CHAPITRE Xr
de Râguse, et 3 mille du département de la Marne , à recompléter plusieurs autres du duc de Trérise; mais la marche rapide des événemens ne permit à aucun des deux, mjiréchaux d'utiliser cette levée qui, docile au premier appel, accourut à Reims , et fiit renvoyée faute d'armes , quelques jours après , dans ses foyers.
Des bruits de paix furent répandus dans les camps à dessein de calmer les esprits qui commençaient à s'inquiéter ; mais la publication de deux décrets rendus à Fismes , le 5 mars; le premier relatif aux dispositions de défense et de représailles contre Fennemi , l'autre aux fonctionnaire^ publics et habitans qui empêcheraient le peuple de se défendre , firent comprendre à Farmée que la guerre ne finirait pas sans catastrophe, et qu'elle n'aurait de repos qu'ensev^ie sous les débris du trône dont elle formait runique soutien.
Ces décret^ , monumeas historiqttes (i) , proclamèrent une guerre d'extermination , et firent un devoir à tous les citoyens de l'insurrection
(i) Extrait du premier décret.
Napoléon considérant que les généraux ennemis ont déclaré qu'ils fusilleraient tous les paysans qui prendraient les armes ; décrète :
i** Non-seulement tous les citoyens français sont autorisés à courir aux armes , mais requis de faire sonner le tocsin aussitôt qu'ils entendront le canon de nos troupes s'approcher d'eux , de se rassembler, de fouiller les bois, de couper les ponts , d'intercepter
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contre les autorités qui tenteraient d'y mettre an terme.
Ainsi, malgré Tépuisement de toutes ses ressources. Napoléon n'en paraissait pas moins redoutable aux Allies, et parla nature même des décrets rendus à son quartier-général , cherchait à prolonger cette erreur, en leur montrant sur les derrières une population irritée prête à exterminer les fiiyards et les blessés au prenaier échec.
les routes , et cle tomber sur les flancs et les derrières de Tennemi. a** Tout citoyen français , pris par Tennerai , et qui serait mis à mon sera surtle*champ vengé par la mort en représailles d'un prisoi^nier ennemi , etc.
Extrait du deuxième décret.
Napoléon considérant que les peuples des villes et des campagnes indignés des horreurs que -commettent sur eux les ennemis , et spécialement les Russes et les Cosaques , courent aux armes par un juste sentiment de Thonneur national, pour atré ter les partis de rennemi, enlever ses convois et lui faire le plus de ma! possible; mais que dans plusieurs lieux, ils en ont été détournés par le maire ou par d'autres magistrats ; décrète :
i*^ Tous les maires , fonctionnaires publics ou babitans qui , as lieu d'exciter l'élan patriotique du peuple , le refroidissent en dissuadant les citoyens d'une légitime défense, seront considérés comme traîtres et traités comme tels, etc.
FIN DTT PllEMIER VOLUME.