CHAPITRE* XV
la communication: avec le feld-maréchâï efn se portant vivement sur Béry-au-Bac , surtout lorsqu'il fut informé de l'ëcliec éprouve devant Laon par Napoléon ; mais cette nouvelle lui inspira une ^sécurité qui ne tarda ^pas à lui devenir funeste, il cantonna les Russes en ville , toute Finfanterie prussienne dans les villages à droite et à gauchei de la route de Soissons , se contentant de les faire couvrir par des patrouilles qui devaient pousser jusqu'à Fismes.
Napoléon dont les revers redoublaient l'activité, résolut alors de reprendre à la vue de l'armée victorieuse , une ville dont la possession hii était aussi nécessaire pour rexecution de ses projets .ultérieurs, que pour rallier la division des Àrdennes. En conséquence , le duc de Raguse avec Je 1®' corps de cavalerie^ reçut ordre de se mettre en marche le lendemain , des environs de Fismes sur Reims ; toute la cavalerie de la garde , la division Friant, la brigade Boyer renforcée àa régiment de la Vistule , s'y dirigèrent également de très-grand matin.
Pour assurer la gauche de sa ligne, et ne pas Le duc de laisser Soissons à la merci de l'ennemi, le duc ^h^gé 11 de Trévise resta sous cette place avec la division «""^"'^®**' de vieille garde Ghristiani y et les deux de jeune des généraux Curial et Charpentier, formant .environ 8 mille baïonnettes et 4 mille sabres sous les ordres du comte Belliard, consistant dans les
SOQC.
436 CAMPAGNE DE l8l4»
dragons du général Ronsael, lee^knciers dn comte Pact et une brigade delà dmsiondes escadrons rémlia commandés par le général Curd y.
Le$ instructions de l'Empereur portaient qu'il éclairerait le cours de l'Aisne jusqn^àCompiègney e^ montretait ses troupes sans les engager. Il devait é^hlir dea batteries de gros calibre en amont et en aval de la place ^ faire barricadefr le village de Saint^Paul , l'occuper comme avant-poste , et dans le cas où il serait pressé par des forces trèssupérieures , se retirer dans l'anse de TAisne , la droite et la gauche appuyées à la rivière , le centre derrière Saint-Médard.
Pour donner de l'inquiétude à Tennemi , on lui recommandait de placer une grosse avantf^rde et du canon à Buqj*le-Long, en vue de menacer Yailly par la rive droite , de tenir un offi^ cier de confiance avec un bataillon, et !2 ou 3oo chevaux à Sernioise pour avertir de ses tentatives, et s'exposer à ce qu'il coupât la route de Soissons à Reims.
Combat de Après avoir ainsi réglé les dispositifs de défense ^tTwiteTU-da cours inférieur dé rAi»ae; l'Empereur partit IX'^^***^'*^ pour Reims avec ses escadrons de service.
La eavalerie du i *^ corps fi>rmant Tavant-garde de l'arsèée française , découvrit près de Ronay les avant-postes ennemis qui se replièrent sans tirer wt coup de carabine* Le comte de Saint- Prieat aiiqacl oa avait annoncé l'anéantissement