‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 123 sur 129 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

- 5o ch.èvaux , et â obii^iers , sous le général Pillar, s'a^apcer le |ong de la me droke de la Yesle. Le' général Yagûw, avec la 3^ <]ç 6 l>âtailIoas prus-* siens, i5o chevaux et lo bouches a feu, devait attaquer entce les routes d'Epernay et de Soissous.

Les 3 colonnes se rassemblèrent à Copinon^ treuil à trqis heures du matin , et concertèrent si bien leurs opérations que la place fut surprise. Le général Yago^ força la porte de Paris sous la protection de 2 pièces de 1 a , et poursuivît jusques sur la place le faible poste qui l'occupait^ Le général JÇmmanuel éprouva plus de résistance dans le Ëiubourg de Réthel , où le cadre du 5® régiment de voltigeurs l'arrêta quelques minutes à la porte de Gérés; mais son colonel inquiet de la canppnade qui se faisait entendre du côté du faubourg de Soissons, ayant voulu s'y porter, renpontra u^ae colonne ennemie dans la grande rue de.Yes^e , et iat obligé de rétrograder sur la place des Arcades , où il trouva face à face la co- Loune du génér;^! PiJlar, laquelle après avoir forcé la porte de Ghâlons avait remonté par une petite rue qjû longe le pied du rempart , à des^ aein de couper la retraite à tout ce qui était en ville. U allait se faire jour à la baïonnette , lors-^ qu'un gendarme l'avertit que le rendez*vous général de la garnison était à la porte de Mars, où il paryint avec peine. Toute la ville se trouvant

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au pouvoir de l'ennemi , la garnison lin*ée à elle^ même , sans instruction et sans chef, prit le parti de se retirer en longeant la rive droite de la Vesle par Saint-Brice. Elle fut harcelée par un millier de chevaux qui sabra presqu'en entier le détachement de cavalerie ; mais l'infanterie parvint à s'échapper , et fiit recueillie par le général De* france qui accourut aux premiers coups de canon avec, 6 escadrons de gardes d'honneur et de hussards. Nonobstant sa diligence, lorsqu'il arriva près de Reims , les Alliés en étaient déjà maîtres^ et le général Emmanuel avec les dragons de Kiow occupait la hauteur de Neuvillette, dont il fut délogé , à la vérité , .mais non loin de laquelle il tint en échec son adversaire le reste de la jour* née. Le général Gorbineau resta caché dans la ville sans pouvoir donner d'ordres. Le général Lacoste qui commandait environ i ,200 hommes de la levée en masse, moins heureux , fut fait pri*sonnier avec partie de son monde , logé chez les habitans. Les Russes trouvèrent dans la place ^ outre 9 pièces de cano^n , une grande partie do ce qu'ils j avaient laissé. Les pertes de la garnison auraient été plus considérables, sans le dévouement de la garde urbaine qui fÎEicilita son évasion en la soutenant vaillamment dans plu* sieurs quartiers.

: Maître de Reims , on devait croire que lé comte de Saint'Priest chercherait à rétablir au plutôt

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