CHAPITRE XIII
gny , et la brigade de la division Boyer qui gardait Mérj, occupa Semoipe et Gourganson. Le duc de Bellune , avec ses divisions et une brigade de marcbe de cavalerie commandée parle général Vattier , se rendit par Plancy , à Salon ; le duc de Padoue avec la a* division de réserve de Paris et un détachement du 1*' corps de cavalerie aux ordres du comte Bordesoulle , à Villenoxe.
Le 28 , toutes les troupes de la garde s'établirent entre La Ferté- Gaucher et Esternay , et le duc de Padoue à Bricot- la -Ville et Châtillon. Chemin faisant, les chasseurs et les lanciers de la garde , ayant rencontré, aux environs de Fère-Champenoise, les troupes légères du général Tettenbom , leur donnèrent la chasse dans la direction de Vertus*
La marche d'Esternay à Jouarre fut af&euse.
L'Empereur ne put arriver que fort avant dans la nuit avec la cavalerie et les têtes de colonne d'infanterie de la garde. Il faisait un temps horrible, et les chemins étaient impraticables. L'ar* tillerie resta embourbée entre Rebais et Jouarre, et ne put être tirée que le lendemain matin.
Comme il n'y avait pas un moment a perdre pour secourir les maréchaux , on travailla à la reconstruction du pont pendant que les troupes se ralliaient.
Le maréchal Blucher craignant pour ses der^ 1. 24
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rîères et igtiorànt etacot*© si Napoléon passerait la Marne à La Ferlé on à Château -ITiîerry, renonça prtideihtnent & la conquête de Paris, et sentit qu'il était temps de se replier sur TAisne , aén d^opérer sa jonction avec les généraux Winzingerode et Bulow. 11 marqua en conséquence la direction de ses troupes sur Soissons , et commença son mouvement le n mars.
Le corps d'Yorck , ouvrant la marche , alla prendre position à Oulchy^a-Yillô lurTOurcq, face à Château-Thierry ^ et fîit suivi à Tentrée de la nuit par ceux dés gétiéraux Sacken et Rapzewitsch, qui s'établirent à Ancienville et Milon. Le général Kleist désigné pour former Tarrière-garde , eut l'ordre de faire une reconnaissance sur May , autant pour masquer ce mou-" vement rétrograde que pour s'assurer de la force des renforts arrivés durant la maitk jLeconnaU- Au momcut où la cavalcrie du général Ztéthen £°*L iL^ qui en fut chargée , débbuchait de Neufchelles , la division Merlin se piorta à àa rencontre, mais elle en fut reçue â coups de caûon , et chaînée par les dragons de la Nouvelle-Marche , leé hussards et lea uhllms de Silésie, qui la repèrent sur la division J^rcard ^ laquelle s'avançait en bon or* are ,^ioute9a^ de celle an général Lagrange \ sous la protection de 13 pièces de position. Alors s^^iigage^ une canonnade fdrl Vite qui démohta
criAi*ï+RÊ if il. 37!
