CHAPITRE II
Cependant les. généraux Bulow et Winzîngerode sans instructions précises de. leur général en chef, demeuraient simples spectateurs de là révolution qu'ils avaient précipitée, lorsque les députés de la ville d'Amsterdam vinrent les sup* plier de prendre possession d'un pays qui s'é* chappait des mains des Français.
Sur cette invitation, l'avant^garde de Winzin- L*ennemi forgerode forte de 1200 £smtasslns et 3400 chevaux de rYssei. aux ordres du général Benkendorf , força le passage de l'Yssel à Zwoll qui était mal gardé , et entre Deventer et Zutphen. Ce général avec l'infenterie et quelque cavalerie , se porta du premier de ces points à Harderwick où il s'embarqua sur de petits bàtin^ens préparés par les Hollandais, et après avoir échappé aux croisières de l'escadre du Texel dans le Zuyderzée y il aborda heureusement le 23 novembre à Amsterdam. La présence de ces troupes dans la capitale de la Hollande, imprima un caractèi^e tout-à-fait na* tional à Tinsurrection. Le gouvernement provisoire en profita pour proclamer de suite Findépendance des Provinces-*Unies , et rappeler d'An^ gleterre , le prince d'Orange que les malheurs de la campagne de 1794 9 en avaient tenu exilé depuis vingt ans.
, Le général Stall avec le gros de la cavalerie se dirigea sur Âmersfort, dont il chassa les avantpoates français après une légère escarmouche.
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Quoique certain de marcher à uoe conquête aisée , le général Bulow après avoir détaché la brigade Borstell pour former Je blocus de Wesel ^ s'avançait avec lenteur surl'Yssel, où son avantgarde enleva ]è 2^ et le ^4 ^^^ fiûbles postes fraiH çais qui gardaient Dœshurg et Zutphen.
Ces petits succès ayant enhardi le général Op* pén , il espéra emporter Arnheim sans coup férir , mai^ sa tentative échoua complètement le 38.
Le général Bulow auquel il grossit la division Charpentier qui ne comptait pas 3ooo baïonnet* tes , crut devoir faire concourir toutes ses troupes à ce coup de main. Le 29, les brigades Thnmen et RrafTt, soutenues de tous les dragons, attaque-^ rent sur 5 colonnes le camp retranché en avant de cette place , défendu par la brigade Sainte* Marie. Nonobstant la disproportion des den^ partis f et peut-être la disposition fautive des for^ ces françaises, le premier effort des Prussiens fut contenu ; mais le second ayant été protégé par le feu de 60 pièces de canon , les retranchemens furent emportés, et une partie de leurs défen* seurs obligés de se retirer par le pont derrière le Rhin où l'artillerie continua à les écraser; l'autre se réfugia dans la ville qui fut escaladée » et dans Tintérieur de laquelle on se battit avec acharnement. La victoire était encore douteuse , lorsque la chute dû général Charpentier griève-» ment blessé ^ la décida en faveur des Prussiens*
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Alors tout se^ précipita $nr le pont que Ton n'eut pas le temps de brûler, abandonnant la pièces de canon et 5 à 609 pritonniers à Tennemi. La cavalerie poursuivit les fuyards jusqu'au - delà d'EIst, où. elle 6it arrêtée parla brigade Bigarré accourue un peu tard à leur secours.
Maître de ce point important , le général Bulow vin); border la rive droite du bras du Rhin qui se dirige sur lUrecht où il. établit son quartier-général le 2 décembre.
Le général Molitor ainsi pressé sur son âanc droit par les Prussiens, et menacé sur son front par les Russes , qu'il s'attendait à voir déboucher d'Amsterdam en forcea, évacua Utrecht, Te-^^*^^^~* passa le Leck et le Wabl , et alla prendre possession de Gorcunx et des passages du Wahl , depuis Whamel jusqu'au fort de Loevenstein.
Ce mouvement rétrograde fut suivi jusqu'à "Wianen et Wyck par le général Stall, lequel après avoir été remplacé par Tavant-garde du corps prussien , se pOrta sur Rotterdam pour y préparer des moyens de passage au général Benkendorf qui ne tarda pas à le suivre.
Dès-lors toute la ligne du Leck , d' Arnheim à Rotterdam était tombée , et l'ennemi n'avait plus que le Wahl à franchir pour entrer en Brabant ; A la première nouvelle de ces événemens , ^ comte dc-
i,i-i 1 10 1 ^ caen , nommé
1 empereur ordonna le 00 novembre au comte générai de
•rv J 1 \ ^ • Tarmée de
Decaen de se rendre à Gorcum pour y organiser Hoiiande.
58 CAMPAGNE DE l8l49
un noyau d'armée avec les troupes des 1 7^ et 3 1 *^ divisions territoriales, commandées par les généraux Molitor et Ambert, et avec les gardes nationales de Tarrondissement maritime d'An^ vers , aux ordres du sénateur comte Rampon* Ce noyau devait être incessamment renforcé par le 1®' corps bis de la grande armée , que le duc de Plaisance réunissait à Anvers , et qu'on espérait porter à 16 mille hommes , non compris une division de jeune garde qui reçut ordre d'aller former réserve à Bruxelles.
La tâche imposée au général Decaen consistait à mettre en état de défense les îles de Woom » de Gorée et d'Overflack ; Briel , Helvoët-sluys et Wilhelmstadt ; à s'assurer pour les retours offensifs de la double tête de pont du Leck , formée par les ouvrages de Schoon-howen et Niewport ; en£bi à se tenir en garde contre les débarquemens que les Anglais voudraient exécuter sur les côtes des bouches de la Meuse , et à combiner ses opérations avec le duc de Taî*ente, qu'on supposait encore contre toute vraisemblance > intact sur l'Yssel.
situjttioa des i Cette tâchc , sî facilc en apparence , entraînait
affaires en ^ i«i"^ Jl'
Hoiiandedans avcc cUe uuc graudc responsabilité : un dévoue-
jours^dr"dé- ment et une activité sans bornes ne suffisaient
çembre. ^^^ ^Quv la bicu remplir, car il n'y avait ni les
ressources matérielles , uî les troupes, ni le tempa
nécessaires pour arrêter une mesure efficace , ou