‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 122 sur 129 · CHAPITRE XT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XT

pendant qu'on améliorerait Soissons; mal^^il en fut détourné' par rannonce d'un nouvel échec qui le força de remettre ses troupes en mouvement » sans leur laisser le temps de reprendre haleine.

Le comte Saint-Priest qui s'était rendu à Vi- Marche dn

f r i» / J comte St.-

try pair les Ardenaes , ayant ete rantorce a# Priest sur la brigade prussienne du général Jagow , rappelée du Uocus d'ËrIurt , jugea ;)'avoir |)as d'expédition, plus aisée 9 ai plus utile à faire que de reprendre Reims » afin de rouvrir la communication entre l'armée combinée du Nord et de Sîlésie et celle du généralissime. U se mit aussitôt en marche , et s'établit le 7 mars devant cette ville ^ où il -marqua sa présence par la dévastation et l'incendie des nombreuses usines et maisons de plaisance bâties sur les bords de la Yesle.

Ce général , né français , s'étaiH^ pratiqué des intelligences avec quelques royalistes de cette ville , ne tarda pas à être informé de la faiblesse de la garnison que l'Empereur y avait laissée , et de la dé&ite du duc de Raguse ; c'était plus qu'il n'en fiillait pour le déterminer à hâter son coup de main.

Vainement le général Corbineau auquel il n'était resté qu'un détachement de 100 cHefaux de Ja garde, cînqmnte gendarmes et les cadres de 3 bataillons , avait informé Napoléon de l'approche . de l'ennemi ; la faiblesse de ses moyens ne lui

permit de détncher à son secours que la divlai de gardes d'honneur: encore le général Defr-an devait-il se tenir à moitié chemin de Bery Reims, afin de sui^eiller les bords de l'Aisne. n'avait que 3 à 4^^^^^^^^^^ ^ Pont-Thierrjr et Chàlons sur Vesle , et il était à présumer que j ^place serait enlevée avant qu'il put la secourir.

Reims^ dont la population passe 3o mille âmes est Tune ,des villes les plus considérables dt France, par son industrie etsoi;i commerce. Bâtit sur un côt^u dont la Vesle baigne le pied , elle n'est fermée que par un mur dont partie a été abattue pour étendre la promenade le long de Ja rivière. Le faubourg de Soissons est renferme dans une île ^u sud-ouest. Mais si le site de cette ville la rend par elle-même peu susceptible de défense , sa position au débouché des Ardénués , à6 myriamè très nord de Châlons, 5 est de Soissons, et la i de Troyes , lui donnait trop d'intérêt pour que les Alliés n'en enviassent pas la possession, qu'il était. d'ailleurs pdssibJe de conserver avec peu de troupes , en occupant du côté de Soissons le plateau qui la couvre. '. Prise d« L'attaque en fut fixée pour le la mars au point comte Saint- du jour , et dut avoir lieu sur i colonnes. .

La i'% composée de toutes les trouf^es eusses aux ordres du général Emmanuel , soulenues de 3 bataillons prussiens et.de 5. bouches à fea devait, ain^i qu^ la seconde, fotte de a bataillons,

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