6 pièces âUX Prtlsàifenè. A cîtiq heut-ëè d\ï sdî^, le général Zîethen , prêt .à être fol'cé sur ik gaifche , eiéciitÉl èîi rëli^étitè àf êb peiùe. Lé génétal Kleîst le rectiefliit , et gagnât rOtii-ctjlehtfetfiébt, parce tju'iî devait âttéridre <jae tous lés àtltres cot*pS eussent iUé : lé duc dé Ràgusé Vàiiidi^ii àtL^tès àa défilé dé Maréuil encbrè ettcoirlbré ^ar lé côrpè dé KàJ)4:éVî^its(:h", ^î repassait la rîf ièi^ pour se porter |)ài^ ^à Vive gauche $dr La pèrté^' Mîlôti. Obligé de fait-é face , le géûét-àl Kleisfc placé detix bdfeiillcrtïs, uti régîmeùt de husSarfs et 6 pièces d^ârtîUerie en àVaiit de Mareuil , âteù drdle de i^hît jusqu'à ce qiie tout ait paSsé le pont; Lé duc de RagUse ne pôurànt présUttiér' la cônfùSioh qui î*égtiâit daùs les tî'ôii^es de èoïi àdversëii-e , ii'étiàqua le village ^(l'^ltec dé Taf-» tilleHe ^ et laissa àiriéi le temps àuX Ptlissiens de s'écouler. Une fois sut* 1â rite gàUche , le gé- }!lél:*al Klekt fbt^ma ses tto(i{)és eu bataille , et uè se remit èri tùàHîbe qu'à iflînuil , ti"Op heti^eut d'atoit* échappé àiW datngéW qùê édll général etf chef lui avait fait coufii^ , etK ayèUiUMtitsOii éôrps et celui de Kâ](ii!eWiisch Mhi haisàtk entré eût , et leur indiqùaut lé mêtûè pùihi Ûé'lrétràiié. Pta^ xm hdSsttd âssei; élugùliér , lè'fllè du féld^itlà> féchal BlUchei^ cdyttuiiàndd les tràtrpes '^i dé-l fendirent le défilé de Mtttmi 01V il iaillH être victime, et iità. sfâ gloire ^e Hmpi*tfdeucè'dé
ni''
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Les maréchaux français prirent position à Neufchelles et Yaurinfroj.
rEmperenr Cependant TEmpereur ayant achevé la cons-
passe la Mar- f * •'
A« à La Ftrté. traction dun pont, fit passer la Marne à son armée le 3 , vers deux heures du matin. La division Priant , la cavalerie de la garde , celle du comte Grouchy et le corps du prince de la MosLowa , s'élancèrent sur les derrières de l'ennemi. En même temps les ducs de Bellune et de Padoue eurent l'ordre de se rendre par Vieux- Maisons et Bussière, à Château-Thierry, où 2 batteries de gros calibre et 4 à cheval de la garde recurent celui de les suivre en remontant la rive droite de la Marne. Les ducs de Trévise et de Raguse , de leur coté , passèrent l'Ourcq à La Ferlé- Milon , et se jetèrent dans la plaine sur la rive gauche. L'intention de l'Empereur était . de pousser les Alliés rers Oui chy-la- Ville, tandis <jue lui-même se porterait par Braisnesà Micy , où il voulait passer l'Aisne sur leur flanc gauche , et que le comte Grouchy Couperait la route de Cbâtea.u -Thierry à Soissons. Combat àe Lcs maréchdux découvrirent vers dix heures FroDt.^ du-matin , l'arrière^- garde à la hauteur de Passy ; l'infanterie étant encore trop éloignée, il fut enjoint au général Doumerc de tourner l'ennemi par sa gauche avec une partie de sa cavalerie, pendant que l'artillerie légère la canonnerait vivement en front. C'était une chose aisée qui ne
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réussit pourtant pas ; cet officier général ne trouvant pas le chemin le plus court pour opérer son monvement, le feld- maréchal eut le temps de faire des dispositions. Se voyant sur le poitiC d'être accaUé , il fit prendre la droite dé son arrière*garde à la réserve de cavalerief du géiiéral, Rleist , la gauche à celle du tômto Langeron , et les fit appuyer à 5oo pas en arrière , par lès brigades Rlux et Pirch, entré lesquelles se'frôuvait un bouquet de bois ; e^fin , il jeta un batail* Ion dans la ferme à drdite'dé ce petit bois, et y plaça i&pièces de canon. ^^ '
Dans celte position , il &llait s'attendre à tout, car le défilé de TOurcq -était obstrué par rinfanterie , Tartillerie et lès bagages des autres corps d'armée. Si lacavalérîédu général Doûmerô avait donné commeons'y attendait ,•' cette âr* rière-garde eût été fort cômfpromise ; inard elle ne put l'aborder asâess toi , - iii àf ë<? assez de vigueur, et ne lui fit <}ué' quèlc^ùès prisonniers» L'infanterie du duc de Râguse arriva' frop- tard pour agir simultanément*; en scH^e que l'ennemi eut le temps de repasser l'Ourcq et d'éviter le choc. Il s'engagea seiilemént dès' deux rives ^ om feu ' très*vif d'artillerie et dé mousqueterie : :i4 pièces de gros éanônèl 'une nuée de tirailleurs défendaient le pont et ' écartaient la cavalerie française dès guéè ^^'indiquait , eh les passant , celle des Allies. Ce ne fut qu'à, cinq
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^tftt q»'ft ï'4poq9« 9:^ elle t绫b» êttppi^vfl»' 4§ft
Russe$; ^agamiaon ngtéme éta)t n^oim fopte , ïmiê elle j|e cofnpo^it de «oldat^ «gu^m^ Qt i^màuvr cis %^x &tigu«s, (uVMUi^^ifl pl** Riiwbrwse,
en fujtfQrp^é Iç 3 , on çQin^ji^f^çA ^ le qf^uoQii6r« et elle riposta ^v^ vigi^ie^r* l^ §^9^n»l B^ow dé$irant ^'éparg^iç^ d^ plu^ gl^P^e# flîfl^wlt& , envoya up parlemeni^airiç au général Morean.
