‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 23 sur 129 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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tes et 36oo sabres , couvrait seul la labgue éten* due de Bâle à Strasbourg; encore devait-il com^pléter les garnisons de Strasbourg , Schlestadt, Brisach et Huningue.

Cette poignée d'hommes , bien que la naturef du terrain fût d'ailleurs favorable à la défense f n'étaient guères capables d'arrêter ]es alliés un seul jour, aussi s'avancèrent-ils sans obstacles* Le généralissime décida : que le comte de Bubna avec sa division se porterait sur Genève et s^emparerait de cette place; que les corps du prince de Hesse-Homboiirg, du comte de Colloredo, du prince Louis de Liechtenstein et du'comte Giulay feraient une conversion à droite, dont le dernier formerait le pivot ; que pour assurer la base d'opérations , le comte de Wrède chercherait à réduire promptement Huningue; et qu'enfin le prince royal de Wurtemberg passerait le Rhin pour s'établir du a au 3 janvier à Béfort.

On sentira facilement qu'il serait impossible de décrire avec clarté les mouvemens de tant de Corps, sur des directions divergentes , si l'on voulait les présenter sous un seul point de vue. 11 est donc nécessaire pour l'intelligence des faits de séparer la marche de la grande armée de la manière suivante :

1^ Le mouvement du comte de Bubna^ jusqu'à nirectiont

1 ' • 1 r-« \ suivies par la

la pme de Genève; gr«.d.«mé..

a" Ceux des corps du prince de Hesse-Hom-

86 tAMl^Abl^E DE i8l4,

bourg, cîu cbmle Colloredo , du prince Louis dd Liechtenstein , des Comtes Giulay et Bianchi | jusqu'à la prise de Langres ;

3° Le mouvement du comte de Wi'ède et du prince rôyial de Wurtembet'g , jusqu'à leur amv^e en ligue avec les précédens, et le passage du Rhin pal^ le comte de Wiugenstein;

4° Les opérations du comte de Giulay, du prince royal de Wurtemberg et du comte de Wrède, jusqu'au 26 janvier;

5® Enfin les mouvemens des comtes de Wittgenstein et Barclay deTolJy , jusqu'à leur arrivée à la hauteur des armées.

Marrb« rîu Lg comte dc Bubua^ arrivé le ^5 décembre à

comte (le Hub-

RasurOeuèveFribourg, coutiuua son mouvement par Lau-^ sanne et amva le 3o devant Genève. La place ^ qubique désarmée et avec une très-faible garni* son , était cependant à l'abri d'un coup de main; mais le général Jordy , son commandant 5 vieillard malade et plus que sexagénaire, se trouvait hors d'état d'ordonûer les mesures vigoureuses que réclamait la circonstance. D'un autre côté le général d'artillerie Montfort , n'ayant rien Osé prendre sur lui, et le préfet ayant quitté la place à l'approche de l'ennemi ^ la premièi*e sommation bouleversa tous les esprits; Regardée par la. bourgeoisie comme Tavant-coureur du recouvrement de ses droits, la société économie

CÉAPftRfe ttl. et

t{u0(r)âgh tellement sur le fcomîte de défense dans l'intérêt de la ville , que ce dernier aprèà iavoir fait d abord Une réponse hégatite au général Bubtia j lui envoya quelques heures ensuite des députés pbur le prier de recevoir* la J)lace à composition. La propôsitioil était tt*bp avantageuse pour éprouver un refus. La garnison eut là faculté de se retirer sur Rumilly où elle prit position ; son évacuation fiit si précipitée , qu'elM laissa un matériel d'artillerie considérable dan^ la place.

Lés opérations ultérieures du côihté dé Bùbna, Qjant été indépendantes de la grande armée alliée, seront traitées au chapitre XXI , qui lui est particulièremefnt consacré ainsi qu'au duc dé Castiglione, qu'il eut en tête lé reste de la campagne.

Lorsque l'Empereur fut informé dé la perte dé Genève, il déversa toute sdn indignation sur lé préfet ^ et prononça sa suspension et son renvoi devant un conseil d'enquête ^ s'étayant de motifs qui i aux termes des lois et règlemens , sont toutà-fait étrangers à Tautorité civile , puisque dans.

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(i) Lié. société économiquci Composée des aDcienâ magistrats ou membres du gouyemementde Genève, était une espèce d'administratioo indépendante de Fautorité municipale, que rEmpereur avait Ipissé subsister, pour gérer les biens et liquider les dettes de l'an-«' QÎenae république , qui se ;^oay« ainsi aroir un gouyemement tout formé pour réyénement;

8l CAMPAGNE OB l8l4f

l'état de guerre , la garde nationale passe sont

les ordres du commandant d'armes , que Fétat de

siège investit de tous les pouvoirs civils (i).

t^^deïci- ^® corps du prince de Hesse-Hombourg se

••.uombourg porta de Berne sur Neuchâtel, Montbazon et

stir Dijon. ^ , ,

Dijon , ne rencontra aucun obstacle , et s'établit le 19 janvier dans cette dernière ville. Le générai Devaux Tavait évacuée à son approche, emmepant avec lui la compi^ie départementale, et environ 600 hommes des dépôts stationnés dans la 1 8® division militaire.

ïJmte^coUo- Le corps du comte 'de GoUoredo suivi de la rodo surLan- divisiou légère du pnnce Maurice Liechtenstein ,. se porta de Berne à NeuchÀtel , où il se divisa en deux colonnes de deux divisions chacune. Celle de gauche composée des divisions Wimpfen et Maurice Liechtenstein marcha par Salins et Dôle fur Auxonne (3), dont la première forma l'investissement , pendant que celle du prince se portait sur Dijon et Ghâtillon - sur - Seine* La colonne de droite aux ordres du comte GoUo^

conservation des places de guerre. Lisez encore Farticle 99 , chapilr« ^^ k* arlic&c» loi et toi ^ ehmptre 4.^ 4I11 ^i«fet itupétinl dU a4 d^oetolltpr iSi> t , sur kl torvice 4tft éfataMMi}«r» d» plMe,

(9> I?i««o iflOléAturlft Stènti fort 4^hgnê»àè^im fiK>iMlléve,âl>iii* donnée dtfwiâ kMlg^4ea|», M «à k ffêoénA Ltgnuid M rMiM dprèt JWfoirUiktéiimtilinneBft dr délendrc 1m poiittf «b l»S«*as *r«c léâ fonds de dépôt§ des 35*^ et 70* de ligne.

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