‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 24 sur 129 · CHAPITRE nu · texte numérisé non relu

CHAPITRE nu

reào , se dîngea par Beautie et Motubâzon stu* Vesoul , et de là sUrLangres.

Le corp^ du prince Louis de Liechtenstein se inreitiMeportapar Neuchâtel, Poutarlier et Omans surll^l^n/ Besançon , qu'il investit le 6 jantîer.

Le corps du comté dé Gîulay se porta d'Ar- Marche a» berg sur Montbeliard , y entra le 3 janvier, etsurvesoid. continua sa niarche sur Vesoul oà il ramassa le 7 quelques prisonniers. Le général tiianchi qûî avait investi fiéfort pendant quelques jours , le. rejoignit et passa sous ses ordres. Jusqu^ici la grande armée n'avait rencontré d'obstacles que dans les garnisons d'Huniugue , Béfort , Besançon et Auxonne, qui bien qu'incomplètes, ne laisse^ rent pas de jeter quelqu'emban'as dans les mouyemens de ses colonnes.

Napoléon se berçant toujours de l'espoir de Le duc <i« créer à temps une troisième armée, s'en tenait porte de n*-

son premier plan de campagne , et jusqu au 5 gres. janvier ne changea la direction d'aucun des renforts en marche (i). Seulement à la nouvelle, du passage du Rhin par l'ennemi à Bâie , ilprescrivit au duc de Trévise arrivé le 2^ décembre à Namur , de se rendre sm^*le-champ à Reims , avec les deux divisions de vieffle garde , afin d'être en mesure de pouvoir les feîre manoeuvrer à vo-

■ ^1 ■■ Il »1 iiW

(1} Voyez le Tableau d'emplacement et de moavement , -n^ VI^ mis sous se» yeux, à cette épo^[tre, par le prince majôr-général.

lonté sur les routes de Bàle , ou Metz ^ et de coU' vrir ainsi l& capitale sur ces deux directions^

Ce petit corps de troupes était donc le seul que la gauche de la grande armée allait probable* ment rencontrer; en effet, à peine fut-il arrivé à Reims, que l'Empereur lui donna Tordre de se porter, à marches forcées, sur Langres, où la cavalerie du général Laferrière-Levéque entra le lo, deux jours avant la division Priant. Après avoir séjourné à Yesoul jusqu'au 8 janvier , le comte de Giulay reprit son mouvement en 2 colonnes sur Langres , poussant devant lui des avant-gardes aux ordres du colonel Thurn et du général Hecht. Le 1 3 janvier, le premier qui suivait la route de Gray , donna sur la cavalerie, de la garde française devant Chassigny , et la força à rentrer dans Longeau. Le général Hecht qui marchait sur la route de Pont-sur-Saône, rencontra les avant-postes à Fay-Billot, et les ramena jusqu'à la Griffonotte. Trop faible pour rien entreprendre contre Langres , il prit position à Chàtenay et Montlandon , eu attendant le gros de son corps.

Le duc de Trévise auquel il importait de savoir s'il n'avait en présence que des avant-gardes, ou s'il était menacé par un corps entier, ordonna pour la nuit une reconnaissance sur les villages de Chàtenay et de Montlandon. Tous deux furent emportés , et les postes qui les gardaient obligés

Page 1