CelwTci , à qui }a déÉçp^^ d'4wf^!?rre avait li mal ,
réu^^l , pe fuj; pq^nç /â:app4 4? rimpQrtaneiç de Soissons et des ressQurces qu'il offrail pottv aurêtçr l'en^eq^i. Jl qe soffgfla qS> aa»irer sa garaispn , ef çr|j^ f^ire i|îifi pU^ft» i^w^i b<«»«i>raWe qu utile , de repdre Ja plac^ , m^ «« réseryaAt la fecul^é 4e EeJQiii4i^ l arm4e arnei se^ troupes.
ijette capiii:4?^îpP « airanjagffti^e popi: les Alliés , faillit pçr^]:^pt &§ VPmtfi^^ pw fe^ roidwf des Pn^ssieiM. J^^f. terp^ de^ la, ^Qpv«9to^» ♦ la .garuiçpu devait «www*espwfiW:4ç sa^ipagn^; lï^ai^ Jqrsqp'jlfot qp^^^OjE^d'f vaPHl^ft m M FO»l»t lui eu accorder qme deuj;. C9|;t9 «hiiçaiia.au^Al i»- .ju§ie q\iç howd^ propos» tirap«pprUt les PolQoak
de fureur. Excités encore par le bri;ût di^ ««aii^p de larmée (r^pf iiisç , qui dppuip ja veilla »af^ait jçes^é de se .%fre eatendre (bq sç papprQçbaiiJt, 41s allaient f e mettra p« r^vQUa Qo»tr9 1« gf neral Moreau , et défiEiPdi*^ hpho^ malgfé lui , Iqt'ique If^ comte Wppo^aowF applwit l«s> difficultés , en
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fisiisant sentir aux Prassiens le danger d'insister sur lears prétentions. Donnez-leur, dit-il, tor^fe^ les pièces qu'tts réckunent et les miennes , s'ils les exigent y mais qu'ils partent de suite : nous aurons encore Jait un bon marché. Le général russe avait raison; à peine la garnison fut-elle hors des faubourgs , que les têtes de colonne de l'armée de Silésie y entrèrent dans le plus grand désordre. Qu'eût fait le maréchal Blucher , s'il eût trouvé la place fermée et défendue par le régiment de la Vistule ?
L'armée de ^lésie employa le reste de la journée et toute la nuit du 3 au 4 à passer l'Aisne. L'arrière-garde faîte par le général Rapzewitsch se retira en bon ordre, et fit une halte de six heures à Busancy.
Les maréchaux ^'établirent à Hartennes , d^oà ils détachèrent sur leurs derrières , le général Vincent à Châteail^Thierry ; avec l'ordre de lever Ja garde nationale des environs , de retrancher et d'armer le'chftteaù qui commande le pont, de rasBemblet" et de retenir jusqu'à nouvel ordre tobs les isolés et les détachemens dirigés de Paris sut- l'armée.
La- cavalerie légère du général Grouchy vint à travers champs prendre poste à Recourt , échelonnée parles troupes de la garde. Le quartier impérial ibt transféré à Montreuil-aux-Lions. - Rien encore ne > transpirait de la reddition de