Chapitre xiy. ifo
stitutîon de ses troupes. La vieille garde seule ^ se soutient : écrivait-il à son frère , le reste fond comme neige.
Inférant du petit nombre de troupes que le feld-maréchal Blucber avait opposé à la bataille de la veille 9 que la majeure partie de ses forces était engagée dans un mouvement décousu , Napoléon espéra ne pas lui donner le temps de s'établir à Laon , et lui enlever cette position par une attaque brusquée. Le prince de la Mosl^owa reçut donc dans la nuit, rordre de poursuivre le lendemain l'aile droite de l'armée alliée avec son infanterie et toute la cavalerie* Le duc de Raguse qui avait rallié à Roucv la division du duc de Padoue , eut Tinstruction de se porter de Béry-au-Bac avec elle et le i^^ corps de cavalerie , sur Laon par la grande route de Reims , et d'entrer par Bruyères en communication avec le gros de l'armée.
De son côté , le feld-maréchal Blucber qui ne pouvait se dissimuler que son plan d'attaque n'eût complètement écboué , fit toutes les dispositions nécessaires pour réunir son armée et recevoir une seconde bataille sous Laon.
Les co^ps de Langerpn ,^ de Sacken et de Winzinserode recurent l'ordre de se masser en arrière de la chaussée de Crespy , en face de Lanicourt , ayant derrière eux toute leur cavalerie à Loisy ; les corps d' Yorck et de Kleist,
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de prendi'e position entre la hauteur de Laori et Taux , ayant en seconde ligne leur cavalerie réunie sur le chemin de Ghambry ; le corps de Bulow continua à occuper la ville.
Le 8 mars au point du jour , le prince de la MoskoMra , à la tête de la cavalerie de la garde et de la ligne , se mit par TAnge-Gardien et Gha-> vignon , à la poursuite du général BenLendorf , lequel , tout en canonnant , arriva vers 4 heures du soir à Urcel où il se réunit à Favant-garde du baron Winzingerode. Près de ce village , la chaussée de Soissons à Laon est une levée assez étroite entre des marais impraticables ; le général Czernischew occupait Etouvelle avec un régiment de chasseurs à pied; un autre était en position à Chivy , et une forte batterie enfilait la chaussée. C'était plus qu il n'en fallait pour arrêter les Français à la tête du défilé. La cavalerie se déploya adroite et à gauche de la chaussée à l'entrée du marais , et fit usage de son artillerie : l'infanterie qui arriva peu de . temps après , ayant essayé en vain de le traverser , fut obligée de prendre position à Urcel. La cavalerie occupa Nouvion , Mailly et Grandchamps , et poussa des pa-*^ trouilles vers Bruyères sur le chemin de Graone à Laon.
Le général Priant coucha à Ghavignon , les divisions Charpentier et Boyer près de la Malmaison. Pendant que eeci se |Missait sur le front