‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 37 sur 129 · CHAPITRE VI. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. l

Mais les événeméns se presseut et réclament U présence de l'Empereut à Farinée; c'est de lui $eul qu'elle peut r-eçevoir une impulsion nou-r velle après tant de ^evers« Les maréchaux ont perdu sur les troUpes l'ascendant de leur renommée, et ne sauraient le suppléer dans cette cir** «[îQtist^nce Critique; ils l'attendent avec impa-tienoe , persuadés d'ailleurs ,, d'après les bruit» publics et les conimunications officielles , qu'il sera suivi p^r des réservée^ de conscrits capables de recompléter les (iadre^ ruinés de leurs petits corps d'arjiQtée. Yatn e$poir ! ces renforts si van* tés, si solennellement promis, n'existent. nulle part* A peine F^apCiléon est-il précédé ^ur la route de Châlons par 5 mille conscrits revêtus depuif huit jours de Tuniformede la garde i et i,5(30 ca? valiers ^récemment montée»

Toutefois soi% départ de la capitale est fixé au ^^«°^ ^«,^*-

* * poleon a la

s5 janvier. Vn sénatus-consulte a conféré la ré* gard« pari^ geuce à rimpératriçft comme. dans la précédente campagne I et U se di^ose à prendre congé de la gaj*de. parisienne. Ce ne sont plus néanmoins ces adieux fa$tu($ux faits à dessein de recueillir les hommages d'une foule servile et empressée , lorsqu'à la veille de rejoindre $es formidables légions , il méditait la conquête de Vienne , Beriin ou Mar drid. Napoléon dépouillant son orgueil , prend un ton conforme à sa fortune ^ et recomn^ande avec chaleur et dignité, Marie-Louise et son fils au

sienne.

l5o CÀHPÀQNE DE l8l4»

corps d'officiers de cette garde. Cette scène d'un genre nouveau , touche les coeurs sans les pénétrer, et rimpératrice recevant de tous le serment de fidélité , put croire dans les premiers moinens de cette émotion , que- la nation chérissait en* core son époux.

ArriTée de Après dvoir ainsi disposé les esprits et arrêté à chS^. toutes ses mesures, l'Empereur partit le ^5 pour Ghàlons, où il avait été précédé par 1,700 chevaux de la garde , aux ordres du général Lefebvre- Desnoëttes , le i ^"^ régiment de chevau « légers polonais venu de Reims, la 2^ division de tirailleurs, deux batteries à pied. et deux k cheval.

A son arrivée dans cette ville, il trouva ainsi qu'on l'a vu plus haut , les squelettes des corps du prince de la Moskowa et des duc^ de Raguse et de Bellune groupés en avant de Vitry ; à sa gauche , le duc de Tarente en marche de IVamur sur Verdun ; à sa droite , te duc de Trévise en position à Vandœuvres; enfin sur son extrême droite , le général Alix à Auxerre aiVec environ 2,5oo homiàes provenant des dépôts de la 18^ di* vision militaire; le tout formant à-peu-près-yo mille combattans { F^ùyez le Tableau^ rt° J^IIL)

Au même moment, l'armée de Silésie disséminée devant lui , avait le corps du général AIsusiew à Dammartin, celui de Sacken à Gifiremont, la division Landskoy^à Saint-Dizier attendant le corps du général Yorck pré t. à pasjser la Meuse à

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