CHAPITRE VI. l
troupes , c'est que Napoléon sans s'amuser à disputer un bout de frontière , réupiss^it . tous ses moyens au centre de l'Empire, pour écraser plus sûrement sçs em^emis. Partant de cette hy^ pothèse , il$ mesuraient avec inquiétude la profondeur de leur^ lignes d'opérations, l'ploigne^ ment des magasipis , J^ djiliGuUe de renouvôle^les approvisionnemens , de ^e procurer des munitions, afu cas que 200 mille Français, résolus de s'enterrer sous les décombres de Paris , y com* battissent,seulement t;rois jours comJ^eà Leip2ig : pour acjbçyer enÇn le tableau , il^ montraient sur les derrières la Suisse tout en. feu* EJ^ranlés par çç^ considérations puissante^, les deux .Empereurs étaient prêts à arrêter leiurs; armées au .revei:s des chaînes du J^rii^n , des Y^isge^ et du Hund^ritcli, en atteqd^^t l'issue du congrès qtd allait s'ouvrir à Cb^ûU^Pi lorsqu'un iùçidfiqt releva, tou^ià-coup leur wurage ,, et les d^^t^F^îua à .marcJUçr sinon à Péjtj^., .4v ûipins jusqu'à Trpyes. L'^e^-directeur helvétique Labarpe, instituteur de l'empereur Alexa^^-e^ $e reudant de Paris e» Suisse * fwt, arrêté prè^ 4e Bar aux avant-pOstes autrichiens. Il se réclame de .spn élève, auprès duquel il est conduit. On ignore le sujet de leur entretien, mats l'es-direçteur, quel<îues becrea aprèsrdit bautement^d^nsles salons de l'Empe^r reur ; Que la chute de Napoléon n'était pas éloignée j pwstjfue la majorité du sénat et du corps
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légisktûf n^attendaieiti qu'une occasion pour se déclarer contre liiL Ce propos et vingt aatres particularités de cette espèce, la nature des liai* sons (ju'on lui connaissait dans la capitale, Tépo*que de son départ, toutes ces circonstances réu« nies , firent conjecturer que son voyage en Suisse ne fut qu'un prétexte pour faire , en dépit de Ift police, d'importantes communications de'k part d'un grand personnage aux Souverains àffiés. Que ce soit au reste par accident, ou par mission secrète que cette circonstance ait été connue, 3 n'en est pas moins vrai qu'elle raffermit les deux Empereurs , et donna une nouvelle activité aux opérations. Les ordres furent expédiés pour concentrer la grande armée sur l'Aube , d'où elle devait se porter simultanément sur Troyes avec celle de Silésie. Ainsi par l'effet de cette résolution inopinée , Napoléon ^ui croyait rencontrer seulement des têtes de colonne , allait donner sur des masses , s'il ne découvrait à temps les im'portans changemens qui ne tarderaient pas à s'opérer daps la position des ariààées alliées, i
Après avoir arrêté toutes ses mesui*es dans la journée du 26, il fixa l'attaque au iendiemain matin.
Combat de La cavalerie du comte Milhaud se mit en mousaiut Dizicr. ^^^lent sur Saint-Dizier , où le général Landskoy était dans la plus grande sécurité. La cavalerie française surprit la sienne dans ses bivouacs. La
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àivision Duhesme qui la suivait de trèâ'^près , at^ ' teiguit son infanterie à Saint-Dizier et lui enleva quelques prisonniers* L'Empereur entra dans la ville avant 9 heures, aux acclamations des habi* tan s 9 et fit poursuivre Tennemi dans les directions de Joinville et d'Ëclaron; les ducs de Raguse et de Bellune, ainsi que les 3 divisions de jeune garde, prirent position en avant de Saint-Dizier avec les i^^ et 5® corps de cavalerie.
Le général Dufour , avec la réserve de Paris qui avait remonté à Briénne le 2^4 janvier , après avoir inutilement tenté , faute de temps et de sapeurs , de rompre le pont de Lesmont , s'était re*^ tiré le a5 à Arcis d'où il se porta à Vitry le 27.
La division Ricard gagnait Yitry par la traverse d'Elize et Bassué ; la division Brajer , de l'armée du duc de Tarente , qui devait la remplacer, marchait sur Autry. Le quartier-général du maréchal se trouvait toujours à Mézières.
Le duc de Trévise quittait ses positions entre Vandceuvres et Magny-le-Fouchar pour s'établir à Troyes.
Le 2S janvier , l'Empereur laissant à Saint-Di- uarmée se zier le duc de Raguse et le 1*' corps de cavalerie, Monriér«T mit l'armée en mouvement sur Montiérender par ^^' Vassy. Le duc de Bellune , précédé de la cavalerie du comte Milhaud , suivit la route de Joinville ji^squ'à Ragecourt où il prit la traverse, de Vassy. La cavalerie etrJm&nterie de la. garde suivirent
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la rouie dire<ste de Saint-Dizier à Yassy ^à gauche de la forêt Duval.
