CHAPITRE U
sorte que d'après les calculs les plus modérés la coalition n'avait pas moins de 85o mille combattans à mettre en action.
Quoique l'Empereur eût encore 3oo mille hommes sous les armés , il r^e lui en restait pas au-delà de 80 mille , pour tenir tête aux alliés.
Dans le Nord, le i3® corps fort d'environ a5 mille, acculé aux Bouches-de^l'EIbe , sans possibilité de combiner ses opérations avec la garnison de Magdebourg, depuis l'armistice conclu le i5 décembre , entre les Danois et les Russes , était perdu pour la France, puisque tous ses efforts ne pouvaient tendre qu'à occuper un gros corps d'observation. Le retour du 1^' et du 14^ corps, laissés à Dresde sous les ordres du maréchal Saint-Cyr, était incertain; bien qu'en vertu de la convention du 1 1 novembre, ils dussent rentrer en France avec armes et bagages.
Les malheurs de la campagne précédente avaient réduit les armées d'Espagne à moins de 1 00 mille vieux soldats ; elles devaient contenir i5o mille ennemis; et avec le funeste système de laisser des garnisons dans toutes les places, il était aisé de prévoir, qu'en envoyant le plus petit détachement au secours des frontières de l'Est ou du Nord , le midi de la France serait à la merci des armées combinées d'Angleterre , d'Es* pagne et de Portugal.
Forces àé l'empereur' NapoléOB.
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Le vice-roi d'Italie ccMnptait 3o mille Fratiçâii dan&sott armée , mais dèsqu'on était résolu de tenir sur l'Âdige , ce n'était pas le cas de les rappeler.
A ces i5o mille cûmbattaos employés sur des points accessoires, il faut joindre 60 à 70 mille hommes répandus dans les places fortes deTOder et de l'ËIbe , de la Hollande , de l'Allemagne , de la Dalmatie et de l'Italie; d'où Ton voit qu'il n'y avaiib^n ef&t que les débris de la grande armée à opposer à l'invasion. Il est vrai que dans les pre* miers dispoâiti&, l'Empereur avait compté sur le concours des sS mille hommes des i®' et 14^ corps , que la violation de la convention de Dresde acheva de hii enlever, et sur celui de 20 mille Napolitains qui se tournèrent contre lui ; peut* être même se flattait-il , dans tout état de choses , de se renforcer à temps des garnisons laissées au-delà de l'Elbe; c^r il chargea, le 18 novem<« bre, le duc de ^agnse de traiter de leur retour avec le prince de Schvraii^enberg (1}; mais quand
' (i), Le priBcç ûç ^eut^hâtel njiai^da au duc de Raguse dVnvoyer un ofQcifr \ntelligent auprès du prince de i)cl\warzeaberg pour offrir de traiter dé la reddition de Dantzig, Modelin ^ Zamosk , Stettin , Custrki et Ologali , à coiiditit)n que les garnisoift rentre-* raient en Frtmç^ atec arm^s» bagages, tojute Vartillerie française et lear magasin d*habilleinent ; quant aux places de TËlbe^ on ne voit pas que TEmpereur songeât encore à les rendre , car le major-général ne donne au duc aucune instruction à ce sujet.