‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 16 sur 129 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

lande éï du Haut^Rhin , et qu'on ne pouvait s'éloigner beaucoup de la base d'opérdtioo sur cèf fleuve, devatit un capitaine au8$i ac^if que Na^poléon ; en conséquence , il fut aWêlé que les trois armées du prince de Scbwa^feeiabet'g , du féld^maréchal Blucber et du prince royal de Suède passeraient le Khin^ux points déterminés dans ie premier pr'ojet ; que la préiiiièi^ laisse^ rait dés corps d'observation dêvâtitiid^ places de Besancon et de Genève , la seconde éous Mayence et Strasbourg , et que toutes deux lÊiètt^cberaient concentriquemënt sur Paris et tàcberaiént d'opérer leur jonction sur la Mèuàe ou la MaHie , dans les plaines de la Champôgfië. QUàiit alarmée du, prince vojaI de Suède^ eJlé flit chargée de la conquête de la Hollande et de là Belgique, L'armée autrichienne d'Italie et Fatriiée atlgloespagnole des Pyrénées ^ ne foirent d^nsidérées que comme des armées secondaires , agissant chacune ponr elle-même, sans cherchéft^ à coordonner sa marche avec les deux pretiiièi^és^

Aussitôt les nomlireux bataillons dé îa coali^ tion s'ébranlèrent pour prendre leur ordre de bataille dans la nouvelle ligtie» L'at^mee div prince Emplacement

TOI 1 i» i» • ^'•11 des armée» ai-

de Scnwarzenberg ,' forte d environ i5o mille liées.

hommes, et que grossiront incéss^mttiént lés 6*

et 7® corps allemande, vint cèHI tonner datis le

grand-diicihé de Badeti ^ îë Drisgaw et stii* les

ff ontiéres d^ la Suisse. Ç frayez le Tableau jh° /.)

L'armée deSilésie qui comptait i3o mille com^ battans , non compris les 4** ^t S® corps allemands qui lui sont attachés; s'étendit entre le Necker et la Lahn. ( frayez le Tableau , no IL)

In'armée du Nord n'avait pour le moment que 4o mille combattans qui se placèrent derrière le Bas-Rhin et le long duVaU, depuis Wesel jusqu'à Rotterdam; le reste de ses troupes se trouvait encore employé sur le Bas-Elbe. (^Voye^ le Ta^ bleau, »«///.)

Ainsi vers la mi-décembre, 3ao mille combattans n'attendai^it qu'un signal pour passer le fleuve; ils devaient avoir pour réserves, en première ligne , le reste de l'armée du Nord , les & corps allemands qui étaient en pleine formation , la réserve prussienne de Westphalie, environ 10 mille Hollandais , et un corps de 8 mille Anglais en Belgique, formant au-delà de 180 mille hommes; en deuxième ligne , les réserves autrichiennes qui se réunissaient sur Flnn , et les Russes qui se formaient en Pologne, estimées ensemble à 100 nulle combattans.

Dans ce nombre n'étaient point comprises les armées de Tauenzien ni de Benningsen employées aux blocus et aux sièges des places sur les derrières, s'élevant à près de 100 mille hommes , ni Varmée autrichienne d'Italie forte de 80 miUe> ni celle des Pyrénées qui s'élevait à pareil nombre d'Anglais ,. Espagnols ou Portugais; en

Page 1