Les divisions Dnfour et Ricard, aoas lea ordres du général Gérard, partirent de Yitiy pour flan^ quer la droite de l'armée.
Le quartier impérial fijt placé le soir à Montiérenden Les troupes birouaquèrent à droite et à gauche de ce bourg. L'artillerie eut beaucoup de peine à se tirer de la traverse de Ragecourt qui passe dans des terres molières , qu'une pluie con^ tinuelle avait encore rendues plus difficiles pour les charrois.
La division Ricard prit position à Chalrou , la division Dufourà Braux^-le-Comte; la cavalerie da général Piquet qui marchait avec elles, avait l'ordre de pousser le soir même jusqu'à Montié-* render; elle ne l'exécuta que le lendemain au jour.
De son côté le duc de Raguse , après avoir en« voyé de Saint-Dizier des reconnaissances sur Bar et Ligny , se mit en marche vers 4 heures dit soir avec la grosse cavalerie du i*' corps et 1,200 hommes d'infanterie pour se porter k Vassy. Le général Lagrange avec le reste de sa division et la cavalerie légère , resta à Saint^-Dieier pour couvrir les derrières de Tarmée.
LyméedeSi- Cependant, le feld - maréchal Blucher avait
lene se con- i ,
centre à Bri- réuui à Bricune , le 27 au matm , les corps d^ Sacken et d'Alsusiew, avec lesquels il se prépa^
eaue
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raît à se porter sur Arcis , lorsqu^il fut informé que le général Landskoy délogé de Saini-Dizier par 1 ayant-garde de Farmée française , se retirait par Doulerent et Soulaines aur Brienne. Celte noiH velle dérangea tous ses projets. Il n'était pas assez fort pour aller à là rencontre de TEmpereur, el moins encore pour continuer son mourément sur Ârcis en le laissant sur ses derriàres. Il résolut donc de s'arrêter à Brienne , tant pour recueillir la diyision Landskoy el rappeler ses détàchemens de cavalerie poussés sur Trojes et Ârcis , <jue pour observer la marche ultérietve des Français. U donna connaissance de sa situation au prince royal de Wurtemberg et au comte Giulay qui se trouvaient aux environs de Bar-sur-Aube , et les engagea à s'avancer jusqu'à Maison pour être à portée de le soutenir.
Le feld-maréchal ne tarda pas à recueillir le fruit de cette sage mesure ^ car le ^28 , il iut renforcé par le corps du comte de Wiltgenstein , dont ^s têtes de colonnes débouchèrent à Joinville. Rassuré par l'arrivée de ce renfort et par la proximité des autres corps de la grande armée, il revint à son projet de se porter en avant , et prescrivit au baron Sacken de passer l'Aube à Lesmont.
L'Empereur , de Montiérender , avait envoyé LTmpcr«ir dans toutes les directions des reconnaissances ^ô^utA" qui rentrèrent sans avoir rien rencontré. Cette
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circonstance coïncidapt ayec les assorimces que les habitans donnaient du passage récent d'une armée ennemie à Joinville, se dirigeant par Dou^ lèvent sur Troyes , il en conclut qu'elle avait passé TAube à Lesmont. Mais attendu que le général Dufour devait en avoir détruit le pont, il es« tima que l'ennemi avait perdu du temps à sa reconstruction, et dans l'espoir d'atteindre son ar« rière-garde et de l'entamer, il marqua pour le lendemain la direction de l'armée sur ce point.
Elle se mit en marche aiî point du jour sur ]a route de Brienne , en une seule colonne , la cavalerie en tête , l'infanterie de la garde en queue< L'ordre avait été expédié dans la nuit au duc de Trévise de se rapprocher de l'armée; malheureusement l'officier d'état-major qui en était porteur fut pris, et le contenu de ses dépêches fit connaître au maréchal prussien le danger dans lequel il allait se jeter. 11 s'empressa de rappeler de Lesmont le général Sacken qui réparait le pont , et à faire couvrir son mouvement Rétrograde par la cavalerie du comte de Wittgensteia sous le comte de Pahlen.
rnlTe^St^ml" ^^ ^^^ ^^^^ ' ^^ princc dc Schv^arzenberg innœuvre pour formé dc l'arrivéc de Napoléon à Montiérender ,
soutenir celle ^
de suésie. ordonna au comte de Wrède , qui était en marche de Chaumont à Bar-sur-Aube , de se porter sur Joinville pour se réunir au comte Wittgenstein et être à même de s'opposer à l'Empereur, s'il