CHAPITRE Xiv
ne. Le coïnte Charpentier laissa arriver la colonne d'infanterie jusqu'à demi-portée de son canon , puis il le fit jouer avec une telle activité que les Russes furent obligés de s'abriter dans le petit bois qui est en avant à gauche de Clacy , et d'abandonner l'attaque de ce village à la brijgade légère du prince Glebow. Elle fut répousséc avec une rare intrépidité par les officiers et sousofficiers qui se multipliaient pour suppléer à l'inexpérience et au défaut d'instruction des tionscrits sous léiirs ordres. Dans cette première attaque, là division Charpentier souffrit encore moins du feu dé l'ennemi , que de celui des bat* teries du prince de la Moskowa , placées sur le tertre traversé par le chemin de Mons, et <}ui foudroyaient Clacy, en croyant battre les colonnes russes.
Cette tentative ayant échoué , le comte Woronzow en ordonna une seconde au général Laptiew, qui n'obtint pas plus de succès. Celle-cî fut suivie de cinq autres également infrùctueu* ses, quoique faites avec des troupes fraîches' de ces deux divisions et de celle du général Wuitsch. Le comte Charpentier , au contraire , ne fut appuyé que des débris de la division Boyer dé Rebeval.
L'Empereur après avoir visité Clacy et Tavancée , s'établit sur un pietit tertre à droite du village, d'où il voyait Fensemble dés mouvemeiis , et donnait ses ordres*
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Atuqne du Yors clcux heures , les réserred qui colirQH* Lonp»ie! oaiept le plateaa de Laon, dans la direction de r«nç.w. gaijj^.yincent, en face du prince de la Moskowa , s'étant retirées , Napoléon crut que le feld-marechai Blucber , mis à bout par sa persévérance , abandonnait la ville , et qu'il serait possible de la prendre de vive force. Les divisions Corial et Meunier ayant été chargées de ce coup de mais , la première s'avança en colonne serrée par ba« taillon, sous la protection dun feu trè^vif d'ar^ tillerie, jusqu'au pied de la montagne en avant de SémiUy , d'où elle poussa a bataillons eli iiraîl* ' leurs sur la croupe du plateau» soutenus par un 3^ sur la route. Aussitôt que les Prussiens les virent à portée, ils démasquèrent une bat* terie qui foudroya les tirailleurs à peine épiir*pillés sur les flancs du mamelon ; au même moment un bataillon descendit eo colonne à la rencontre de celui qui tenait la chaussée. En un dlin-d'œil cette attaque fut dissipée, et la petite réserve du général Meunier , obligée de rentrer en ligne , saluée par toutes les batteries établies à mi -cote.
Noutean pro. L'impossîbilité d'enlever Laon de vive force , i)erear. amsi coDstatee » et 1 empereur ne pouvaaat se résoudre à batti^e en retraite devant le maréchal Bluçbcp y témo^aa l'intentkm d'ab^urder l'ennemi sur la rouie de La Fère , et il enroja le comte Drouot en reconnaissance à la tête du pelit boîs de
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Clacy. Ce général revînt , et aVéC Sa franchise ac* coutumée , lui déclara qu'un tel projet était inexécutable. Peu satisfait de cette réponse, il prescrivît au côlnte Belliard de pousser tin fsitli Au cavalerie' anssi loin que possible , entre le bois et lés moulins de Molinchard , et d'obiserver leé forcés de ce côté. Ce' général* arrêté par les Russes devant le taillis qui s'étend entf-è La Neuville et Cerny \ confirma îe prenilef rapport: Malgré ces observations , TEtupereut* restait indécis; le comte Belliard , après lui avoir développé de ttottveau tontes les raisons qui inotivaîénl son avis 9 le conjura de ne pas s^exposer ainsi à tout perdre , et finit par le décider fers quatre heures à marquer sa retraite sur iSôi^sôns. Toutefois on Continua à canonner jusqu'à îa niiit, que l'armée commença à repasser le défilé d'ËtouVélle 9 laissant les postes avancés sur là ligue jtl^qtt'à l'aube du jour.
La garde impériale retourna à Chavignon.
La perte totale des Alliés dans lès trois journées qui* suivirent la bataille dé Craôné , s*élève à 4 mille tués , blessée ôll prisonniers. Lés iFraiiçâîs 9 »ans Compter celle qti'éproUva le duc de Aagnse, eurent 3SoO bômmès hors de combat.
C'était peu 9 en égard à rimpôrtatncé des opératîons entreprises 9 et beaucolîp trop en raison de leur faiblesse.
Durant la nuit , le grand parc , celui des équi-
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pages , les blessés et les prisonniers filèrent en toute hàte<. La queue de ce long convoi fut atteinte enti*e l'Ânge-Gardien et La Malmai- \ son par un parti de troupes légères qui enleva | une cinquantaine de voitures , et délivra les prri^ ' sonniers.
^etnite dai Lc 1 1 mars au jour , Farmée impériale marsoiMoas. chant la gauche en tête , commença son mouvement de retraite sur Soissons par le chemin d'Anizy et par la grande route. L'ennemi ne sui- \ vit point le général Charpentier qui formait Farrière- garde à la droite avec sa division et les lanciers du général Golbert. L'adjudant - commandant Semery , fermant la marche sur la chaussée , avec une brigade du prince de la Moskowa et partie des dragons du général Roussel , fut attaqué à Etouvelle par i ,5oo coureurs russes vers neuf heures ; mais ils tombèrent dans une embuscade, ce qui les rendit circonspects au passage du défilé, et l'en débarrassa pour toute la matinée.
Les deux colonnes se réunirent à l'embranchement des routes au moulin de Laffàux, et à trois heures après midi , toute l'armée fut en position devant Soissons. La cavalerie poussa des partis du côté de Vailly,sur les routes de Coucy, Noyon et Fontenay , et s'étendit le long de la rive gauche de l'Aisne , vers Braisne et le Chàtelet. La division Poret de Morvan dépostée par un hurra dé co-