CHAPITRE XIV
Josqu'ici les Russes n avaient pas eu beau-^e maréchal coup de peme. à contenir les faibles attaques des ne rordre d« Français. Cependant le feld- maréchal Blucher, instruit que le mouvement prescrit au baron de Winzingerode ne pouvait avoir lieu , craignit de compromeUre les corps de Sacken et de Woronzo^ , en les laissant seuls aux prises avec l'armée impériale, et leur enjoignit de se replier au plus vite.
Au reçu de cet ordre , le baron Sacken prit la route de Laott avec son infanterie et mit sa cavalerie à la. disposition de son collègue : toutefois celui-ci qui avait eu le temps, depuis cinq heures de combat, d'apprécier les avantages de sa position, n'obtempéra qu'à regret à Tordre du jfeld-marécbal, et en différa l'exécution, convaincu qu'il courait moins de risques dé résister qu'à battre en retraite , parce qu'à mesure qu'il s'éloi-* gnerait de la tête du plateau, il donnerait plus de prise sur ses flancs.
Témoin du désordre qui se propageait. Napoléon Deuxième ordonne alors 'i^u général Colbert qui venait de u'd^il'ioik rallier ses lanciers sur le petit plateau de Graone, maî^^à de tâcher de déboucher sur le grand par le seh- rîîS^„edê tier escarpé qui conduit de Graonelle à la ferme f^'^^li.éni des Roches , et presse l'arrivée du reste des trou- •^^J^*,"* *" pes du duo de Trévise. En même temps il mande près de lui le général Charpentier qui est originaire du pays , lui confie la conduite du corps entier du duc de BeUune , etlui prescrit de rétablir
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au-filatôtlecostiba^loipromettaiit âé le fiàire soutenir ineessammoit par- r«i£mteïJeide ia ¥kdle garde.
;GetteKloableaftla«pes''€nDé4mte ovoc ea^ihyile. . lie {gënéval C^Âbert pâment -à 9e former eo avant «le la^eane^éta^Aoches'UUiS^pré ie fead^rtiMerie - et deumouaqoeterie dirigé «entre: lai ^s»*tes^i^iijacMide NawflgÎMk et )de ^ttisk"; de seo ^ûéfé le général Charpentier ploie ses troupe ^n cerlanneanrée, pasae le î ravin de ^aodér et côtoie le pôedidn platêM»0ni^taat la lisière dâboisiëftti de ja& garantir de TanâUerie -eMieiûie ,^pais gtstidt fa xDntr^eqte>àgaiM^ du village d^itilles, Mr . lecpiel • le général * Bayer renonvalà une atta^e. jàuasit^ qife^ki tête dècotonne-du premier pa- .rut .sur > l'arête du plaieau , 'les 1^^ ^^ 4^ ^gi- ;in^s jde4iiiassettrS'qai^fonnnsMi%-reiti»éiû^ des -premiiàiieet MccHEide HgBfes,^€r^tun^^ gâfiicàe^et iliai^cueillireM par one fîisiUade ti^èis^ive. 'Eb même temps le comte Woi^emziyw -eii^doniia -au qapnéral'Sdi^rs ,^ oeanmâudanl «me^ brigade^ de la .veserre , d^-s'opposer à'se&progrès.'Les régimens . sde V Siarica » et >dë ïf ouvdle-ingrîe 'vÛJMrent àtoi^s 'se -pkocr enx)Mîi^^]art à ^otk'^oo pas dd j8ân^ ganeh^e 4e^oes deux régnuens. Mais la gaucbe du gékiér^l (olutrpentîèr^ajant été ^soutenue pàrunte ^batterie d'ertfllem'de la vieille garde etla divisiou^Friailt, -ipliaWtitieafin franchi! le ravin*, ils 'se replièrent. I^ur lea enlrefeîti^^ ^ le général^ Beyejr soutenu des divisiom^ Meunier ^ et Guriël /'ebleva le village
d' Ailles aux 2\ei ë^xfégm^m de. x^assçms russes ;
ce qui décida le comte \V*[pjrc««aw,à ^camweçicer
jenjSn son mouYement ,da, retraite. Dès gu'il fat j[;*J^^^;^;;
prQuoocë , Içs Français .s'^tendîr^par Jç^iir gau- retraitf.
cjie çt ocmjçè4:eut to»te.la loçgciur du^pkteau,
eu le duc di^ Trévi&e viqt. former jseconde ligne..
r^i^ppj^^p» .or^dowia, alpr^' au comte Drpuot 4e mettre .pu ;a^e^ip|a J[çs six Mttprift$ de rjé?^rw de la g^rd^ snv le. front de l'^mée, et donna Je commandement .die toute h icav^rie ;aji .col;oue|- ; général comte PeÙiard, en lui recommao^nt d'^pp4i^.çr l^jg^ud^e aux ordres du princ0 ,de }a Afoskoiiv^ , et 4e jç^ferckçr à sîb lier avec la jQ^v^ierie 4» iwaite ]>Iia^outj , .pour déborder le tl^uc droit djpi'enuismi*
De^Q^ côté» le comte W^rp^aïQW .qiii »e crai- chargés d«
, . ' j^ car«leri«8ar
glH^ll Cpie pOtUr sa QVplXÙ , Arrêta ao^ ipmVfe- U gauche.
