‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 42 sur 129 · CHAPITRE VI. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. i

pereur débouchaztt vers 3 heures du bois de Va- Jentigny avecson escorte, fut assailli sur le chemin deMaizières par une colonne de cavalerie qui lui donna la chasse et Tentpris infailliblement, si une brigade de la division Meunier n'eût arrêté sa poursuite. Le feld-maréchalBlucher faillit être enlevé avec tout son état-major dans le château de Brienne, quand les Français s'en emparèi^ent.

Ce combat qui n'eut pas les suites que l'Empereur s'en promettait, plaça son armée dans une situation critique. On ignorait le parti auquel s'arrêterait le feld-maréchal prussien; si recevant des renforts dans la nuit, son intention eut été de recommencer le combat le lendemain , il eut fallu vaincre ou mourir , car l'armée n'avait , en cas d'échec, pour opérer sa retraite, que des chemins de traverse entièrement défoncés et rendus impraticables par le dégel. C'était une im^ prudence d'avoir attaqué si vivement l'ennemi , ne le trouvant pas engagé , comme on l'avait d'abord pensé f dans un passage de rivière. Tout le monde s'inquiétait au quartier impérial, lorsqu'au jour on vint annoncer que les Russes s'étaient retirés. Cette nouvelle causa une agréable surprise à Napoléon qui attribua leur retraite à la crainte d'être forcés à un nouveau combat^ et donna l'ordre de se mettre sur4e«champ à leur poursuite.

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L'Empereur j^c conite Grouchv et le duc de Bellune s e-

^^ur^iuit 1 ar« /

^tedesuésie. branlèrent vers 9 heures de Brienue. Leur avants garde fut arrêtée un peu plus loin que l'embranchement du chemin deDoulevent sur la chaussée de Bar , par le feu d'une batterie. U faisait un brouillard si épais, qu'on ne distin^ait rien à 100 pas, ce qui ralentit singulièrement la marche. Vers 1 1 heures le brouillard se dissipant, on dé* couvrit la cavalerie des comtes de Pahlen et Wassiltschikow dans la plaine de Dienville. Il fallut dès-lors manœuvrer; le reste de la journée ^e passa de part et d'autre en évolutions dont les intervalles furent marqués par de fortes canonnades. A nuit tombante, larmée française prit position à la Rothière , en face de Fennemi.

Les divisions Dufour et Ricard continuant le 29 , à flanquer la droite de l'armée , ne prirent aucune part au combat de Brienne , et couché* rent , la première à Maizières , la seconde à Margerie. Le lendemain elles se réunirent à Ronay avec la cavalerie du général Piquet , sous les ordres du général Gérard , qui les conduisit à Dienville, où elles prirent position pour former la droite de l'armée et garder le pont de l'Aube.

La division Defrance fui envoyée à Lesmont ^ passage important , dont l'Empereur ordonna de }*établir le pont sur-le-champ.

L^ duc de Raguse , avec la division Lagrange

ues.

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et le 1^' corps de cavalerie , s'était mis en marche de Saint-IHzier pour- rejoindre l'armée le 39 ^ et couchait le 3o à Vassy.

Le feld-maréchal Blueher, ico^vert par sa ca-^V*^ ^

' ... Suesie se eo0-

valeriedout l'avant-^rde observait DieûvUle etcentwàTr la Rothière^ prit avec les corps de Sackeu et d'Alsusiew, position àXraanes, ^ l'extrémité de la plaine de Brienne!, poio^t d'où il pouvait gagner par Dolancourt la route de Troy es , ou être soutenu par le comte Giulay qui se trouvait à Bar^ et par le prince de Wurtemberg qui campait à Maisons.

Le même jour, le comte de Wrède couchait entre Mussey et Joinville , prêt à se joindi^e au comte Wittgenstein qui occupait cette dernière ville. La tête des gardes et réserves arrivait à Colombé-les-deux-Ëglises, et le comte CoUoredo s'avançait de Château-Vilain sur Bar; enfin à l'extréme droite de tous ces corps , celui du général YorcL marchant en deux colonnes par Stainville et Saudrupt, arrivait à Saint-Dizier.

Le moment approchait où toutes les masses alliées allaient se concentrer , et l'Empereur avec sa faible armée , sur le point d'être enveloppé , voyait s'évanouir l'espoir de manœuvrer contre une des deux armées isolées. Sa position était grave ; un mouvement rapide et concentrique de toutes les forces ennemies pouvait la rendre désastreuse. Pour comble de malheur, il n'avait

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que des données inexactes de leur emplacement , et cette ignorance le retint en présence de Farmée de Silésie , quand il aurait fallu se décider à une prompte retraite pour se réunir à Troyes au duc de Trévise , et attendre , concentré sous cette Tille , que le généralissime prononçant un mouvement offensif, lui donnât l'occasion de tenter la fortune à chances moins inégales»

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