‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 13 sur 129 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

La confédération suisse voyant le théâtre de i^» neutralité

-^ .^ ^ de la Suisse

la gueiTC se rapprocher de Ses frontières, crai-est violée par gnit d^être entraînée dans une lutte où elle avait tout à perdre. Elle se hàtâ de notifier aux pui& sances belligérantes qu'elle avait adopté la neutralité, et décrété, le 18 novembre, la levée d'un corps de troupes pour la faire respecter. Napoléon déjà fort embarrassé de défendi'e le cours du Rhin avec le peu de troupes qui lui restait , accueillit avec empressement cette déclaration qui le dispensait de garder la frontière la plus faible de l'Empire; mais les alliés ne furent pas d'accord sur le parti à prendre. L'empereur Alexandre , dont les sentimens généreux sont toujours prêts à souscrire aux arrangemens politiques réclamés par l'utilité générale , affectionnant d'ailleurslesSuisses, etdeplus, vivement sollicité d'embrasser leur défense par un de ses généraux ^ ,

originaire du canton de Vaud, était aussi tt*op habile pour ne pas voir le danger de laisser dominer le parti autrichien dans les vallées helvétiques*^ Il accueillit les. députés Reding et Wieland, et leur promit de respecter la neutralité de la Suisse. D'un autre côté, le comte de Mettemich , sur les: rapports de quelques réfugiés qui lui assuraient que l'Autriche avait encore tous ses partisans de 1799, crut utile de profiter de la circonstance pour ressaisir dans les cantons l'influence que son cabinet y avait autrefois exercée. Élevant

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avec adresse des récriminations relatives an pas-* sage accorde sur le pont de Bàle aux troupes fran^ çaises , il représenta tous les avantages qu'offrait aux alliés la possession de ce pont solide , insis* tant sur les dangers de s'engager en France » au moment où le Rhin charriait, sans s'être préala^ blement assuré de ce point de retraite. Ces raisons étaient plausibles. L'empereur •Alexandre consentit k ce qu'on entamât une négociation avec le général Wateville, à Teffet d'obtenir le passage à Bâle , en représailles de celui que la di^ vision Boudet y avait pris dans le mois d'août précédent ; le cordon de neutralité eût été sim-t plement reculé à cinq kilomètres de cetle ville» sans porter d'ailleurs aucune atteinte aux constitutions de la Suisse^ Ces dispositions qui eussent également atteint le but des alliés, sous les rapports stratégiques, en leur laissant la faculté de faire filer leurs troupes par la vallée du Douba ^ur Genève et'lç Vaiais , furent déconcertées par les intrigues de quelques oligarques du canton de Berne^

Privés par la récente constitution du droit exclusif de trafiquer de leurs concitoyens avec les. puissances étrangères , ces patriciens ne rêvaient que le rétablissement de leurs privilèges, et crurent le moment propice pour asservir les Vaudois çt les Argoviens, et leur ravir les droit», politiques doiit ils jfQuissaient depuis doù^e aus.,^

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