‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 14 sur 129 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

à Tombre du pacte fédéral. Un comité secret s'aboucha avec le cabinet et l'état-major autrichiens , fit briller For aux yeux cupides de quelques agéns subalternes , et ajoutant à ces argumens la promesse de lever un corps auxiliaire , fit résoudi'e le passage des armées alliées à travers leur patrie , bien résolus de profiter de leur présence pour revendiquer les anciens droits du canton de Berne sur le Valais et l'Argovie , et pour relever surtout leur fortune au milieu de ces changemetis politiques.

Le 20 décembre, l'envoyé d'Autriche auprès du corps helvétique, remit au landamann une déclaration officielle annonçant que les Souverains alliés ne reconnaîtraient sa neutralité que du jour où il serait indépendant ; qu'ils ne prétendaient s'immiscer en rien dans son gouvernement intérieur, mais qu'ils ne souffriraient point qu'il fut soumis à une influence étrangère.

Le lendemain le passage des Autrichiens com^ mença sans obstacle , et le prince de Schwarzenberg justifia dans une déclaration (1) cette violation d'une neutralité qu'il eût été plus politique ^ peut-être , de respecter.

L'empereur Alexandre était à Carlsruhe, lors-

(1) Voyez le Recueil des Pièces Qffîci<»Ues de ScUœll , tome II ^ page 8.

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qu'on vÎDt lui anuoncer que les Autrichiens pe« pétrâient en Suisse de toutes parts. On assure qu il fut d'autant plus indisposé de cette infractioa aux conventions arrêtées avec le comte de Met^ ternich , qu'il avait fait douner pour ainsi dire par l'archi-duchesse Marie , sa sœur , l'assurance que la neutralité serait respectée. Quoi qu'il ea soit , la mesure était prise , et bientôt il ne fut plus question que de la metti*e à profit sous le^ rapports militaires. Seulement on envoya MM. de Gabo-d'Istrias et deLebzelteiii comme médiateur3 entre les Bernois et leurs ci-^devant sujets; car l'apparition des étrangers en Suisse, avait été pour les premiers le sigual d'une guerre que lesi derniers auraient soutenue avec opiniâtretés

Ainsi le démembrement de l'Empire commença comme son agrandissement illimité par la violation de la neutralité suisse , pour offrir cette grande leçon trop souvent écrite dansThis-^ toire , que la force réelle d'un état réside moins dans l'étendue de son territoire, et la difficulté d'approcher de ses frontières , que dans l'amour des citoyens pour le prince et les vertus com'-^ pagnes du patriotisme, pufc i€^ caœ- Pendant que la diplomatie minait ainsi l'édifice

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iw«. que les armées devaient abattre , un conseil mili-«

taire discutajtt^ le plan d'invasion. Informé qu'il »'y avait pas plus de 80 mille Français orgapiséii

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