‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 19 sur 129 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Ini>asion de la Hollande ^ et suites funestes qui en

résultent pour Napoléon*

( Consultez pour les marches la carte de FEmpîre Français ^ dite des ponts et chaussés , et pour les positions les feuilles de Ferraris , nM , U , UI , I V et V. )

XANDis que les Alliés et Napoléon méditaient ainsi les plans d'invasion et de défense 9 un événement , pour ainsi dire imprévu , dérangeait par ses conséquences les combinaisons' de la défensive, et formait en faveur de TolFensive une grande et importante diversion. ?

Nous allons donc exposer , comme une introduction nécessaire au récit de Tinvasien principale, les circonstances et les premières suites de celle de la Hollande.

' Immédiatement après la bataille de Leipzig , et au moment où les armées de Bohême et de Silésie poursuivaient les débris de Tarmée impériale sur le Rbiii , le prince royal de Suède en marchant sur le Weser contre le corps du prince d'Eckmuhl établi sur la Stecknitz, détacha sur sa gauche les corps de Bulovr et de Winzingerode-, qui

5f CAMPAGNE PE 1814,

vinreut cantonner au commenceoieni de novem^ bre dans les environs de Munster et d'Osnabruck« L'approche de ces deux corps sur les frontières de la Hollande j mit les esprits en fermentation. Une proclamation du général Bulow , col- '2'""^^^î^"'** portée par ses agçns jusque& dans Amsterdam ^ exaltant toutes les têtes, y amena le 16 novembre, une insurrection qui fut le signal de la révolte dans plusieurs autres villes-

Le général Molitor qui n'avait pas au-delà de 14 mille hommes de la plus détestable composition, pour garder la 17® division militaire, etlea iles de la Zélande, {F'ajrez le Tableau j ri^ F^y ne crut pas être en éut de CQnjvirer l'orage^

d7*Tive*°de8 ^P^^^ avoir jeté garnison dans JSa^i'den, Brid, Fiiinçaiç, Uelvoët-sluy s , au Texel , dan$ l'ila 4« Goiée , et au fort de Halweg , il 9e retira avec euTtron 5 mille hommel à Utrecht, couaervant Amersfort comiqe avant-poste- De sou coté , le duc de Tarente qui y comme noiis l'avons dit au chapitre précédent , gar4ait le. Bas-Rhin jusqu'à l'Yssel , se voyant incessamment menacé sur Ston extrême gauche , port^ la division Amey foriez d'environ 2rO00 baîonn^tQ$, 4 ï>event!^r, où raunie aux doua£|\ei^% el; è li^ gendarmerie qu y avait: rassem^ blés le général Lauberdière , el W. forma le seul corps qu'o» put opposer sur l'Yssel aux premiers pas des ennemis, dont le» avant-postes obsecvai^t déjà Doçsburg ^ Bathmen > et Zwoli

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