerdagne plus de i4 mille hommes.

Posiûonsd» L'armée anclo-sicilienne de la à i5 mille com^ battans , aux ordres de lord* Bentinck , conjointement avec un détachement de 9 mille hommes de la 2^ armée espagnole, commandé par le maréchal-de-camp Sarsfield , bordait la rive droite du lilobregat, depuis son embouchure jusqu'à Menresa, et se liait par Collent à la 1^® armée espagnole , qui de Vicq observait Girqne sur les deux rives de la Ter, avec 17 mille baïonnettes.

Le général Copons , commandant la 1'^ armée espagnole , faisait le siège de Peniscola , et bloquait avec environ 18 mille hommes, les places au-delà du Llobregat où il était resté des garnisons françaises. ^

Si des forces aussi considérables avaient été réunies sous le commandement d'un chef ha^ bile , le duc d'Albufera n'eût sans doute pas gardé une position aussi aventurée ; mais informé que ses adversaires étaient indépendans , jaloux les uns des autres , et trop loiu du généralissime pour en recevoir l'impulsion , il ne conçut aucune crainte et se flatta de pouvoir la-conseiTcr jusqu'à ce que l'exécution, du traité de Valençay »

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