CHAPITRE xiv. s
mit en tête de colonne les 3oo chasseurs à cheval de vieille garde , et donna la chasse aux trou* pes repoussées d'Etouvelle et Çhivy ; cependant arrivëe^u pied de la montagne de Laon , sa cavalerie est saluée par une volée de mitraille de 12 pièces , qui blesse le chef d'escadron d'avant- ce projet
1 i>'i»i Al échoue. On
garde , enlevé plusieurs nommes et arrête le reste, trouve !«• Au milieu de 1 obscurité , il devenait impossible smou. de continuer cette attaque; il fallut prendre position hors de portée' pour attendre le jour. . Lorsqu'il parut , on découvrit la position de l'ennemi. Sa droite s'appuyait aux collines entre Thierret ut la Neuville ; le centre était -en bataille sur la croupe et au pied delà montagne de Laon, avec une formidable artillerie ; la gauche s'appuyait aux hauteurs d'Athies. Elle ne présentait pas moins de 80 mille hommes sur le long dévelappement de cette ligne dont les avant-postes occupaient Clacy > Semilly , Ardon et Athies.
Mais pour avoir uijie idée exacte de cette position, il convient de dqnner quelques détails topographiques des environs, en commençant par la ville qui en formait le principal appui..
Laon est une ville d'environ 7 mille âmes ,, TopograpUis très - ancienne , bâtie sur un mamelon de 36 àdeLs«iu 4x) mètres d'élévation au-dessus du niveau de la plaine. Son enceinte qui peut avoir 4,800 mètres de développement , consiste en un mur flauqué de 46 tourelles , soutenu au dehors par un grand
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nombre de contreforts, ëleréde 5 à 6 m êtres dn sol extérieur, et formant terre-plein avec parapet àrintérieur sur presque tout son pourtour. Sous Henri lY, la partie Est de la ville qui renfermait ses plus beaux édifices , fut séparée du reste par un front bastionné occupant l'espace compris entre Tenceinte du Nord et celle dn Sud ; mais on n'en roit plus que les vestiges. La position géographique de Laon , à 1 5 f myriamètres de Paris et 6 de Reims , sur la route directe de Mons et de Gand , lui donnait une grande importance relative dans cette campagne; et la bonté de son assiette avait déterminé les Alliés à en faire leur entrepôt, à défaut de places fortes. Toutefois , ils n'avaient construit aucun ouvrage pour la mettre à l'abri d'un coup de main : plusieurs brèches existaient au mur d'enceinte ; les 1 1 portes dont il est percé , se trouvaient toutes ouvertes et sans tambours ni barrières , et la seule précaution qu'on eût prise , était d'avoir placé de l'arUrllerie de gros calibre sur les ma* melons de Classon et de Saint- Vincent qui dominent la place de très-près.
^ La campagne environnante est généralement basse , surtout au midi : c'est une plaine coupée de bouquets de bois , de fondrières , de saussaies et de quelques enclos ; elle est traversée de ce côté , de TO. au S. O. par un gros ruisseau qui va se jeter dans la Lette , au-delà de Ghayignon.
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de ruisseau a peu d'écoulement; il déverse ses eaux dans la plaine , et y produit un marais au milieu duquel chemine la chaussée de Sois*sons à Laon , depuis Etouvelle jusqu'à Ghivy sur un espace d'environ 5 kilomètres.
Le feld-maréchal Blucher disposé à pr^idre rinitiative , ordonna au:^ chefs des divers corps d'armée , de former chacun une réserve , et de se couvrir de leur artillerie. U avait fort gelé dans la nuit : les chemins étaient difficiles et couverts de neige.
Aussitôt que le jour permit d^agir , le général Joanée da Belliard jeta de la cavalerie vers Clacy pour éclai** ^ "**" rer sa gauche , fit occuper Leully et plus tard Ardon , sans éprouver beaucoup de résistance.
A 7 heures du matin, le prince de la Moskowà déboucha avec son infanterie de Ghivy , et fut suivi de près par le reste de l'armée , à l'ex* ception du duc de Raguse qui avait reçu l'ordre de se porter de Gorbenj sur Laon directement parla route de Reims. Le Prince piofitant d'un brouillard épais, fit marcher le général Boyer sur le village de Semilly , situé au pied du plateau de Laon. Cet officier général , quoique accueilli par un feu très-vif de la brigade Thumen , par* vint à s'en rendre maître. De son côté, le duc de Trévise poussa la division Poret de Morvan sur le village d'Ardon dont elle s'empara après une courte fusillade. Ces deux mouvemens avaient
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pour but de s^assurer .si l'ennemi voulait tenir , et les dispositions qu'on lui vit prendre pour recouvrer ces deux postes , ne laissèrent auctm doute à cet égard» Pendant cette sorte de reconnaissance , Tarmée française se déploya à cheval sur la route , la droite appuyée à Leully , et la gauche au tertre de Clacy. Les Alliés démasquèrent alors des batteries qui forcèrent à manœuvrer pour ne pas tomber dans la ligne de leurs feux. Vers onze heureSyle brouillard étant dissipé , le feld*maréchal Blucher reconnut la faiblesse de l'armée qui se présentait devant lui , et résolut de prendre l'ofTensive. U dirigea la division Schowanski, soutenue dune brigade de cavalerie du corps de Winzingerode j^ sur le chemin d'Anizy , pour inquiéter la gauche en même temps qu'il fit attaquer vivement Semilly par l'infanterie du comte. Woronzow , et Ardonparle corps du général Bulow. Cette double attaque lui réussit; forcés d'abandonner leurs postes, les Français ne se retirèrent qu'en désordre. Heureusement , le prince de la Moskowa chargea avec les premiers escadrons de la garde qu'il trouva sous sa main , une tête de colonne . d'infanterie qui allait arriver çur la chaussée , et couper la retraite aux troupes engagées dans la plaine. Cette charge fut appuyée par une autre que le comte Belliai^d fit exécuter contre les Bpsses sur la gauche de la