‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 121 sur 129 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Reprise de Reims par V ennemi. — // en est chassé une second^ fais par Vannée française. — Napoléon se dispose à marcher sur l'Aube et passe en revue ses troupes.

(Consultez pour les marches, la carte des ponts et chaussées de l'Empire français ; et pour les positions , les feuilles deCassiniy n° 44> 45; 79 et 80.)

l^ES pertes et les désastres des dernières journées ayant pour ainsi dire détruit la petite armée française. Napoléon employa les premiers momens de son retour à Soissons à la réorganiser.

Les corps de jeune gaijde du prince de laMos* Rèorgani.a. kowa et du duc de Bellune furent dissous ainsi „ ê ^^ ^ " qu« la division provisoire du général Poret de Morvan. L'on en forma , outre les garaisons de Soissons et de Compile , deux petites divisions , dont les généraux Curial et Charpentier prirent le cammandementLeléger excédant des cadres en officiers et sous-officiers , fut envoyé en recrutement à Paris.

Le ministre de la gueiye ayant dirigé par er-

43a CAMPACiNK DE l8l4»

reur sur Soîssons, 3 régimens de marcbe de i ,700 !

cava) ier$ récemment montés , appartenant au 1 ^% i j 2' et 5* corps , ce renfort arriva fort à propos "^ pour soulager la cavalerie de la garde qui avait tant souffert. L'Empereur en forma qne division qui prit rang dans la ligne, sous le nom de division des escadrons réunis, et en donna le commandement an général Bercklieim. L'armée fiit en^ core augmentée dn régiment de la Yistule , d une compagnie d'artillerie légère, et dun régiment de 600 lances polonaises ; de a compagnies de sapeurs, 2 de canonniers-garde-côtes et d'un millier de conscrits escortant un parc.

Déterminé à se porter incessamment sur TÂube, l'Empereur voulut avant tout, mettre le posté de Soissous en état de résister à une attaque de vive force. DéjA il avait prescrit au duc de Feltre de n'en confier le commandement qu'à un officier qui eût sa fortune à faire; et le choix du ministre s'était porté sur le chef de bataillon Gérard, connu dans l'armée par des traits d'une singulière bravoure. L'Empereur visita la place avec ce jeune officier qui venait d'arriver^ lui en fit apercevoir le fort et Je faible , lui traça ses instructions, arrêta avec le général Lery les travaux à Mre , les classa suivant leur ordre d'urgence , et ordonna qn'on s'en occupât de snite. Il parait que sou dessein était d'accorder quelques joiirs de repos à ses troupes derrière FÂisne ,

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