CHAPITRE XXIV
gleraît d'après celle des armées , sans qu'à raison^ d'échec elle pût s'écarter de la ligne tracée.
Tandis que ces choses se passaient à Langres , le duc de Vicence ayaïit enfin obtenu des passeports pour se rendre à Châtillon , ne cessait de , demander à l'Empereur de nouvelles instructions et des pouvoirs plus étendus pour le cas où les Alliés, foulant aux pieds la déclaration du i*'' décembre, exigeraient des cessions autres que celles indiquées par les bases de Francfort; mais Napoléon , qui avait souscrit avec tant de peine aux sacrifices qu'elles lui' imposaient, et pris le commandement de la grande armée dans l'espoir d'améliorer l'état de ses affaires à la prf;nlière bataille^ différait de s'expliquer vis-à-vis de son Ministre. Trahi de nouveau parla fortune à la jElothière , il lui écrivit seulement alors de presser les négociations, et d'accélérer lemoment qui de\>ait mettre un terme aux malheurs et à Vétat de souffrance de ses peuples y sans d'ailleurs lui indiquer le genre et l'étendue des sacrifices qu'il ' était prêt à faire pour y parvenir.
Dans cette perplexité , le duc de Vicence ne ^e duc de connaissant les résultats de la bataille de la Ro- ^j^*^*^*^^^^^^ thière que par les bulletins exagérés des Allies , t^nasTtuMiou ne sachant à quoi s'en tenir, et inférant de la re- <i«« afiaij^««commandation de l'Empereur et du silence du duc de Bassano,que le mal était encore beaucoup plus grand que les Alliés ne le pensaient, crut
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devoir demander des reaseignemens au prince de Neuchâtel. « Je m'adresse à y. A., lui écrîvit- » il , comme au plus noble et au plus dévoué des » serviteurs de TEmpereur. Voilà encore une ba- 3) taille 5 et Tennemien fait un trophée ! Cet évé- » nement ne coutrariera-t-il pas nos négocia- » tions? ne rendra-t-il pas toutes les questions )) encore plus difficiles ? n'augroentera-t-il pas » toutes les exîgeances? Le Génie malfaisant qui >} gâte, les belles destinées de l'Empereur le rir- » convient encore. Ne nous a-t-il donc pas assez » porté malheur ? Faites donc arriver la vérité à » S. M. Montrez-lui donc combien les circonstan- >> ces ^ont graves , tout ce que ce délai peut faire » risquer sans pouvoir otïrir aucun avantage*. >) Parlez- moi clair, mon Prince ; avez-vous encore » une armée ? Peut-on discuter les conditions. » pendant i5 jours, ou faut-il les accepter de » suite ? Si personne n'a le courage de me secon- » der, et de me dire oi\ l'on en est réellement, je » re^te dans le vague des nouvelles de gazettes^ y> dé M. de Bassano , et ne puis savoir ce que je )) dois faire. C'est avec ces contes -là que nous » avons perdu toutes nos conquêtes; ce ne sont » donc pas eux qui sauveront la France.. La faute-^ » n'en sera pas à moi , car je ne cesse de deman^ » der à l'Empereur de me donner ses ordres, et 5) cela bien plus pour le servir, et le contenter n que pour mettre ma responsabilité à couvert...