m^iH à Jf^ hauteur dç^C^rnj» pu Iç pMflW^fo^^Kie uu npuTel étraxtglement de peu de largeur, ,afin de donner le temps à la cavalerie du baron Sacken d'appuyer la briigade du .g^^^al Beu^endorf , qui allait ge trouver seide aux ^prîsjss avec tpute la caTakjpie frapçaise. Gçtbe .précaution, ijt'etait pas inutile , car quelles instant .après , les hussards de Paalogrpd charges successivement ^par les divisions Excelmans , Laferrière et la brigade polonaise , auraient' été fort mal menés^ s'ils n'avaient été recueil- 4is>piir les. hussards et les dragons du général Wassiltscbikow 9 dont les charges vigaureu§çs
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et habiles arrêtèrent à leur tour , Timpétuosité des escadrons français. Cependant la retraite continua avec ordre, en rëgîment par échiquier , sous la protection d'une formidable artillerie ; le général Belliard se prolongeant vers la gauche avec les divisions Golbert et Roussel , prit bientôt la tête de colonne , et manoeuvra en vain pour déborder la droite de Tennemi. A la hauteur d'Ouarmont, sa gauche pressée vivement par le prince de la Moskowa , se jeta dans le chemin qui conduit à Chevrigny,pour être à l'abri de toute poursuite sur la rive droite delaLette. Le général Charpentier s'en étant aperçu, dirigea sur ce chemiarapide et étroit, 4 pièces de canon, qui l'enfilèrent et y causèrent un grand ravage. La droite, qui continua à se retirer sur le plateau en suivant lechemin de Craone à l' Ange-Gardien, précipita alors son mouvement de retraite. Chargée à plusieurs reprises par le général Coîbert , le désordre commençait à s'y introduire , et l'on serait peut-être parvenu à Tentamer, si toute la cavalerie eût été réunie ; mais le comte Belliard n'ayant, pour tenter cet effort et contenir la brigade légère de Benkendorf , lés dragons et Fes hussards du général Wassiltschikow, que lesîanciers et les dragons, le reste.de là cavalerie sa trouvant à la drqite sous le comte Nansouty , l'occasion: fut perdue sans retour.
• La nuit surprit l'armée française entre 'Filàih et Ostel où elle bivouaqua. Le général Çolbert
CHaIpITRE XIV. 4^*'
formant rextrême ayant-garde , s'établit à Aisy , s'étendant de la Lette à l'Aisne , de Pargny à Celle , et poussant ses avant - postes à FÂnge^ Gardien*
Le comte Woronzow , après avoir fait une halte de 4 heures à Chavignon , et rallié la ganni-^ son de Spissons-, se retira devant Laon ^ renforçant de deux régi mens de chasseurs à pied le général Benkendorf qu'il chargea de former l'arrière^garde.
La cavalerie sous les ordres du baron Wînzin" gerode , et les corps des généraux Kleist , Yorck et Langeron , partis la veille pour venir par Fétieux tombée' sur le flanc droit des Français , s'égarèrent et n'arrivèrent dans ce village qu'à la nuit , ce qui fit échouer le projet du feldmaréchal Blucher : le comte Langeron s'arrétd à Troucy , où il facilita par une vive canonnade le passage de la LeUe à la gauche du> comte Woronzaw.
Telle fut dans son ensemble la bat^Ule de Graone dont les Russes et les Français revendiquent également l'honneur , sans que l'histoire puisse prononcer entre leurs prétentions. A la vérité le chalnp de bataille resta aux derniers ; mais si l'on considère les sacrifices énormes qu'il leur coûta, et les motif$ indépendans delà volonté du comte Woronzow qui déterminèrent
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la retraite^ on ne saurait nier que les Russes n'aient acquis dans cette journée , autant de gloire que leurs ennemis.
La perte des Français a été estimée à'8 mille hommes tués et blessés.; la division Boyer de Rebevàl perdit plus des j de son effectif; le i4* régiment de voltigeurs eut seul 3q oflSciers hors de combat sur 33 présens. Parmi les généraux blessés , outre le maréchal duc de Bellune , on comptait les généraux Grouchy , Laferrière , Boyer, Bigarré et Lecapitaine ; ces deux dernier» légèrement.
Du côté des Russes il y eut iSsg tués et 3256 blessés; au nombre dès premiers se trouvèrent les généraux Landskoy et Oreschakow , et parmi les blessés, les généraux prince SchowansLi , Laptiew , Maslovsr et Swarilin.
On ne se prît de part ni d'autre aucun homme , aucune pièce ; mais le champ de bataille resta couvert de cadavres , de débris d'affûts et de j caissons.
La nuit s'écoula dans un repos réclamé par la fatigue des deux armées. Lorsque tous les rapports jBurent parvenus à l'Empereur , il parut étonné de ce que lui avait coûté sa victoire ; mais, loin défaire la réflexion qui vint naturellement à Soltikow après le gain de la bataille de Kunersdorf, il feignit de rejeter ses pertes sur la faible con-